Amanda Blank – I love you

Tracklist

  1. Make it take it
  2. Something bigger, something better
  3. Make-up
  4. Gimme what you got (feat. Spank Rock)
  5. Lemme get some (feat. Chuck Inglish)
  6. Shame on me
  7. A love song
  8. DJ
  9. Might like you better
  10. Big heavy
  11. Leaving you behind (feat. Lykke Li)

Boston, 1er juin 2009, House of Blues : Amanda Blank enflamme cette salle de concert attenante à l’immense stade de baseball des Red Sox. Un peu plus de trois mois après, son premier album débarque enfin en France.

Amanda Blank, assurait alors la première partie de la fraichement rebaptisée Santigold. En un show très court de vingt minutes, la miss en sexy mini-short (elle est désormais indissociable de cet accessoire vestimentaire) éclabousse le public de son énergie souriante et positive. On serait même presque déçu par la prestation de sa marraine, pourtant tête d’affiche de la soirée. Les deux artistes sont amies, originaires de Germantown, un quartier au nord-ouest de Philadelphie et traînent avec les mêmes artistes, groupes et producteurs. Mais là où Santigold a un parcours doré destiné à une carrière musicale (cursus artistique à la Wesleyan University en compagnie de MGMT, puis A&R chez Epic ensuite), Amanda se fait plutôt une place à la force du poignet.

Une première apparition en 2006 comme biatch de luxe sur l’album YoYoYoYoYo de ses acolytes de Spank Rock, une participation à l’album Away from the sea du Rémois Yuksek, quelques collaborations avec Ghostface Killah, M.I.A, Santigold (forcément) et même Teki Latex finiront de faire monter la hype autour d’elle. Trois ans après ses débuts, c’est donc logiquement entourée de XXXChange (de Spank Rock), Diplo (producteur de M.I.A et… Santigold), mais aussi de l’homme à tout faire Dave Sitek (TV On The Radio) qu’Amanda Blank se lance dans le grand bain de l’album. Difficile dans ces conditions de s’affranchir des influences de ces mentors, surtout quand ils font la pluie et le beau temps du hip-hop électronique du moment.

Il aurait été imbécile d’attendre d’I love you qu’il soit l’album de l’année. Toujours impeccablement produit (le contraire serait un comble), il pèche parfois par une écriture un peu faible. Elle est toutefois toujours très justement compensée par le chant ou le flow d’Amanda. Car là est son secret : une pêche communicative qui donne tout simplement envie d’écouter ses chansons à fond, avec beaucoup de basses et de bouger son booty. Entre hip-hop et pop, quelques featurings viennent agrémenter les titres : les copains de Spank Rock, Chuck Inglish (débarqué du groupe de hip-hop chicagoan The Cool Kids) et l’incroyable voix de Lykke Li pour un Leaving you behind final parfait et lumineux. Les paroles sont souvent crues (Something bigger, something better) et quelques tubes viennent même agrémenter le tout (Shame on me ou l’immédiat Big heavy qui ferait un carton sur les ondes). Véritable album pop corn, on s’en goinfre jusqu’à l’indigestion, on se soigne, puis on y revient.

» www.myspace.com/amandablank

Cette chronique a été écrite pour Le Hiboo par Jean-Sébastien Zanchi de Good Karma

publié par Jean-Sébastien Zanchi le 12.09.09

www.goodkarma.fr

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2 commentaires

  1. Je ne connaissais pas ce nom avant de voir l’article et quelques heures après j’entends à la radio le titre A love song. Je ne sais pas si c’est dû au fait que le refrain contienne les mêmes paroles mais ça fait penser à une chanson de LL Cool J.

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  2. C’est en effet samplé en partie d’un vieux titre de LL Cool J, mais aussi Santigold.

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