Norah Jones à France Inter … sublime, et plus si affinités
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Hormis une incroyable perfection (oui, c’est parfois un défaut, j’te jure), le showcase qui s’est au fur et à mesure transformé en concert de Norah Jones fut d’une beauté telle qu’il faudrait, comme dans la célèbre chanson des inconnus, inventer des mots qui n’existent pas dans le dico. Première date live bien avant sa tournée – prévue au printemps – elle a conquis l’auditoire de la Salle Olivier Messiaen (France Inter), allant du HibOO lambda à Patrick Bruel. Diantre que c’était – trop – beau.
900 têtes pour le moins chanceuses ont pu ainsi découvrir avant tout le monde la métamorphose de la ravissante Norah. Bien plus électrique et éclectique, son quatrième album, The Fall, encore peu apprécié à sa juste valeur, se voit axé principalement autour des guitares. A 21h05 précises – on ne déconne pas avec le direct hein, sous un tonnerre d’applaudissements, la star internationale démarre très fort en interprétant – ma chanson préférée, la plus Joshtillmanienne de toutes (allez savoir pourquoi, elle me rappelle Daylight – I wouldn’t need you : rien de tel pour calmer d’emblée : le son est sublime, les arrangements délicats et discrets sont un pur délice, et Norah, du haut de ses 150cm (avec talons) est dotée d’une de ces auras que seule une poignée d’élus possèdent sur Terre. Grâce, élégance, finesse, le tout enrobé d’une certaine timidité et humilité – malgré 40 millions d’albums vendus, rien que ça Madame Chombier ! – elle est, disons-le clairement, magnétique et hypnotique. Outre ces détails purement visuels, la magie de miss Jones réside dans sa voix unique, ou plus précisement dans son incroyable précision d’interprétation. Et là encore, peu arrivent à un tel degré de perfection. Même si l’on sent, du coup que tout est calibré à la note près. Ce qui pourtant n’entâche en rien à la qualité globale du live.
En général, un répertoire showcase se limite à faire découvrir aux auditeurs exclusivement les titres d’un nouvel album. Mais Norah semble éprise d’un feeling particulier ce soir là, et outre un rappel assez inattendu (certains diront de manière jouissive « c’est génial, elle ne s’arrête plus« ), elle va en profiter pour rejouer quelques tubes d’antan, comme l’inéluctable Come away with me, où les premières mesures sont aussitôt accompagnées d’ovations que l’on entend d’habitude lorsque l’on est entouré d’afficionados dans d’un club de jazz. Ou encore – et là, la surprise est de taille, son plus tomwaitien des titres : Sinkin’ Soon, de TRES LOIN la meilleure surprise de la soirée, tant il s’est dégagé un truc absolument indescriptible sur scène – et avec une énergie à 1000 lieux de la version album.
Et puis, parmi ces titres, subsistent des moments encore plus magiques, encore plus rares, encore plus précieux. Ceux qui touchent l’irréel, pour ne pas aller jusqu’au divin – oui parce qu’un concert de Norah Jones, on a le sourire du début jusqu’à la fin (celui de l’extase des sens, et où un sentiment de quiétude vous empare à chaque note) : en l’occurrence, lorsque la sublime américaine, seule avec son piano, envoûte telle une park échappée de l’épopée McBeth : pas d’artifices, pas d’arrangements, pas de filets, juste du sublime dans sa forme la plus simple, la plus dénudée. Frissons garantis.
En fait, je pourrais vanter durant des lignes entières, parfois de manière dithyrambique, parfois en frôlant l’hyperbole, les mérites de la belle et de ses incroyables musiciens – oui je les ai quelque peu oubliés, mais sachez que derrière Norah, on est très loin d’un recrutement de manchots : vous dire que vous avez loupé l’un des plus beaux concerts de ce début de décembre, que vous auriez pu toucher le temps d’1h30 le nirvana visuel et auditif, cela ne servirait pas à grand chose, si ce n’est peut-être vous narguer (hum, tout compte fait … haha)
900 personnes ont pourtant eu cette chance incroyable d’être là, et de vivre ce moment merveilleux. Et dieu sait que d’habitude, le mainstream américain, ça a une tendance à me gaver sévère.
PS 1 : les photos sont médiocres, et sans chercher d’excuses, nous étions placés tout en haut de la salle, soit à environ 30 mètres de la scène, et beaucoup trop haut, du coup, on a juste des axes pourris :)
PS 2 : je n’ai rien contre les rafalemen en photographie, mais les 3 premières chansons ont dû être un calvaire pour ceux qui se trouvaient juste en dessous de ces derniers, sans oublier les ingés son qui ont dû pleurer leur maman puisque ce moment divin était diffusé en temps réel sur France Inter.
PS 3 : Philippe Val il a une tête de méchant
PS 4 : Patrick Bruel il a une tête de gentil
PS 5 : Norah Jones t’es parfaite.
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

Astrid 8.12.09 | 15:51
Wouah quel texte dithyrambique ….Tu es son fan N° 1 sur Terre…. et c’est incroyablement bien partagé avec le reste de cloportes que nous sommes :). Merci pour le son et la video (publié bien avant)….
Astrid 8.12.09 | 15:52
Je rajoute que les photos sont pas mal non plus …
Mathieu 8.12.09 | 15:59
Il est assez vrai que durant la première chanson les Clac Clac des appareils photo étaient très présent, mais quand on écoute Norah Jones on oublie un peu tout ce qu’il y a autour de nous !!
On concert tout simplement parfait, du début à la fin !!
Merci le hiboo pour ces moments privilégiés !!
alice 8.12.09 | 16:01
An HibOO in Love :)
lio 8.12.09 | 17:11
rho! incroyable c’te moeuf! she’s back in the game!!! (pourtant j’avais été déçu du deuxieme opus).sinkin soon est incroyable!
Stefanutti 9.12.09 | 00:42
Merci ROD pour les photos, le texte, et les places bien sur!!
C’était vraiment, vraiment énorme !!
Je m’en souviendrais encore longtemps de ce super concert de la belle Norah.
greenguitoo 9.12.09 | 17:59
La photo des jambes … Que du bonheur ! Trop jolie Norah ! :)
Stefanutti 9.12.09 | 21:36
Quelqu’un sait où on peut trouver le lien pour télécharger le podcast de ce concert ? Car sur le site de France Inter, c’est pas clair…
Mathieu 9.12.09 | 22:53
Normalement il sera dispo sur la page d’accueil du site de france inter d’ici quelques jours.
C’est ce qu’ils ont fait pour le concert privé de M ;-) !!
Y’a plus qu’à attendre !! ;-) !!!
Stefanutti 10.12.09 | 14:38
Ok merci!!