[Warum Joe] le jour se lève à la Pena Festayre
Tweet
Une très grosse affluence en cette fin d’après-midi dominicale pour la Pena Festayre, avec un beau mélange de crêtes de toutes formes et couleurs, et une très bonne ambiance tout au long des concerts, à l’heure où nombre de salles (parisiennes ou non) sont menacées ou ferment il est agréable de voir que les spectateurs se déplacent en masse !
- Date : 29.11.09
- Adresse : 32 avenue Corentin Cariou 75019 PARIS
- Téléphone : 01.40.05.01.38
- Web : www.festayre.com
Human Dog Food (humandogfood.fr)
Arrivé trop tard pour assister à la (bonne, paraît-il) prestation d’Edouard Nenez et les Princes de Bretagne, on commence avec le street-punk des Parisiens de Human Dog Food, dont le style tout en absence de finesse scotche bien le public, ce qui est l’objectif recherché ! A titre personnel, j’ai n peu abandonné le genre depuis 20 ans, donc je n’ai pas forcément accroché plus que ça, mais bon…
Disturbance (www.myspace.com/disturbancepunk)
On ne change pas forcément beaucoup de style avec les Néerlandais de Disturbance, qui ouvrent dans un « Punk / Punk / Punk » plus vrai que nature, avec un chanteur à crête qui est bien suivi par son très efficace groupe, et si les titres se différencient un peu plus les uns des autres que pour le groupe précédent, je n’en suis pas encore à me rouler par terre de bonheur…
Warum Joe (www.pyduc.com/warumjoe/)
En revanche, c’est simplement mon habituelle réserve qui m’empêche de rentrer en transe lorsqu’arrivent sur scène les Warum Joe, qui profitent ce soir d’une de leurs très rares dates pour constater que l’accueil qui leur est fait est étonnamment bon, la surprise tenant au fait que la musique du groupe est bien éloignée des autres groupes de la soirée et aurait donc pu rendre rétifs les spectateurs venus pour la tête d’affiche…
Avec un chanteur, 2 guitares, une basse, un clavier et une boîte à rythmes, on est effectivement dans un autre univers que le punk « basique » présenté jusqu’alors, mais en dépit des habituels problèmes de sons liés à la salle (absence de retours sur scène, chant défaillant sur les premiers titres), le sextuor nous offre une prestation de très haut niveau, avec un mélange de titres anciens et plus récents, que le chanteur oublie moins que lors de ses précédentes prestations, des sons hyper-énergiques (la boîte à rythmes aide beaucoup), et plus globalement un groupe très au point… On peut noter qu’on comprend les paroles, ce qui est essentiel dans les chansons du groupe (on est toujours très loin du couplet-refrain trop répandu, ici il y a du texte recherché, messieurs-dames !), que le chanteur très réservé n’hésite pas à dialoguer avec le public, et si certains regretteront l’absence de bogota de la set-list, on ne pourra pas le reprocher au groupe après avoir pu déguster datcha, la reprise incontournable de l’aigle noir de Barbara ou état de grâce, ukraine hop ou idi amin, le toujours attendu help the give give ou prairie rouge, peine totale ou ballroom au ritz, et on en oublie…
Comme à chaque fin de set des Warum Joe, la question qui se pose est la même : quand les reverra-t-on sur scène ? Un début de réponse a été donné par le chanteur, qui a clairement laissé entendre qu’il ne faudrait pas attendre 3 ans… ça laisse de l’espoir, mais ça peut tout de même faire long !
The Adicts (www.myspace.com/adicts)
http://www.youtube.com/watch?v=eBK9cFECLGQ
On finit avec l’arrivée sur scène des très anciens Adicts, sur la musique d’Orange Mécanique, avec un chanteur au look mi-clown mi-Alex, et le moins qu’on puisse dire est que le groupe est rodé, efficace, ne perd pas de temps et réussit à emporter la foule sans coup férir ! Le « Punk / Rock / Lounge » des Britanniques est aisément reconnaissable par un son qui leur appartient, et le spectacle est total, avec jets de cartes et mirlitons, et on constate qu’après 35 ans le groupe tient encore largement la route ! Cela laisse pas mal d’espoirs pour 2010, avec les venues prévues au même endroit des Stiff Little Fingers et Alien Sex Fiend…
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

Pour afficher un avatar
/ votre photo avec votre
commentaire,
inscrivez-vous sur
www.gravatar.com