Peaches, rockstar 2000s (@ Commodore – Vancouver)

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Peaches
  D! Club (Lausanne) - 3 mars

Six mois après son dernier passage à Vancouver et la sortie de son cinquième opus, Peaches sillone encore les routes du monde. Celles-ci l’ont ramenée à sa terre natale, où elle nous scande très fièrement « we are a fucking canadian band ! ». Connue pour sa provocation, cette exclamation de l’artiste sonne sage : Peaches est la putain de rockstar des années 2000s.

  • Date : 25.11.09
  • Adresse : 868 Granville Street V6Z 1K3 VANCOUVER
  • Téléphone : (604) 739-4550

Amanda Blank (www.myspace.com/amandablank)

D’abord connue (ou pas) pour ses collaborations avec M.I.A. et Santigold, Amanda Blank est devenue la petite bombe du rap-electro après la sortie de son premier LP pendant l’été 2009. I love you recoit autant d’amour qu’il n’en est joué sur scène, Amanda Blank se donne autant sur scène qu’elle ne finit dévetue. Beaucoup.

Pour ceux qui n’y connaissaient pas grand chose (comme moi) au tube de cette artiste américaine, les beats possèdent rapidement les corps du Commodore. Accompagnée d’un batteur et de deux MCs, Amanda Blank connecte très facilement avec l’audience. Une bonne présence scénique pimentée par le sens de la provocation nous rappelle la filiation avec Peaches mais plus qu’une rappeuse en deux pièces, il s’agissait bien de petits tubes electro-rap catchy dont le buzz est mérité.

Peaches (www.myspace.com/peaches

Mon premier rendez-vous avec Peaches était sa première partie de Bjork et sa prestation au Trabendo. J’adorais pour ce qu’elle dérangeait. Puis ces deux dernières années, j’ai assisté à trois DJ sets. Les foules devenaient folles, Peaches faisaient couler des litres de champagne et je regrettais ses concerts. Ses disques tournaient au rythme de la nostalgie car j’étais dessus par cette artiste qui avait tant apporté. La sortie de I Feel Cream était quelque chose de presque inéspéré pour moi. Un bon CD qu’on adopte en écoutant fort. Tout mon été. Ma réconciliation avec cette artiste a eut lieu cette semaine à Vancouver.

Il n’a fallu que quelques secondes. La lumière s’éteint, je regarde la foule hurler, je me retourne vers la scène et un frisson me prends. Trois créatures noires sont à un mètre de moi. Je sursaute, l’athmosphère me dérange. Peaches, elle aussi déguisée, se tient debout devant la batterie. Je ne sais pas ce qui se passe, je ne sais pas qui sont ces gens. Je suis dérangée et touchée. Vraiment, en 10 secondes, Peaches avaient gagné et tout compris.

Déjà bete de scène à ses débuts, la canadienne envoie deux heures de concert sans une minute de repos. Les Sweet Machine jouent des personnages autant que leur leader. Peaches retourne la foule, joue de nous, se met en scène, interprete, s’engage physiquement et politiquement. La bouteille de champagne fait son apparition et me renvoie à ses DJ sets. Je resterai dans l’incompréhension la plus totale sur cette époque mais la performance sur cette tournée est à voir et à vivre.

Oui, Peaches est la rockstar des années 2000s. Pour sa musique, pour son personnage, et pour toute l’équipe dont elle s’entoure. C’est un show plein offert par tout le monde, de l’ingé lumières au roadie. Espérons qu’il le devienne pour tout le monde.

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