Rock en Seine 2007

AGENDA RELATIF
The Hives
  Polydome (Clermont-Ferrand) - 27 mai
  Festival Garorock (Marmande) - 9 juin
Björk
  Arènes de Nîmes (Nîmes) - 27 juin
  Festival Les Nuits de Fourvière (Lyon) - 30 juin
Bat For Lashes
  Plein Air (Werchter) - 29 juin
  L'Atelier (Luxembourg-Ville) - 10 juillet

Festival touché par la grâce divine (2h avant l’ouverture des portes, les larmes du ciel imbibaient un sol déjà bien saturé d’eau), la 5e édition de Rock en Seine se vit être l’allégorie du mot éclectisme. Exit les guitares saturées continues : désormais les samples electro, les beats hip-hop et quelques ovnis viennent côtoyer sans complexe avec le terme désormais galvaudé « Rock ». Retour sur 3 jours où le sublime a parfois rencontré le décevant.

Vendredi 24 août

Rendez-vous pris à l’entrée du musée de la Céramique à St Cloud pour récupérer le pass photo. L’attente n’est pas trop longue, grâce notamment à quelques photographes, dont Emilie Pinsan. La jolie Sophie de LC Les Filles me fournit une enveloppe contenant le dit pass, permettant d’accéder aux crash barrières, ainsi que des contrats à signer pour certains groupes, dont The Hives et Tool. Même si l’on sait que ces papiers écrits dans la langue de Shakespeare n’ont aucune valeur juridique à l’heure où l’on entre dans un festival avec des reflex comme dans un moulin et que des miliers de médias se retrouvent propulsés le lendemain sur Youtube, Dailymotion, MySpace ou FlickR, on s’y plie. Un peu comme une sorte de souvenir anecdotique d’une autre époque qui ne voudrait pas mourir. Une fois arrivé sur place, les dégâts causés par Dame Nature ne laissent pas entrevoir dans un premier temps de faire des photos d’ambiance : les sourires sont encore rares, le ciel est encore ombragé par des amas nuageux menaçants … pour tout dire, le festival ne se réveillera qu’à partir de 20h avec la prestation absolument jouissive de The Hives, véritables bêtes de scène qui arrivent à balancer 10 fois le même morceau sans que le public ne se lasse.

Ambiances et Portraits

Rock N’ Roll

Dizzee Rascal

Rodeo Massacre

Dinosaur Jr

Mogwai

Hey Hey My My

M.I.A.

The Shins

Emilie Simon

The Hives

Rock N’ Roll. Un groupe parisien dans la lignée des goûts de Philippe Manoeuvre, puisque Rock N’ Roll s’apparente à Plastiscines ou encore Naast. En moins pire. Le show me laisse de marbre, nonobstant les grimaces du leader qui se transformeront pour les photographes en petites pépites visuelles, mais il en faut plus pour bouger des fesses. Néanmoins, rien n’est plus difficile d’être le premier groupe qui ouvre le bal, surtout lorsque vous avez été appelé à la dernière minute pour remplacer une formation qui se désiste. Je laisse donc le bénéfice du doute, même si je ne m’attends à aucun miracle lors d’une éventuelle prestation. Les compositions bien qu’efficaces sont très éprouvées.

Dizzee Rascal. A l’instar des Eurockéennes qui ont programmé Joey Starr ou encore Wu Tang Clan, Rock en Seine accueille également du hip-hop. Dizzee Rascal, un trio anglais, s’accapare sans complexe devant un public légèrement dubitatif la scène principale. Et il faut l’admettre, le groove et le flux sont au rendez-vous. Avec des sonorités électro plus marquées, et un véritable battle enflammé des deux jumpers chanteurs, le groupe arrive à transporter une partie du public. Mais on est encore loins d’une envolée festivalière digne de ce nom, comme si la masse présente ne venait que pour des concerts, en omettant qu’un festival est loin d’être uniquement un patchworks de musiques jouées en live.

Rodeo Massacre. Le festival trouve ici la première formation qui correspond parfaitement au cahier des charges de Rock en Seine. Une jolie blonde, un groupe au look assorti sauce marin, un bon rock qui sonne carré, et un public qui commence à se réveiller. La voix d’Isabel Lindqwister est littéralement envoûtante : un timbre particulier, des lignes vocales incroyablement vivantes et percutantes … et un jeu de scène assez musclé : il n’en fallait pas moins pour que les festivaliers adhèrent.

