Orly Chap’ + Nicolas Vidal aux 3 Baudets

Le Festival des Attitudes Indé fait la part belle aux jeunes artistes. Durant une semaine il organise différents concerts au sein des lieux culturels du XVIIIè. Ce soir le rendez-vous était donné aux 3B pour découvrir Nicolas Vidal et surtout revoir Orly Chap’.

  • Date : 02.10.09
  • Adresse : 64 Boulevard de Clichy 75018 PARIS
  • Téléphone : 01.42.62.33.33
  • Web : www.lestroisbaudets.com

Nicolas Vidal (www.myspace.com/vidalnicolas)

Foulard autour du cou et démarche de dandy, Nicolas Vidal entre sur scène avec ses comparses bassiste et guitariste. Il en faut peu pour satisfaire le public ce soir. Aux premiers abords on apprécie son écriture qui mêle érotisme et modernité, ironie et quotidien. De même que les simples mélodies pop qui sonnent 80’s grâce à son synthé strident vous font de l’oeil. Heureusement on se rend bien vite compte que Nicolas Vidal est un usurpateur.

Tantôt Chamfort, tantôt Daho, il n’arrive pas à trouver sa place; lorsqu’il balance son bassin, son mouvement est si peu naturel qu’on craint le déboitement de hanche. On pourrait aussi parler de sa voix, mais vaut mieux ne pas trop accabler le monsieur et lui suggérer de se contenter d’écrire.

Orly Chap’ (www.myspace.com/orlychapmusic)

Après un passage au Québec pour une résidence, Orly Chap est de retour à Paris. Dès les premiers morceaux, on se prend en pleine face son énergie. Bien que seulement accompagnée par David à la guitare, sa prestation n’a rien à envier aux groupes rock complets. Les parisiens étant timides et les fauteuils bien confortables, on hésite à se lever mais quand l’artiste en fait la demande, ni une ni deux tout le monde est debout. Tout de suite on se sent mieux et la musique fouette votre corps entier.

Chaque titre est incarné au plus profond de son propos, c’est tout le corps de l’artiste qui crie des paroles d’amour. A la façon d’une Janis Joplin – en plus sobre – Orly Chap donne vie à ses chansons, à la virgule près. Et même lorsque la musique n’est pas, la vigueur de ses poèmes récités font office de musique. En effet ces intermèdes baroques mettent en avant l’homonymie et les sonorités des mots.

Regard captivant et visage illuminé, Orly Chap’ fascine le public. Beaucoup sont surpris par la force qui émane de cette bouille de lune. Que les 3B soient plein à craquer ou non, l’intensité du concert est sans égal. Quand vient le moment de jouer des morceaux plus calmes, le temps semble se figer. J’ai la flegme joué à l’acoustique vous remue les tripes comme c’est pas permis; dommage que nous étions si peu à ressentir ce phénomène.

publié par zecharlie le 03.10.09

myspace.com/charli3adrienn3

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6 commentaires

  1. yves-marie 6.10.09 | 10:18

    Il m’a semblé que NIcolas Vidal avait lui aussi pas mal de flegme et de distance avec lui-même… Une qualité qui, en live, rend ses chansons d’autant vivantes et drôles. Orly chap’ est une drôle de personne scénique : Explosive ! Et il n’était que deux sur scènes….

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    • charlotte 7.10.09 | 09:01

      Peut-être la distance n’est pas suffisante alors. Je n’ai pas trouvé sa prestation si vivante que ça, au contraire je le voyais limite mal à l’aise sur scène, genre « ah je sais pas quoi faire pendant cette chanson » etc.
      Tu ne peux pas reprocher à Orly chap’ d’être 2 sur scène (pour des questions budgétaires) alors que le guitariste de Nicolas Vidal a eu des problèmes avec son instrument; ce qui manque de professionnalisme.

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      • Mademoiselle, apprenez à lire! Il n’ y aucun reproche dans le fait qu’Orly Chap ne joue qu’avec son musicien, au contraire, il dit QU’ils n’étaient que 2, sous entendu que s’ils étaient plus, ce serait encore mieux….Quand au manque de professionalisme d’un musicien, c’est un petit peu exagéré dans ce contexte…Que l’on aime ou pas un artiste ou sa musique, soit, que l’on considère un problème technique comme un manque de professionalisme, c’est avoir la vue bien basse.
        Cordialement

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        • charlotte 7.10.09 | 20:20

          au temps pour moi concernant Orly Chap’. Je ne pense pas que le problème de son lié au guitariste soit survenu comme ça, à plusieurs repriss et je suggère qu’il aurait été remarqué aux balances. C’est tout.

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  2. Comme quoi les goûts et la musique ne se discutent pas… Assise dans les premiers rangs, voici ce que Nicolas Vidal a fait parvenir jusqu’à moi : des textes touchants et dans l’air du temps qui donnent le sourire aux lèvres et se posent sur des mélodies qui donnent la bougeotte aux pieds. Bref, un joli moment et un vrai univers…

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  3. J’ai beaucoup aimé les deux prestations de vendredi dernier.
    Je trouve aussi que la performance de Nicolas Vidal, pleine de pudeur et de distance sied parfaitement à son répertoire. Ses textes ne sont jamais dans l’emphase et laissent suffisamment d’espace à l’auditeur/spectateur pour les occuper à sa guise et selon son vécu. Il aurait pu faire le malin mais il a évité cet écueil. C’est pour cela que je ne comprends pas la critique le taxant d’usurpateur. Des usurpateurs, ça ne manque pas dans ce métier, et là franchement je trouve le terme un peu déplacé.
    Quant à Orly, elle a dégagé une belle énergie et c’est tant mieux, car justement ses chansons s’y prêtent totalement.
    Chacun son univers et sa manière de le présenter, belle diversité

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