Keith Jarrett – The Köln Concert
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Tracklist
- Part I
- Part IIA
- Part IIB
- Part IIC
Une fois n’est pas coutume parlons d’un vieux CD et de Jazz en plus. Donc alors que la cité de la musique accueille toute cette fin d’année une expo dédiée au Géant Miles Davis on peut lire bien des articles sur le fabuleux Kind of Blue, album de jazz le plus vendu de tous les temps. Parmi les musiciens de Miles Davis il y avait un jeune pianiste qui détient lui aussi un record pour un album de jazz mais en solo cette fois, il s’agit de Keith Jarrett et du Koln concert.
Keith Jarrett jouait du clavier électronique au sein des formations de Miles Davis, il avait abandonné pour cela le piano classique. Le concert à Cologne en 1975 faisait parti d’une tournée en solo lui permettant de revenir à cet instrument. Parmi tous les concerts de cette tournée celui ci est laissera la plus grande empreinte dans l’histoire de la musique.
Et pourtant ce concert faillit ne pas exister, en effet Keith Jarrett ne dormit pas pendant deux jours avant le concert (et quand on connait le caractère taciturne voire lunatique du monsieur on imagine son humeur), le piano prévu pour le concert sonnait faux et Jarrett le refusa en premier lieu. Dernier coup du sort, heureux cette fois, le concert ne devait pas être enregistré mais un technicien décida de poser des micros pour les archives de la salle, sans cette initiative seuls quelques élus auraient pu en profiter.
Venons en à la musique, et pour faire bref on peut dire que c’est de la magie à l’état pur. Sans aimer le jazz on est happé par la fluidité de la musique, comme si chaque note posée à l’improviste nous traversait littéralement faisant vibrer le moindre de nos atomes. On retient son souffle entre chaque pause, le cœur bat à chaque note, on se laisse transporter par des accords si naturels qu’on se demande si ils sont de ce monde.
J’ai découvert cet enregistrement j’avais une douzaine d’années, presque vingt ans d’écoute après j’en suis toujours à la première partie (le concert en contient quatre) tellement les 26 minutes d’émotions qu’elle procure sont déjà complètes. Les trois morceaux suivants faisant en tout une quarantaine de minutes j’ai encore de belles années de découverte devant moi. Et quand on sait que tout cela est de l’improvisation on comprend de suite que l’on est devant une manifestation flagrante du génie qui peut habiter un artiste.
Un disque essentiel.
Un petit bout de Part I (écouté intégrale du CD ici)
» Part 1 du live à écouter ici
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

Laurent S 22.10.09 | 08:52
Ou comment parler de façon détournée de l’actu Miles Davis :)
Jipes 22.10.09 | 10:23
On est bien d’accord c’est un disque a avoir absolument dans sa discothèque pour l’intensité et la liberté de la musique qui y a été captée. Je n’aime pas tout ce que fait cet artiste loin de là mais sur ce disque il y a vraiment des moments de pure magie !
Laurent S 22.10.09 | 10:25
Tu as bien raison sur le terme magie, y a des enchainements qui dépassent l’entendement. Après le personnage est ce qu’il est et sa production bien évidemment a du mal a atteindre les sommets du Koln Concert.