The Horrors – Primary Colours

Tracklist

  1. Mirror's Image
  2. Three decades
  3. Who Can Say
  4. Do You Remember
  5. New Ice Age
  6. Scarlet Fields
  7. I Think Only of You
  8. I Can't Conrol Myself
  9. Primary Colors
  10. Sea Within a Sea

The Horrors. Un petit groupe anglais né en 2005, tout frais arrivé sur la scène nationale via les tabloïds et leurs histoires de cœur avant même de passer par la case « scène ». Se revendiquant du punk/garage, écrase-merdes aux pieds et vêtus de noir, presque terrifiants pour des brindilles pas plus épaisses que mon poignet – Ce qui est un exploit, croyez-moi.

On aurait pu croire que l’histoire serait terminée avant d’avoir commencé – Mais après leur premier album, Strange House sorti en mars 2007, voilà qu’ils remettent ça. Dans un autre style parait-il, moins hurlant, plus efficace, et un peu moins dégoulinant de khôl. Et avec l’appui de Geoff Barrow, membre de Portishead, pour la production de ce nouvel album baptisé Primary Colours.

Je ne lis jamais les critiques sur d’autres sites avant d’écouter un album, ou de lire un livre. Mais permettez-moi tout d’abord de vous préciser que beaucoup m’ont semblé particulièrement élogieuses.
Largement trop.

Primary Colours est un ouvrage fastidieux, de ceux des premières années du copiste valeureux mais sans génie qui s’échine devant ses grands maîtres, en tirant la langue au creux des allées sombres d’un obscur musée de campagne. Sauf que les maîtres de The Horrors sont plus adeptes du cuir que du velours, et davantage dans l’alcool que dans la peinture à l’huile.

Le début de l’album est poussif et d’un ennui mortel. La voix faussement nasillarde de Faris Badwan ne décolle pas de soit-disant influences qui en deviennent plagiats – L’atmosphère totalement rocko-punketto-garajevo saute aux yeux, et malheureusement aussi, aux oreilles.

Attention, clip horrible :

Il faut attendre la 5ème chanson (Et donc, résister à l’envie de switcher sur quelque chose d’un peu moins fade) pour qu’enfin quelque chose se passe avec New Ice Age. Soudain, de l’air, de la lumière, de l’espoir, que dis-je ! Presque de l’originalité. Les influences sont toujours présentes mais le morceau est soudain plus entrainant, la voix moins lénifiante.

Scarlet Fields transforme l’essai, et soudain l’album prend une autre tournure : Plus naturel, plus personnel peut-être. Et surtout, plus velu. Même si on attend, à la base, peu de virilité de la part de brindilles en legging.

I Only Think of You résonne et enfin, on touche à l’essentiel, enfin, quelque chose vibre. Le groupe semble avoir abandonné l’idée que tout a déjà été fait : C’est le réveil des hormones d’ados qui auraient pu friser le remake éternel de la discographie des Cramps dans un bouiboui de la banlieue de Londres. On est pas passé loin du désastre…

Tout ça pour dire quoi, au final ? Primary Colours n’est certainement pas un chef d’œuvre, ou l’album de l’année.

Cela dit, après avoir ingéré du faux The Cramps, du pseudo Nick Cave et dégusté un ersatz de My Bloody Valentine, il apparait que lorsque The Horrors se décide à y mettre sa touche personnelle, on a là un petit quelque chose qui pourrait faire de l’effet. Notamment ses espèces de dissonances parfaitement calibrées qui entrainent les dernières chansons de l’album, et qui méritent à elles seules un traitement particulier …

Reste à mettre tout ça tranquillement au fond de la cave, et à attendre que ça prenne un peu de bouteille.

» www.myspace.com/thehorrors
» www.thehorrors.co.uk

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7 commentaires

  1. Héhé, welcome ! :)

    J’aime beaucoup « Sea with a sea » sur cet album qui reste bien inégal en effet.

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  2. Tiens, c’est marrant, j’ai vu pas mal de gens dirent qu’ils avaient aimé cette chanson, la dernière d’ailleurs ; Ben moi pas du tout.
    Pas accroché aux deux dernières de l’album en fait.
    En fait pour moi y’a 4 chansons à sauver, et puis c’est tout.
    Enfin pour un groupe qui faisait du punk dans son garage pour emballer les filles et emmerder leur parent, c’est déjà un bon début…
    (Et puis c’est ma 2ème chronique d’abord.)

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  3. Argh, j’avais pas vu la première !

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  4. Ouh lala le clip :s
    pourtant ils s’étaient pas fait faire le précédent par Chris Cunningham?

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  5. Bon, et bien bibi y pense que cet album mérite un 10/10. Et pour l’instant il reste indétrônable de son podium du cru ‘09. Faire une critique de ce disque est difficile (comme toute chronique..) mais je pense sincèrement que la noirceur et l’atmosphère mystique qui s’en dégage vont faire de lui un classique du rock.

    « Enfin pour un groupe qui faisait du punk dans son garage pour emballer les filles et emmerder leur parent, c’est déjà un bon début. »
    Pour un groupe influencé par les new york dolls, il est normal de faire ce style de musique. même si le groupe des 70s s’est ruiné après leur second disque (ça a permis aux heartbreakers de naître, c’est déjà ça. :p). mais j’aimerai bien souligner l’effort artisitique effectué par the horrors (nom du groupe qui va bien avec l’album n’est-ce pas?) pour nous plomber un pareil album.
    le fait est que je continue à apprécier les artistes qui prennent aujourd’hui des risques (comme jack peñate avec son dernier disque) et voir un album comme primary colours cuvée 2009. alors vivement rock en seine pour la confirmation. :)

    ps: tant qu’on y est, je l’aime bien aussi ce clip psyché où les couleurs sont de la partie. :)

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  6. Ils ont bien choisi leur nom ceux là :D

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  7. plutot d’accord. cet album est une très bonne surprise pour 2009, parce que personne n’aurais parier sur un revival cold comme celui là. les arrangements sont énormes, tous comme les textes, et pour les gens de 20 ans ( comme moi, enfin 22 :) ) qui attendaient désespérément d’avoir enfin un semblant de groupe rock générationnel, c’est en train de ce faire, et rock en seine à bien confirmé tout ca . attendre avec impatiente la suite.

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