Peter von Poehl + Air à la Cigale SFR

Air présentait hier soir son Pocket Symphony Tour à La Cigale. Unique date française et parisienne aux dimensions plutôt intimes pour le duo Versaillais accompagné d’un clavier (d’une bonne dizaine à vrai dire…) d’une basse/guitare et d’un percu. Le groupe avait ainsi confié l’ouverture de rideau à Peter Von Poehl et sa pop/folk rafraîchissante.

Peter Von Poehl (web)

C’est dans une version réduite que le dandy aux interminables jambes et à la blondeur éblouissante nous a présenté quelques titres de son remarquable et remarqué premier album « Going to where the tea trees are ». En solo sur scène muni d’une simple guitare, ce qui est un peu dommage, car l’absence de cet aspect tridimensionnel que forment les basses/batteries et synthé sur ses compositions se fait cruellement ressentir. Les aficionados du grand blond seront en revanche ravis de découvrir des versions épurées et détournées de leurs titres préférés et inédites. Mais ceux qui voulaient l’entendre siffler sur « The story of the Impossible » ont sûrement été quelque peu déçus. Un artiste à découvrir d’urgence pour les retardatAires !

Air (web)

Dernière date européenne et unique date française pour Air avant le live en juin prochain au château de Versailles en compagnie de Phoenix, Alex Gopher et Etienne de Crécy – autrement dit la soirée « Home Sweet Home » – qui partira ensuite au pays du burger king size puis enfin vers d’autres contrées lointaines. A peine arrivés sur scène, JB Dunckel et Nicolas Godin sont accueillis en héros par la salle entière. Ce qui viendra par la suite sera un set un tantinet court mais jouissif. Une qualité acoustique quasi irréprochable où chaque note irradiera nos sens les plus précieux. Air jouera ainsi ses titres imparables d’une aisance manifeste et laissera le public se délecter de ces petits bijoux sonores réarrangés pour les représentations live (Venus, Kelly Watch the Stars, Playground Love en version instrumentale, Cherry Blossom Girl, Run, l’énormissime Sexy Boy, Once Upon a Time, Mer Du Japon…autant de titres qui nous illuminent de l’intérieur. Cependant, il y a tout de même ce petit regret de ne pas avoir entendu la moindre note de shamisen ni koto par Nicolas Godin. Ces instruments japonais qui ont valu tant d’éloges au nouvel album « Pocket Symphony ». Un live enchanté surenchéri par deux rappels : le premier invitant Mlle Charlotte Gainsbourg interpréter deux morceaux (mais pas de 5.55…) et le second Neil Hannon, chanteur/leader de Divine Comedy, pour l’un des featuring phares du dernier disque « Somewhere between Waking and Sleeping ». Un concert aux Airs de Best Of, mais peut-on en vouloir à un groupe de jouer ses titres les plus magiques ?

publié par Seb le 30.03.07

www.flickr.com/photos/fotomato

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Un commentaire

  1. Salut!
    si tu souhaite mettre qq photos pour illustrer ton article, tu peux en prendre chez moi, si tu veux!

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