Dinosaur Jr. Attention, le 3/4 des photographes jubilaient de manière quasi extatique de pouvoir shooter ce qui semble être un monument du rock des années 80. Pour ma part, je n’y ai vu qu’un groupe monotone, fatigué, ne dégageant rien, aussi bien musicalement que scéniquement, et où l’on sentait un véritable ennui profond entre le trio. Les fans de la première heure (soit environ 20 à 30 ans de plus que la moyenne d’âge du festival) ont dû en voyant Dinosaur Jr prendre une légère cure de jouvence nostalgique. Mais en 2007, jamais cette formation n’a porté aussi bien son nom, à l’heure où les groupes offrent au public un rock digne de ce nom.

Mogwaï. Et ce n’est pas avec Mogwaï que les choses vont s’arranger, un peu comme si la journée ajoutée à ce festival n’était qu’un préambule de ce qui s’avérerait explosif les jours suivants. Sauf que l’on frôle depuis 15h la léthargie inéluctable. Mogwaï, groupe post-rock, assure musicalement. Leurs mélodies, que l’on pourrait qualifier de fusion entre un Archive et un Pink Floyd avec une présence de guitare saturée en fond sonore tel un leitmotiv, est ennivrante, souvent magique, et parfois divine. Mais en live, le groupe ne dégage RIEN. Voire rien du tout (ce qui est encore moins que rien). Aussi stoïques et chaleureux que les statues qui jalonnent le domaine St Cloud, les musiciens envoient leurs tubes. Le paradoxe est d’autant plus incroyable que les morceaux sont délicieux à écouter. Certains ont d’ailleurs trouvé l’astuce pour apprécier ce concert à sa juste valeur : s’allonger sur l’herbe froide et mouillée, fermer les yeux, et se laisser transporter.

Hey Hey My My. Le quator parisien a parcouru un chemin incroyable en moins d’un an. Repéré par les Inrocks (CQFD), propulsé dans une Inrock Indie Club à la Maroquinerie, pour sortir un album plébiscité, et enfin se retrouver dans de grands festivals, dont le Paleo à Nyon ou ici même à St Cloud. L’énergie et la sympathie qui se dégagent des chansons est en totale symbiose avec l’image que véhicule le groupe sur scène. On a envie d’aimer, même malgré soi. Les ritournelles à la fois simples et délicieuses, les polyphonies vocales empreintées aux années 60, et l’avalanche de tubes que contient leur permier opus font qu’une fois de plus, à la plus petite scène du festival, le succès était au rendez-vous. A noter que mon jugement est faussé à 30 000% puisque j’adore Hey Hey My My, mais les sourires et les applaudissements confirment sans doute quelque part …

M.I.A. A l’instar de Dizzee Rascal, M.I.A. est un trio britannique. Un courant musical vraiment atypique (mélange assez difficile à cerner : entre l’electro, le hip-hop, et des rythmes brésiliens), le groupe met le feu. On ne sait pas vraiment si c’est pour la musique, ou pour le côté ultra sexy que dégagent les deux chanteuses, mais la fête est au rendez-vous. Néanmoins, on cherche encore quel sera le premier groupe rock de ce festival …

The Shins. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais si vous avez vu le surestimé « Garden State » de Zach Braff (et si ce nom ne vous dit rien non plus, il est le héros de la série déjantée Scrubs), vous avez sûrement entendu de bien jolies mélodies qui émanaient de ce groupe. Et The Shins peut-être considéré comme le premier groupe qui a commencé à réveiller les foules. Malgré un jeu scénique pour le moins inexistant, le groupe s’accapare la sympathie du public grâce à une voix résolument magnifique, et des rythmiques souvent entraînantes. Jeremy Warmsley en avait dit du bien, je comprends mieux désormais pourquoi.

