[TIME] Awards à l’Alhambra : Indie or not Indie, vat ize ze quoueschtionne

AGENDA RELATIF
Birdy Nam Nam
  Festival Solidays (Paris) - 22 juin
  Main Square Festival (Arras) - 30 juin
Metronomy
  Festival Crossover (Nice) - 31 mai
  Festival Garorock (Marmande) - 8 juin
Shaka Ponk
  Polydome (Clermont-Ferrand) - 26 mai
  Grande Scène (Saint-Brieuc) - 27 mai
Charlie Winston
  Festival Papillons de Nuit (Saint-Laurent-de-Cuves) - 26 mai
  La Grande Prairie (Tournus) - 2 juin
Orelsan
  Grande Scène (Saint-Brieuc) - 26 mai
  L'Olympia (Paris) - 31 mai
Stuck In The Sound
  Polydome (Clermont-Ferrand) - 27 mai
  Main Square Festival (Arras) - 29 juin
Naive New Beaters
  La Cigale (Paris) - 16 octobre
Eiffel
  Festival Europopcorn (Mervans) - 29 juin
  Parc des Beauvières (Ribérac) - 20 juillet
Jil Is Lucky
  Festival Rock en Seine (Saint-Cloud) - 26 août
General Elektriks
  Festival Papillons de Nuit (Saint-Laurent-de-Cuves) - 26 mai
  Festival Solidays (Paris) - 24 juin
Beat Assailant
  Free Music Festival (Montendre) - 29 juin
  Main Square Festival (Arras) - 1 juillet
Sporto Kantes
  Run Ar Puns (Châteaulin) - 2 juin
  La Cigale (Paris) - 7 juin
Ladylike Dragons
  La Pêche (Montreuil) - 8 juin
  Parc des Fontaines (Aix-en-Othe) - 21 juillet
The Hickey Underworld
  Le Nouveau Casino (Paris) - 31 mai
  Festival Les Ardentes (Liège) - 6 juillet
Alhambra
  Ange ( 3 juin)
  Maroon 5 ( 4 juin)

J’ai failli ne pas y aller. Parce que les soirées corporate, c’est pas ma came (les gens bien habillées, les filles trop belles, l’alcool gratos, les bises bises hypocrites, toussa). On y vient surtout pour boire et manger à l’oeil (généralement on jeûne pendant 2 jours pour être paré à se transformer en glouton classieux – genre manger des chips façon pub Bordeaux Chesnel), et éventuellement, on se force à participer à un événement dont on a que faire. Mais force est de constater que pour sa première édition, les [TIME] Awards sont passés à la vitesse de l’éclair. Mettant ma langue de pute au placard. Fuck.

  • Date : 16.11.09
  • Adresse : 21 rue Yves Toudic 75010 Paris
  • Téléphone : 01.40.20.40.25
  • Web : www.alhambra-paris.com

Si t’as pas envie de te farcir le texte, t’as les photos des « concerts » par là. Rien de bien folichon (les photos, pas les concerts)

Il faut dire que le succès de cette soirée reposa avant tout sur les frêles épaules de la séduisante Linda Lorin, qui officie en tant qu’animatrice sur OUI-FM (et plus récemment chroniqueuse dans les matinales sur France 5) : peps, phrases qui font mouche, débit accrocheur, sourire colgate ultra bright, coiffure parfaite. Oui, elle était la muse de l’Alhambra, et son entrain a permis à cette soirée de ne pas sombrer dans le solennel (ou de déprimer pour certains qui attendaient peut-être un éventuel prix)

Alors c’est quoi le [TIME] Awards ? (avec les crochets hein, parce que sans, ça ne veut plus rien dire). Et bien, on nous dit dans le joli mail promotionnel que cela signifie

The Indie Music Event

Tout un programme, donc. Même si l’on peut estimer que Barclay ou Warner sont à l’indépendant ce que Jean-Michel Jarre est au tricot, mais ceci n’est qu’un détail anodin. Parce que cette soirée fut le témoin de prestations lives de qualité, de projections de clips souvent méconnus, et les remises des différents prix (meilleur label, meilleur manager, meilleur blablabla) étaient écourtées à son minimum syndical, évitant ainsi de sombrer dans l’auto congratulation nombriliste souvent si chère – et inéluctable – à ce genre d’événements.

Afin de tout emballer en moins de 1h30, les lives de Mélanie Pain, Skip the Use, Jil Is Lucky, Simone elle est bonne et PacoVolume furent pour le moins expéditifs : 2 titres par tête, difficile de faire plus lapidaire. Toutefois, malgré cette limite temporelle, deux groupes ont réellement tiré leur épingle du jeu : Skip the Use, complètement habité et quelque peu fracassé du bocal – eh mec, tu fais pas danser un boss de label comme ça hein – et Jil Is Lucky, se faisant remarquer dès les premières secondes avec son humour particulier (on ne sait jamais s’il plaisante ou pense ce qu’il dit, et cette ambiguité est absolument extatique).

Et donc, niveau prix, ça donne quoi ? On pourrait dire, pour résumer, que « ça a été la fête chez Atmosphériques » parce que si quelqu’un dans l’auditoire n’avait jamais entendu parler de Charlie Winston, je pense qu’en repartant, la lacune était résorbée.

