Route du Rock 2009 #3 : A la recherche de la jouissance auditive

AGENDA RELATIF
Dominique A
  Festival Les Nuits de Fourvière (Lyon) - 18 juin
  Casino de Paris (Paris) - 19 juin

Dernière journée et non des moindres pour cette Route du Rock ensoleillée. Heures de sommeil cumulées : 8, Cafés : 7, Filtres audio : ok, copains : une vingtaine, bar VIP et cocktails : ok. On a tout ? Allez zouh !

Ca commence tôt (17h30) avec Gang Gang Dance que j’ai encore une fois eu le privilège de rater mais dont on ne m’a dit que du bien – notamment de la chanteuse. A vérifier à Paris prochainement donc.

J’arrive à peu près chancelante pour la prestation d’Andrew Bird. Scénographie recherchée de vieux cabinet de curiosités anglais, musiciens en forme, la pop-rock d’Andrew réussit à me requinquer pour tout les concerts qui vont suivre.

Les jeunes écervelés ne sont pas présents ce soir là, les groupes sont de plus haute voltige, le public est sensiblement plus âgé et sage. Dominique A porte cette lourde tâche de représenter à lui seul toute la France et ce qu’elle compte d’artistes intéressants. Dans Paplar, le petit journal local, il déplore l’absence de Holden au festival (normal, ils chantent L’orage aurais-je envie de répondre…), tape sur MBV et raconte son premier souvenir de Route du Rock : Saucisse. Seul sur scène avec sa guitare, son synthé et deux micros, il envoûte l’assistance en quelques minutes, alternant compos plus ou moins récentes. Quelques traits d’humour (pas facile de jouer au milieu d’une soirée d’artistes triés sur le volet, ça ne l’empêchera pas de jouer ce qu’il veut, pas forcément pour nous faire plaisir). Le nouveau morceau Manset est particulièrement touchant. L’homme salue, remercie et annonce le groupe suivant. Il est le premier à le faire de tout le festival, comme quoi, l’éducation, ça a du bon.

Lorsque Grizzly Bear paraît enfin après une dizaine de minutes de retard, l’assemblée est si concentrée qu’on pourrait entendre les mouettes du port brailler. Côte à côte, les quatre membres font front, concentrés, prêt à interpréter Veckatimest dans son intégralité ou presque. Look Geek – le guitariste porte un tee-shirt « Köln liebt mich », le batteur arbore un Mickey a trois oreilles – et musique de Nerd, la maitrise des instruments dans tout ce qu’ils ont de délicat, intemporel et grandiose. Mélodies planantes, on se sent comme transporté par une sorte de foi mystique. Les effluves d’encens couvrent enfin celles de moules et saucisses. Un dauphin et un homard en plastique s’envolent et parcourent les têtes du public. Mis à part un persistant problème de grésillement, Two Weeks est jouissif, While you wait for the others finit par me faire osciller la tête tels les Oui-Oui dont je prend plaisir à me moquer.

Après avoir eu l’impression de visiter le pays d’Alice au pays des Merveilles, on se retrouve propulsés dans la contrée électronique acide Simian Mobile Disco. Scénographie splendide avec jeu perpétuel de lumières et d’effets d’optiques, les deux compères tournent en permanence autour de leurs machines et font autant de génuflexions que le public fait de bonds et agite les bras. Déluge électronique, pluie de beats, cascade de samples, la nuit étoilée de St-Malo n’aura pas connu l’eau ce soir mais on s’en sera quand même pris plein les oreilles. Les titres retenus ne sont pas mes favoris et le son n’est pas toujours réglé come il faut, mais pour le reste rien à redire, Simian Mobile Disco est un groupe qui tient la Route (du rock et de l’electro).

Ecouté d’une oreille et observé d’un œil, Autokratz clôturait le festival. Cet être squelettique aux allures de Nosferatu est tellement effrayant et ressemble tant à un camé avec ses veines explosées et tatouées que je ne préfère pas trop regarder. Je préfère quitter les lieux avant d’être tentée de rester à l’after où Gang Gang Dance va mixer jusqu’au matin, il faut rentrer à Paris.

Conclusion, comme pour tout festival (exception faite du génial Garden Nef Party d’Angoulême), il y a du bon et du mauvais dans les groupes retenus et présentés. Je garderai comme points d’orgues Grizzly Bear et Peaches à ma grande surprise. Ce retour en terre natale laisse pour la première fois des traces très positives. Cool je vieillis :)

Retrouvez une autre version de cet article et des bonus sur les Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes

Crédit photo : Michaurel

publié par Violette R.O.L.L. le 17.08.09

jamaisdaccord.com/

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2 commentaires

  1. Aspirine 21.08.09 | 14:41

    Manset pas Mancey, trop de coktails surement

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  2. Ahah oui effectivement ! Pour Gérard !
    Mais Mancey est une petite commune française qui aurait aussi bien collé pour ce titre…

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