Emilie Simon. Direction opposée au festival, la scène de la Cascade accueille celle que la presse française a défini plus ou moins comme la Björk héxagonale. Pour ma part, ça commence plutôt bien car la diva ne veut pas de photographes « web ». Ben tiens. Je me retrouve donc dans le public, du haut de mes 164cm, avec William, pour tenter d’avoir malgré tout quelques clichés. En général je ne vais jamais contre l’avis d’un artiste concernant les photos, mais en festival, où tout le monde dans le public photographie et filme, ce genre de caprice est quelque peu discutable. Elle arrive donc sur scène, acclamée comme une princesse, vénérée comme une fée. Lorsque l’on voit à quoi ressemblait la demoiselle à ses débuts, et désormais ce qu’elle véhicule en 2007, on n’a l’impression de ne pas voir le même personnage. Si l’on excepte un look trop soigné pour être naturel, la magie se situe ailleurs. Notamment dans sa voix enfant, tout simplement irréelle. J’ai personnellement décroché avec Vegetal, trop commercial à mon goût, faisant oublier les perles de compositions passées, mais le public a largement participé au spectacle. A noter une reprise aussi surprenante qu’inattendue de Peter Gabriel … difficile de ne pas être conquis.

The Hives. Mais il faudra attendre 20h10 précises pour que Rock en Seine connaisse une ambiance on ne peut plus explosive. Ils avaient déjà fait fureur avec les mêmes recettes aux Eurockéennes, mais les nordiques de The Hives ont une fois de plus mis le feu. Les recettes, pourtant simples et rarement appliquées par bon nombre de groupes, fait mouche : des jumps intempestifs à chaque accord, une communication avec le public très explicite, un look à la fois kitsch, des chansons dépassant rarement 2 minutes 30 et aussi répétitives qu’incroyablement efficaces, et le tour est joué. On sent bien qu’il n’y a aucun intérêt à écouter une galette de The Hives. En revanche sur scène, ce sont les rois, et personne ne leur arrive à la cheville dans le style.

Ayant déjà vu plusieurs fois Arcade Fire, je n’ai pas forcément vu l’intérêt de prendre des photos (les poses sont calibrées au millimètre près, et du coup, tout le monde réalise les mêmes clichés), ni de chroniquer (paraphraser un concert identique vu un mois auparavant est tout simplement inutile). Les échos semblent divergents : certains ont littéralement joui, pendant que d’autres se son ennuyés profondément. A choisir en fonction des humeurs et des goûts, sans doute. Du coup, les 25 et 26 août ont été couverts par Alain.

Samedi 25 aout

Rock En Seine 2007, Domaine de St Cloud  - Photos, Concerts, Festivals : Les Rita Mitsouko

Puppetmaztaz. Enfin du soleil pour cette deuxième journée, lancée par un groupe original et plein d’humour : les Puppetmastaz. Entre le théâtre de guignol et le muppet show, on ne verra pas une seule fois la tête de ces allemands mais leur marionnettes respectives ! Il fut drôle de voir tous ces visages étonnés face à ce show hors norme. Néanmoins les Puppetmastaz ne sont pas que des guignols, ils balancent avant tout un hip hop électro efficace. Quant au show, pas grand chose à voir.

The Fratellis. La grande scène est inaugurée ce samedi par The Fratellis, venus tout droit d’Ecosse. La musique est aussi bonne que le show décevant : on a connu le trio moins stoïque.

I Love UFO. Le premier groupe a montrer une vraie énergie sont les Parisien I love UFO. On ne retrouve pas vraiment d’enthousiasme dans le public pour leur musique, assez étrange mais pourtant efficace.

Hellogoodbye . Le groupe prend la suite sur la scène de la cascade et je n’ai pas du tout accroché : quand il n’y a ni originalité, ni charisme, ça commence à faire beaucoup de handicaps pour un seul groupe…

Cold War Kids. Amy Winehouse tant attendue par certains ne sera pas là aujourd’hui, elle est remplacée par Cold War Kids, avantageusement diront d’autres. Et la découverte pour ma part est plutôt bonne, musique pas toujours énergique mais une prestation scénique à la hauteur de la grande scène, et le public ne s’y trompe pas, vu l’enthousiasme ambiant qui émane de la foule nombreuse. J’avais prévu de ne pas rater Pravda et par un concours de circonstances….je les ai ratés, dommage.