Catégorie Découverte de l’année

Etaient en compétition : The Rodeo, Pamela Hute, PacoVolume, Ladylike Dragons, Zak Laughed. A ma plus grande surprise, parce que c’est limite mérité pour de vrai, Pamela Hute. (Ici au HibOO, c’est surtout Sarah Bastin qui la suit depuis un bail. Tout ce qui concerne Pamela Hute sur le HibOO)

Catégorie Meilleur premier album

Etaient en compétition : Pony Run Run, Jil is Lucky, Skip the use, Mélanie Pain, Naïve New Beaters. Grosse surprise une fois de plus, Pony Pony Run Run l’emporte. Toutefois ici, je me sens obligé d’exprimer mon désaccord profond. Jil Is Lucky a offert ici de très loin le meilleur opus, sur tous les plans. Et rien à voir avec la choucroute, mais 2 heures avant l’événement, j’ai pécho Skip the Use pour un HibOO d’Live sur un pont du Canal St Martin :

Catégorie Artiste Oui FM de l’année

Etaient en compétition : Stuck In The Sound, Charlie Winston, Phoenix, Eiffel, General Elektriks. Pan, dans le mille, Charlie Winston.

Catégorie Révélation Live

Etaient en compétition : Birdy Nam Nam, Stuck in the Sound, Naïve New Beaters, Shaka Ponk, Beat Assailant. Je me permets ici un aparté. Ce prix a été remis et animé par le fondateur d’Infoconcert. Le site qui parait qu’il fait avec sa nouvelle version aux antipodes du Web 2.0 user friendly 1 500 000 visiteurs / mois. Linda l’interpelle sur le nombre hallucinant de concerts qu’il a vu cette année : 50. 50 concerts par an. Soit 1 par semaine. Croyez-moi, ça m’a fait bizarre. Aparté terminé. Birdy Nam Nam gagne le prix. Une fois de plus, total désaccord, mais que voulez-vous hein, on voit peut-être trop de concerts pour de vrai (Stuck, Naïve ou Shaka auraient « dû » gagner)

Catégorie Label de l’année

Etaient en compétition : Barclay, Cinq 7, Because, Warner, Atmosphériques. Alors je ne sais pas où commence et où se termine l’appellation galvaudée de label « indé », mais dans ma tête, ça se rapproche plus de Fargo, Mon Slip, Differ Ant ou encore Vicious Circle. Ou plus généralement, des structures qui n’ont pas dans leur écurie des artistes capables de remplir un Parc des Princes, un Grand Palais ou encore des Zénith et/ou Olympia. Mais passons, passons. Le gagnant est Atmosphériques, qui a donné l’image d’une vraie famille bossant main dans la main, et ça, c’était plutôt cool à voir.

Buzz de l’année

Etaient en compétition : Make The Girl Dance, Ladylike Dragons, Simone elle est bonne, Orelsan, Charlie Winston. J’ai vraiment raté un épisode. Non parce que buzz, ça veut dire dans mon esprit de rapace nocturne « capacité à imposer un projet musical souvent sans intérêt en faisant exploser les stats en peu de temps ». Dès lors, le gagnant tout désigné était « Make the Girl Dance » et son fameux clip en plan séquence rue de Montorgueil. Bah non, c’est Charlie Winston. X-Files, sur ce coup là, mais bon.

Manager de l’année

Etaient en compétition : Vincent Carpentier, Bruno Delport, King Shag, Julien Soulié, Jeff Génie. Je ne connaissais personne à part Jeff Génie. Ca tombe bien, c’est lui qui a gagné. Il était tout timide, c’était mignon (non parce que quand vous le connaissez, c’est le mec qui possède ZE assurance et qui gère nickel les situations les plus inextricables)

Catégorie Clip de l’année

Etaient en compétition : The Hickey Underworld (Blonde Fire), Shaka Ponk (How we kill stars), Metronomy (A thing for me) , Unkle (Heaven), Sporto Kantes (Slits). Outre les lives et la présence de la succulente Linda Lorin, les professionnels ont pu, de gré ou de force, assister à la projection de ces cinq clips. De gré parce que Shaka Ponk, Metronomy, Unkle et Sporto Kantes ne ressemblaient en rien à une bande-annonce de Saw. En revanche, la diffusion de l’incroyable Blonde Fire de The Hickey Underworld a fait tourner plus d’une tête (le clip n’a pas grand chose de trash, mais l’allégorie qui s’en dégage est plutôt malsaine et nous renvoie à la condition primale de l’espèce homo sapiens sapiens, provoquant un certain malaise). Contre toute-attente, Shaka Ponk a remporté le prix. Damant le pion devant Unkle (joli clip mais CHIANT, mais tu t’imagines même pas à quel point : des skatteurs en slow motion du début jusqu’à la fin, ponctué par une explosion finale elle aussi en slowmotion, trop bien). Pour ma part, The Hickey Underworld m’a littéralement subjugué (le réalisateur a surtout créee un court-métrage d’horreur avant même de penser à un clip).

La première partie de soirée se termine sous le très speed live de PacoVolume ; certains ont soif, et heureusement, Ricard était là pour répondre à ce besoin primaire (oui parce que figure toi qu’à l’Alhambra, boire est une option inexistante, même en temps normal, et c’est bien dommage – oui parce que malgré les rumeurs, ne buvant pas une seule goutte d’alcool, Jack Daniels ou encore Smirnoff ne sont pas trop potes avec mon gosier)

publié par Rod le 17.11.09

archives.le-hiboo.com

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4 commentaires

  1. EXCELLENT résumé de la soirée :)
    (Par contre pour info, il y avait des softs à l’étage)

    Répondre
  2. Juste pour dire que Differ ant n’est pas un label, mais un distributeur…

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  3. A part l’intro à côté de la plaque entièrement amha, d’accord avec ton avis sur les différents prix

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