Cougar au Batofar : pensées humides

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Scooter : une soudaine pluie de mousson s’infiltre dans mon manteau, ruisselle dans ma nuque, transforme mes chaussures en vases… Je suis plus près de la maison que de la salle, je peux encore faire demi-tour. Allez, trempée pour trempée, autant voir la version live d’un des meilleurs disques de l’année.

  • Date : 07.10.09
  • Adresse : 11 quai francois mauriac 75013 Paris
  • Web : www.batofar.org

La scène accueille de justesse les cinq jeans/tee-shirt/casquettes et leurs instruments : trois guitares, une basse, une contrebasse, une batterie, un synthé et des bidouilles technologiques… et une magnifique peluche du félin, qui veille sur l’ensemble. La salle est à l’image du groupe : sage et trentenaire, à lunettes et prête à dodeliner de la tête sur les morceaux. C’est la première en France de Cougar qui vient livrer ses nouveaux titres issus de Patriot. Et pour une première, hormis le fait que le public se soit découragé du fait de la pluie, c’est un sans faute.

La setliste fait honneur au nouvel opus, tous les titres que nous attendions (Florida Logic, Rhinelander, Endings) sont d’un niveau remarquable. Les guitares grondent, le batteur affiche un visage si concentré qu’il en abime sa caisse-claire, chacun est à la fois focalisé uniquement sur l’exécution des morceaux et à l’écoute des autres membres du groupe, il s’en dégage une souplesse de jeu et une atmosphère grisante. Seule Thundersnow n’est pas aussi époustouflante que ce à quoi on s’attendait. On pourrait aussi reprocher l’enchaînement de titres très doux qui auraient peut-être mieux laissé le concert respirer s’ils avaient été entrecoupés de morceaux plus dynamiques.

Fin du concert, un titre pour le rappel, joué en trio, le batteur et l’électronicien semblent avoir trop donné de leur personne pour revenir jouer. Ce groupe est parvenu à détendre un public crispé (par le froid, le stress de la vie…) en jouant de la musique plutôt dynamique. Encore sur un petit nuage, on se fait mettre dehors par des vigiles un peu brusques. Dehors tout est calme, la pluie s’est arrêtée et l’on rentre apaisé, la tête pleine d’images de plaines désertiques et sauvages, où le soleil de plomb vous brûle la nuque et où parfois, se profile un cougar à l’horizon. Animal souple et distingué, on ne peut que le prendre en affection tout en redoutant qu’il approche trop près. Voilà un groupe qui au moins porte très bien son nom.

Cougar se révèle un groupe de qualité à part entière, atteignant les plus nobles rangs, sur disque comme sur scène. Ca valait bien la peine d’avoir les fringues moites !

Retrouvez cet article sur les Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes |
Crédit photo : Michaurel

publié par Violette R.O.L.L. le 08.10.09

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5 commentaires

  1. J’aurais voulu y être mais j’avais prévu Jeremy Jay.
    Et puis avec les pluies torreentielles, je suis allé nulle part…

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  2. J’aurais voulu y être mais mais mes oreilles en ont décidé autrement. Dommage vraiment LE concert auquel j’aurais voulu assister en cette rentrée…

    Répondre
  3. Ben moi j’y étais, et c’était parfait. Mouillé, très mouillé, mais parfait! j’ai raté la première partie par contre, comment était-ce?

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  4. Ahah même les organisateurs ne se souvenaient plus de son nom,
    une danoise prénommée ???? qui a poussé quelques cris histoire de chanter,
    pour tout dire ce n’était pas passionnant :)

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  5. Grâce à Nicolinux, on sait que la première partie s’appelait Théa Hjelmeland :) http://www.myspace.com/theahjelmeland

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