Erik Truffaz. Changement de style puisqu’on passe au (nu)jazz avec le trompettiste français Erik Truffaz, une des pointures du label de référence, Blue Note (label où est également une certaine Norah Jones, ou encore Oxmo Puccino). Morceaux lents et plus énergiques se succèdent, tous tripants, une excellente prestation.

Jarvis Cocker. Retour à la grande scène avec une des têtes d’affiche internationales, Jarvis Cocker, ancien chanteur de Pulp. Une chose est sûre, que l’on aime ou pas sa musique, son charisme sur scène fait plaisir à voir, en tout cas un très bon moment du festival.

Calvin Harris. Le set de Calvin Harris étant à la même heure, j’ai juste eu le temps de faire quelques photos de leur énergie débordante et de voir que le public, jusqu’ici plutôt apathique, répondait présent à leur rock électrique et électronique.

CSS. La première bonne surprise de la journée vient du Brésil avec les CSS. Ballons multicolores, ambiance de kermesse ou de récré, il est assez étonnant de voir ces gamines mettre le feu à ce public parisien, comme il y a quelques mois à l’Elysée Montmartre dans le cadre du festival des Femmes s’en mêlent. Quelques morceaux assez marquants, à l’instar de « Let’s Make Love », leurs larges sourires communicatifs et leur énergie et roulades sur scène dans tous les sens, sont difficilement résistibles.

The Jesus and Mary Chain. Vieux groupe disparu de la circulation (d’où l’envie de Monseigneur Philippe Manoeuvre de les revoir), ce dernier a choisi Rock en Seine pour refaire surface. Il détient probablement la palme du groupe le plus statique, le moins énergique et avec le moins de charisme de la journée, peut-être à cause de leur âge avancé. Sans doute à égalité avec Dinosaur Jr. Difficile de rentrer dans leur musique en trois morceaux en donnant aussi peu sur scène.

Terry Poison. Avec leur look disco et kitsch, les Israéliennes de Terry Poison sortent du lot avant même d’entendre la première note de leur electro-pop tintée de guitares électriques, tout droit sortie des années 80. Paroles parfois en français, plutôt agréable à écouter et à voir sur scène, elles savent comment mettre le feu. Le succès est au rendez-vous.

Rita Mitsouko. Groupe mythique de la scène française, c’est toujours avec plaisir que l’on retrouve Les Rita Mitsouko. Ils sont toujours aussi fringants après 27 ans de carrière, belle performance. Ils alternent anciens et nouveaux titres qui ne sont pas aussi excellents que leur vieux tubes mais au final c’est un vrai plaisir de les revoir sur scène. Le HibOO est privé de Tool, le nombre de photographes accrédités étant limité, les supports web en sont exclus, je ne sais toujours pas pourquoi, je ne suis pas resté pour les écouter.

Alpha. Final de la journée avec Alpha, groupe dont je suis assez fan et que je suis heureux de voir sur scène. La voix de la chanteuse est absolument magnifique ; en revanche je les aurais bien vu en début de journée car à cette heure tardive leur musique plutôt zen ne correspond pas tout à fait à l’ambiance électrique qu’il règne alors.

Dimanche 26 aout

Rock En Seine 2007, Domaine de St Cloud  - Photos, Concerts, Festivals : Kelis

Bat for Lashes. La dernière journée de Rock En Seine commence bien avec Bat For Lashes, groupe menée par une petite anglaise à la voix bluffante, ressemblant fortement à celle de Bjork, pas moins. Si musicalement je n’ai pas été plus emballé, la prestation vocale, et la présence scénique rattrapent cette sensation mitigée, transformant ce concert en l’une des plus belles surprises du festival.

Daby Touré. 14h45, sur la grande scène The Horrors est remplacé à la dernière minute par Daby Touré et je m’en réjouis. Sa musique pleine d’énergie et de fraicheur est un régal. Sa prestation est pleine d’enthousiasme, pas très rock mais sans regret pour ma part.

Devotchka sur la scène de la cascade est quelque peu décevant, en tout cas je n’ai pas accroché à leur style, difficilement définissable.

Marc Ronson. Voilà une belle fusion que nous propose Marc Ronson : rock, hip-hop, soul et ça marche pas mal.

