Only French Festival à la Boule Noire : Fred Radix + Trip In + Yoanna + Eté 67
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Le Coquelicot (Fougères) - 14 mars
La Boule Noire
Django Django (14 février)
Electric Guest ( 1 mars)
Quizième rendez-vous du festival Only French ce soir à la Boule Noire. La disposition en café concert laisse présager peu de public pour cette soirée de chanson francophone. Pourtant la programmation éclectique en ce vendredi est prête à faire trembler les murs.
- Date : 27.11.09
- Adresse : 120 Boulevard de Rochechouart 75018 PARIS
- Téléphone : 01.9.25.81.75
- Web : www.www.laboule-noire.fr
Fred Radix (www.myspace.com/fredradix)
Malheureusement seul ce soir, Fred Radix doit se satisfaire de sa guitare, son ipod et son bagou. On ne sait pas si l’homme sur scène est chanteur ou comédien, car le temps passé à parler au public empiète sur ses chansons. Sa prestation relève plus d’un spectacle que d’un concert lorsque par exemple il synthétise 22 chansons du patrimoine français en 1′20 ». D’un autre côté son écriture piquante et insolite (une balle perdue) sait capter l’attention d’un public avisé.
Trip In (www.myspace.com/tripinproject)
Mêlant hip hop et jazz, le duo suisse -ou devrais-je dire trio puisque la machine est partie intégrante de Trip In- nous présente un autre langage. Max, multi-instrumentiste (guitare, saxophone, beatbox…) accompagne Nadir au « chant ». Des histoires de blues, à celles de drague ou de nature, en passant par le manque d’un père, Trip In relate avec réalisme sa vision du monde. On a déjà entendu maintes et maintes fois ce genre de texte, mais la délicatesse avec laquelle les Suisses déroulent leur univers est tout à leur honneur.
Yoanna (www.myspace.com/yoannaceresa)
Seule représentante féminine, Yoanna lève haut le poing et scande des chansons bien aiguisées. Avec Marion (qui pour la soirée a été renommé Sylvie) au violoncelle et choeurs, la Suissesse nous montre avec finesse et humour les difficultés d’être une femme. Lorsqu’elle entame son set avec Toutes des salopes, le ton est donné et le public a bien compris à qui il avait à faire. Sa répartie -lorsqu’un groupe de mioches parlent ou que le bar se fait bruyant- n’a d’égale que la verve avec laquelle elle joue de l’accordéon, l’entrain avec lequel elle anime la salle (sur roi Pirate). Un problème de micro qui se fait la malle, et sa prestation devient plus imprévisible qu’elle ne l’était déjà; peu importe le son puisque le concert se termine au milieu du public, sans micro pour une chanson fragile, Fleur.
Eté 67 (www.myspace.com/ete67)
C’est au tour des Belges de grimper sur scène, et de clôturer le festival avec un set haut en couleur. En tournée acoustique, nos six comparses testent les morceaux de leur futur album. Ils n’ont pas leur pareil pour mettre une ambiance du tonnerre dès les premiers accords. Chacun se donne à fond avec son instrument, et plus encore (Bryan derrière sa batterie fredonne toutes les chansons). Le côté acoustique du concert prépare au nouvel album qui devrait sonner plus roots que le premier. On se rend compte des influences américaines sur des morceaux comme Le cowboy tout nu ou working. Plus d’une heure passe, et la salle en redemande encore. Le combo est infatigable et satisfait le public français. Rendez-vous en 2010 pour d’autres dates parisiennes (gratuites).
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

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