[Bikini Machine] voodoo à la Boule Noire
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La Boule Noire
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Grand froid, toujours pas de RER, un métro bondé, autant d’explications à une arrivée plutôt tardive à la Boule Noire, qui est loin d’afficher complet et ne dépassera pas la demi-jauge, en comptant les invités, nombreux semble-t-il ce soir…
- Date : 16.12.09
- Adresse : 118 Boulevard Rochechouart 75018 PARIS
- Téléphone : 01.49.25.81.75
- Web : www.laboule-noire.fr
Rubin Steiner (www.myspace.com/rubinsteiner)
Pour être franc, dès que j’entre dans la Boule Noire j’espère que la première partie va bientôt s’achever, car je me rends compte en 2 dixièmes de seconde que le genre de « Electronique / Electrique / Électroacoustique » que nous propose Rubin Steiner, seul derrière ses machines, est quasiment à l’opposé de mes critères d’appréciation de la musique : beaucoup trop de bidouillages, un son résolument électro (qui fait bien danser les spectateurs et surtout spectatrices placées devant la scène), un ensemble qui me semble bien plus adapté à une discothèque qu’à une salle de concert… En cherchant bien, on peut deviner une légère influence Young Marble Giants sur un titre, et on croit reconnaître certains samples, mais globalement je m’ennuie ferme, tout en appréciant la dédicace finale aux snobinards de Air « qui n’imaginent pas qu’il puisse se passer des choses en dehors de Paris, Tours étant desservi par le TGV » (ai-je déformé le sens de la remarque ?)…
Bikini Machine (www.myspace.com/bikinimachine)
Je suis en fait assez étonné en m’apercevant que le groupe dansant devant la scène en première partie constitue la vraie fan-base des Bikini Machine, le « Rock / Electrique / Autre » des Rennais me semblant assez éloigné d’une électro dansante… Le maigre public s’est rassemblé dans la première partie de la salle, et va réagir avec ferveur à la musique du quintet, qui démarre assez timidement à mon goût, les titres étant assez proprement exécutés mais manquant quelque peu de folie… Dès que le chanteur passe à la batterie, pendant que le batteur passe à la guitare et au chant (on verra également le batteur prendre la basse pendant que le bassiste prendra une guitare et le chant, le clavier passera également au chant, le chanteur titulaire gèrera également sa partie d’orgues… groupe multiforme, cela doit s’appeler !), le rythme s’accélère, la musique devient plus énergique et plus entrainante, avec une bonne place laissée aux titres du dernier opus en date, le bien nommé « the full album »…
Si la plupart des titres sont fort enthousiasmants, à l’image de get down, de shake ou de l’excellentissime reprise de la fille du père noël (c’est de saison !) de Dutronc, on note tout de même quelques faiblesses, comme par exemple le très acclamé où vont les cons qui ne me fascine pas plus sur scène que sur l’album… Les sonorités sixties se mélangent avec des choses plus actuelles, on croirait entendre du Dominic Sonic par instants (la présence de deux de ses musiciens doit y être pour quelque chose…), et si on préfère largement les morceaux plus énervés aux morceaux calmes, on ne se plaindra pas de cette soirée plutôt agréable !
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

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