Kelis. Body bleu à paillettes et collants jaune canari, joli brushing sur le coté, Kelis est la bombe de cette après-midi. Superbe prestation, pas rock mais hip-hop, autant visuelle que musicale, le public adhère, normal c’est un délice.

Kings of Leon. Ils viennent de Nashville, ville ô combien chargée d’histoire dans le milieu de la musique et je ne sais pas si cela a un rapport mais leur son a un truc en plus qui fait qu’on accroche plus qu’à d’autres. Et puis ils ne s’économisent pas sur scène et le public leur en est reconnaissant.

Just Jack. Difficile de ne pas déjà avoir entendu Just Jack quelque part. Son look de jeunot au t-shirt vert ne donne pas une impression inoubliable à son entrée sur scène mais sa musique remet rapidement les pendules à l’heure : EXCELLENT ! Son large sourire communicatif, la distribution de lunettes argentées en forme d’étoile au public (voir les photos « Ambiance ») transforme son set en une véritable réussite.

Faithless. Le chanteur de Faithless n’est pas un exemple de show-man mais le son électro, puissant, s’apprécie de loin comme dans une rave party. La percussionniste relève néanmoins le coté visuel avec ses cymbales. Pour le public manifestement enthousiaste, une excellente prestation, loin du rock et terriblement efficace sur un gros son comme celui de la grande scène.

Craig Armstrong. Vous ne verrez Craig Armstrong que sur une photo, loin sur la scène derrière son clavier, seules ses choristes sexy me permettent de faire quelques clichés. Il ne doit pas aimer se mettre en avant, au sens propre comme au figuré. Sa musique est sympa mais pas vraiment adaptée à ce genre de festival …

Björk. Malheureusement pas d’autorisation pour faire des photos de Bjork. Avec quelques minutes de retard, la tête d’affiche incontestée fait son apparition. Le public rempli complètement l’immense espace de la grande scène pour la première fois de ces deux derniers jours. Entrée théâtrale des musiciens (cuivres) en file indienne, robe dorée extravagante pour la star du jour, laser vert et toujours sa voix sublime impeccable. Une très belle fin que l’on oubliera par pour ce Rock En Seine 2007.

Impressions et remerciements

Rock en Seine est un festival atypique : qui aurait imaginé il y a 5 ans une telle explosion du rock dans la capitale, avec une jeunesse visiblement plus friande que jamais de lives d’artistes. On pourrait regretter finalement que cet événement ne soit pas 100% consacré à la guitare saturée et à la sueur dégoulinante. Mais au final, cette ouverture vers d’autres horizons musicaux est loin d’être déplaisant, et permet à chacun de découvrir finalement des formations qui auraient pu ne jamais être écoutées, faute d’avoir la bonne étiquette. Alain a visiblement aimé l’ambiance. Pour ma part, je reste trop imprégné de la magie Paleo pour émettre un avis aussi enthousiaste. J’ai particulièrement aimé les scènes, toutes bien conçues, la générale qualité sonore (notamment la grande scène), et cette foule constituée du petit bobo qui sortait de Jacques Dessanges avec un jean troué que l’ancien venu voir des groupes classifiés comme mythiques. Plus que jamais, je ne supporte plus l’attitude condescendante des photographes qui aiment jouer au concours du plus gros kiki pour finalement faire le même cliché. J’ai particulièrement aimé les timing horaires, car même sans faire de photos, on pouvait apprécier facilement plus de la moitié d’un concert pour chaque prestation. La journée supplémentaire qui a boosté le prix des billets ne me semblait pas forcément nécessaire, mais sans doute que les 65 000 personnes venues me contrediraient :)

Je tiens à remercier Aziliz de Rock en Seine pour le pass photo (et encore plus aujourd’hui quand j’ai vu d’autres photographes avec des médias plus importants ne pouvoir faire des photos qu’à partir du public), Sophie de LC les Filles pour son joli sourire au moment de la récupération du dit pass, des mecs de la sécu bien cools et pas têtes de veau pour un sou, les « accompagnateurs » photos, dont Mathieu, et bien sûr certaines têtes sympas shootées du public.

