De Volanges – Caryatids
Tweet
Tracklist
- New European Princess
- The Clear Night
- I Can't Afford
- Static on the Run
- Romanesque
- Sentimental Carnage
- The Overall Picture
- Echoing Drifters
- Caryatid
- Cerulean Dark
La Belgique est en vogue depuis quelques années par chez nous, et il faut bien avouer que, parfois, cette fascination repose sur de vraies qualités, même si l’origine ne suffit pas pour expliquer le talent !
Après un premier album SDSS J090745.0+24507 (the Outcast) très connoté post-punk/cold-wave, le trio renouvelé (retour d’un batteur qui avait déjà officié il y 12 ans dans le groupe) ose changer d’optique et s’ouvrir à des sons plus accessibles au grand public, sans pour autant révolutionner une formule qui finalement dure depuis quasiment 20 ans, et qui est d’une efficacité redoutable en concert…
Une pochette grise, agrémentée d’une photo noir et blanc très sombre, un livret à l’avenant, avec des clichés pris dans un paysage industriel dévasté, on est loin d’un quelconque rock festif, ici la crise n’a pas attendu 2008 pour apparaître et asséner ses coups, et la noirceur de l’atmosphère se retrouvera souvent dans la musique du trio…
L’entrée en matière est d’ailleurs assez brutale, avec une voix qui entame soudainement les hostilités, avec suffisamment de réverbération et de mise en avant pour annoncer le fracas des guitares qui vont suivre, et la répétitivité, autant dans les textes scandés que dans la musique rappelle le côté industriel et mécanique prévu… Au fil des morceaux, on trouve des références musicales assez diverses, entre rock héroïque à la New Model Army (i can’t afford), rock classique à la Mission (the clear night), punk acéré évoquant Warsaw ou Frustration (static on the run), rock gothique à l’ancienne façon Bauhaus (sentimental carnage) ou guitares très Cure sur echoing drifters… On trouve même quelques ballades (romanesque, cerulean dark qui fait penser à du Sex Gang Children très triste…), voire des guitares à la Chris Isaak sur le titre le plus long de l’album (caryatid), dont le calme début se transforme finalement en rock très énergique, et finalement on ne retrouve qu’un seul titre (the overall picture) pour faire directement le lien avec l’album précédent, ce qui prouve une vraie et efficace capacité à évoluer ! De fait, on retrouve finalement bien mieux sur cet album la puissance qui se dégage du groupe sur scène, même si certains pourront estimer que la délicatesse manque parfois…
Et pour ceux qui aiment les listes du type « qu’emporteriez-vous sur une île déserte », je garderai assurément new european princess, sentimental carnage et le très varié echoing drifters… cette sélection uniquement si je ne pouvais emmener l’album entier !
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

Pour afficher un avatar
/ votre photo avec votre
commentaire,
inscrivez-vous sur
www.gravatar.com