Fever Ray et Röyksopp – This Must Be It
TweetDepuis ses débuts en tant que moitié de The Knife, Karin Dreijer Andersson et son frère se sont bâti avec Silent Shout une identité visuelle alternative à laquelle le public n’a guère été indifférent. A tel point que NME leur accorda l’honnorable seconde place du classement des cinquante initiatives les plus avant-gardistes. Karin lance alors fin 2008 son projet solo électro-tribal Fever Ray, qui s’avère être le socle d’une performance visuelle bien pensée. Arrive donc le clip ahurissant de When I Grow Up ; son réalisateur Martin de Turah reprend le jeu sur les confusions des genres et des générations en alternant mouvement et immobilisme, obscurité et flash lumineux, gros plans et vues d’ensemble.
Effets visuels repris pour les réalisations de Triangle Walk et Seven avec un niveau de créativité laissant à désirer. En outre, élément non moins important, la pochette de l’album Fever Ray est dessinée par l’auteur du comics Black Hole, Charles Burns, qui y a violemment repensé les codes esthétiques du genre. Les composantes de Fever Ray sont dessinées. C’est un projet moderne auquel visiblement rien ne ressemble. Il attend sa consécration. Que manque-t-il ? Un live où Karin serait déguisée en druide ? C’est fait.
Celle qui empiète dangereusement sur le trip hop nordique de Björk a frappé où on ne l’attendait plus. Fever Ray signe le remix de This Must Be It du bankable duo électronique norvégien Röyksopp sur un clip faisant d’un champ d’herbes hautes the place to be pour une quinca party en plein retour aux fondamentaux post-crisesque. A voir.
http://www.youtube.com/watch?v=4iLkZMCZNmc
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