  • Je vous recommande plus que chaudement le blog officiel de Rock en Seine, un exemple dans le genre : superbement bien écrit, varié dans son approche (interviews, chroniques, bruits de couloir …), jolies – voire très jolies – photos.
  • Vous pouvez voir directement sur FlickR nos photos : Rod, Alain
  • Sets FlickR de, d’,,)

Si vous avez un set FlickR, des vidéos Youtube ou Dailymotion, ou bien un blog / webzine qui a relaté cet événement, n’hésitez pas, je rajouterai :)

publié par Rod le 29.08.07

archives.le-hiboo.com

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7 commentaires

  1. Génial comme d’habitude !
    On s’y croirait à vous lire, on s’y croit en regardant les photos (de plus en plus jolies, je suis fan absolu !)

    Dommage que vous n’ayez pas fait la Route du Rock ?
    Cet hiver peut-être ?

    Répondre
  2. Salut les garçons ;-)
    Bravo pour les CR et photos, magnifique boulot que j’apprécie toujours !
    Je remarque tout de même que quelques groupes parmi ceux que je n’ai pas du tout apprécié sont des groupes …hum … de filles ! Je n’ai rien dit …
    Nous sommes d’accord sur l’essentiel, à savoir The Hives (idem, très pêchu et enfin ! ce n’était pas trop tôt ! mais sur disque …), Jarvis Cocker, Kings of Leon (ouf, là je pensais avoir été un peu séduite aussi par le physique des garçons et oui … je ne suis qu’une fille ! contente de voir que l’impression a été la même pour toi Alain) et Bat for Lashes, grosse découverte live (j’ai acheté le disque du coup, ce n’est pas aussi bien; il faut dire que mes attentes après le set étaient peut-être un peu surdimensionnées); Mogwaï aussi (musique géniale mais charisme scénique nul), bien que vous oubliez de dire que voir ceux là en live permet tout de même de se remplir le corps de vibrations, ce qu’un disque à la maison fera toujours beaucoup moins bien, même à fond ! La musique c’est aussi physique parfois.
    Je vois que nous avosn raté les même : UNKLE, PRAVDA et TOOL. Et je crois que c’est franchement dommage de ne pas avoir le don d’ubiquïté dans ces cas là …
    Rod j’aime toujours autant ton style d’écriture, si j’étais rédac chef je te ferais un pont d’or de suite ! Alain tu as eu les meilleurs concerts de mon point de vue, et je ne sais pas si tu t’es vu dans mes photos ;-) Moi je me suis vue dans les votres ^^ De dos !
    Petites chroniques perso sur mon blog :
    Jour 1 : http://isatagada.blog.com/2034579/
    Jour 2 : http://isatagada.blog.com/2037201/
    Jour 3 : http://isatagada.blog.com/2039919/
    et les photos sur http://www.flickr.com/photos/isatagada/collections/72157601731018571/

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  3. La review du festival Rock En Seine est enfin complète sur le webzine Adrenalyn. Rien que pour vous, trois jours de concerts scrutés à la loupe et des photos des artistes phares de ce festival. Pour lire ce compte rendu, rien de plus simple, cliquez ici.

    Répondre
  4. Salut Isa, non, je ne m’étais pas vu dans tes photos :)
    Et toi, tu est où ? Sur celle là : http://www.flickr.com/photos/alain-g/1267324163/in/set-72157601732765913/ ?

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  5. Marrant de lire que Jesus and Mary Chain ne se bouge pas sur scène alors qu’ils ont inventé un genre ; http://fr.wikipedia.org/wiki/Shoegazer

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  6. Perdu Alain ! Je n’avais pas d’accrédit donc j’étais derrière les barrières tout le temps (et parfois au péril de ma vie ^^). Je suis là, à gauche, tee-shit orange, sac à dos rose : http://www.flickr.com/photos/alain-g/1260896613/in/set-72157601732765913/

    mogwaï, je confirme n’avoir rien vu bouger sur scène lors des Jesus and May Chain, et je me suis faite incendier pour ça sur mon blog … Chacun son truc …

    Répondre
  7. en esperant que tu tombes sur mon petitcommentaire mais les deux personnes que tu as prise en photo c’est mon meilleur ami et sa copine lool franchement joli photo je voulais te féliciter !!!

    a++

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