HibOO d’Live : Emilie Simon
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Vendredi après-midi, j’avais rendez-vous au Salon du Louvre pour rencontrer Emilie Simon. Celle qui, quelques années auparavant, m’avait rendu tout chose avec « Désert », un clip burtonien Selickien (Coraline avec 10 ans d’avance sur le créateur, c’est fort !) que j’avais découvert grâce à M6 Alternative sur les coups de 2 heures du matin. Entre temps, le style de l’artiste a évolué, les expérimentations se sont multipliées (cf. la bande originale de la Marche de l’Empereur). Son dernier album en date, The Big Machine, est une fois de plus sujet à la controverse : certains pleurent l’Emilie Simon « d’avant », d’autres se retrouvent charmés par les nouvelles orientations prises, notamment sur le plan vocal. Exit le côté femme-enfant pour une véritable démonstration technique hallucinante, la tessiture de la demoiselle ne semblant connaître que peu de limites.
On la comparait jadis à Björk, désormais on l’étiquette avec Kate Bush. Et pourtant, après plusieurs écoutes, on est bel et bien en face à Emilie Simon, électron libre des artistes français faisant fi des modes, et n’en faisant qu’à sa tête.
Une fois le portrait dressé, imagine mon état d’excitation quant à l’idée de filmer la naïade. J’aurais dû, comme 99,9% des HibOO d’Live présents, filmer seul. Tourner autour, me foirer au niveau des mises au point, et trembler comme un Parkinson en phase terminale. Sauf que là, j’ai eu l’opportunité, genre à la dernière minute, grâce à des personnes disponibles, de privilégier la captation avec 5 angles de vue différents. L’idée étant de réaliser 4 montages très différents des titres offerts (oui, il faudra repasser par ici). Car oui, Emilie Simon, quand elle joue, elle ne s’arrête plus. Elle ne fait aucune pause, enchaîne et se fiche éperdûment de la limite des 15 minutes imposées par Canon sur ses appareils photos.
Le Salon du Louvre, sans doute très hype et cosy, se révèle très vite inapproprié pour mettre en valeur les mélodies oniriques d’Emilie. Heureusement, un lampadaire à la forme bizarroïde, projetant une lumière incroyablement diffuse, va sauver la donne : l’on éteint tout, et l’on filme dans un noir quasi absolu. Et voilà le résultat.
Emilie Simon nous a tous bluffés ; outre sa technique vocale assez hallucinante, l’on retiendra surtout une femme à la fois sophistiquée et simple d’accès, très perfectionniste, disponible. J’espère un jour pouvoir la refilmer dans « mes » conditions, c’est-à-dire un endroit que j’aurai choisi, et correspondant véritablement à son personnage. Mais je suis déjà très heureux d’avoir pu la filmer.
Pour les geeks qui préfèrent la technique au résultat, nous avions 3 Canon 5d Mark II (montés avec un Fisheye Canon EF 15mm, Canon EF 24-70 2.8 L, Canon EF 70-200 2.8 IS L) ainsi que 2 Canon 7d (montés avec un 70-200 EF 2.8 IS L et un 85mm EF 1.8). Tout le monde tournait à 1/30e, en auto ISO (qui s’avère être une très bonne solution pour pas mal de situations, cf. Aufgang).
» emiliesimon.artistes.universalmusic.fr
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renaudcargo 23.11.09 | 09:52
HA oui quand même la comparaison avec Bush n’est pas non plus complétement fausse…
Janusz 23.11.09 | 09:59
Décidément, j’adore vraiment le principe d’utiliser plusieurs appareils photo en mode vidéo comme vous le faites.
De plus, du point de vue de la technique, c’est du très beau boulot.
Bravo à l’équipe.
Puccalod 23.11.09 | 16:29
Excellent Rob ! Bon boulot a tout ceux de la captation! Ils s’en degagent une ambiance interessante.
Petit plus aussi, le fait de pouvoir telecharger la video pour iphone. C’est le top ;)
Gaël - Sfar 23.11.09 | 18:07
Ah je vais la voir ce vendredi le jour de mon divorce avec celui qui sera mon ex mari, passionnant ^^
Superbes images, merci
I love moon 23.11.09 | 20:22
Je trouve la photo du sujet magnifique.
Charlotte 24.11.09 | 12:38
On a un peu l’impression qu’elle est seule dans un lieu sacré …
C’est beau !
Et cette voix …
cdoo 9.01.10 | 09:23
c’est exactement ça…. :P
Sebastien 25.11.09 | 10:26
Très belle vidéo, cependant j’ai des réserves à émettre au niveau du sois disant art Selickien cité pour les premiers clip d’Émilie Simon.
Monsieur Selick, je pense, a puisé son style dans l’imagerie de Burton, et bien qu’ayant réécrit le scénario de Coraline, cette histoire n’est pas de lui mais de Neil Gaiman. Je ne crache cependant pas dans la soupe, ses films ont toujours étés d’une qualité rare dans le monde de l’animation.
Sinon que dire à part merci pour cette vidéo intimiste avec une des chanteuse les plus originale de notre temps. Il est vrai que l’on puisse la comparée à Bjork ou à Kate bush, que l’on puisse regretter la première heure au niveau du style.
Mais je pense qu’elle nous a surpris avec ses premiers albums, qu’elle nous a surpris via ce changement de style avec son tout nouvel album et qu’elle nous surprendra encore, je l’espère vivement, avec un voyage continu dans le monde de la musicalité, ne se cloisonnant pas dans un style bien précis.
Jipes 4.12.09 | 11:11
Une artiste originale avec un vrai tempérament c’est suffisamment rare pour etre grandement apprécié De plus la qualité des images est toujours aussi agréable. Par contre ce piano électrique n’est pas des plus convaincants je trouve :o(
Merci !
Sig 28.01.10 | 14:13
Je kiff cette femme!
Très belle capta’ ;-)