Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé
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L’étau démoniaque de Voldemort se resserre sur l’univers des Moldus et le monde de la sorcellerie. Poudlard a cessé d’être un havre de paix, le danger rode au coeur du château … Mais Dumbledore est plus décidé que jamais à préparer Harry à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Pour les aider dans cette délicate entreprise, Dumbledore va relancer et manipuler son ancien collègue, le Professeur Horace Slughorn, qu’il croit en possession d’informations vitales sur le jeune Voldemort. Mais un autre « mal » hante cette année les étudiants : le démon de l’adolescence ! Harry est de plus en plus attiré par Ginny, qui ne laisse pas indifférent son rival, Dean Thomas ; Lavande Brown a jeté son dévolu sur Ron, mais oublié le pouvoir « magique » des chocolats de Romilda Vane ; Hermione, rongée par la jalousie, a décidé de cacher ses sentiments, vaille que vaille. L’amour est dans tous les coeurs – sauf un. Car un étudiant reste étrangement sourd à son appel. Dans l’ombre, il poursuit avec acharnement un but aussi mystérieux qu’inquiétant… jusqu’à l’inévitable tragédie qui bouleversera à jamais Poudlard … (Fiche Allociné)
Lorsque paraît la saga Harry Potter en 1997, je suis déjà trop vieille pour m’identifier comme il se doit aux personnages créés pour grandir au rythme des enfants découvrant le monde fantastique de l’adolescence en prime d’une école de magie et d’un tas de problèmes qu’ils n’imaginaient pas. Et lorsque les films adaptés des romans paraissent, je les regarde avec curiosité et… grande déception. Harry Potter au cinéma ou comment flinguer un personnage de fiction qui avait tout pour réussir.
Mis à part le pari plutôt excitant de choisir des enfants pré-ados et de les voir grandir sur les écrans épisode après épisode et de pouvoir bénéficier des derniers joujoux de la haute technologie pour avoir des effets spéciaux capables de vous faire trembler dans votre petit siège de velours rouge, adapter Harry Potter au cinéma ne présentait pas plus d’intérêt que ça.

Alors certes on ne pouvait pas savoir que les acteurs interprétant Draco Malfoy (Tom Felton) ou Harry Potter (Daniel Radcliffe) perdraient tout charme, talent et intérêt en grandissant. Cela faisait partie du coup de poker. Casting heureusement rattrapé par une Hermione Granger (Emma Watson) et un Ron Weasley (Rupert Grint) au top de leur forme qui redoublent d’ingéniosité et d’humour.
On ne pouvait pas non plus en demander beaucoup plus aux différents réalisateurs qui ont fait un travail d’unification de leurs styles assez remarquable. Si l’adaptation par Mike Newell (épisode 4) reste ma favorite, Chris Colombus (épisodes 1 et 2), Alfonso Cuaron épisode 3) et David Yates (tout le reste) s’acquittent plutôt bien de la tâche confiée.

Cependant la qualité créative de Yates décline sérieusement à chaque épisode. D’un Ordre du Phoenix prometteur (s’essoufflant cependant avant la fin), on a glissé vers 2h30 de film monotone et dénué de toute tension dramatique plausible, frisant parfois le ridicule, notamment lorsque Dumbledore-Gandalf se fait assaillir par des créatures aquatiques-Gollum.
Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé est l’opus du basculement : Severus Snape révèle enfin son appartenance aux forces du mal et Dumbledore s’en va rejoindre ses prédécesseurs, laissant Harry et ses amis devoir gérer la situation. Le film préfère se concentrer sur les tourments amoureux d’ados et l’intrusion des forces du mal dans l’Ecole de Magie. Sauf que cela avait déjà été exploité dans les épisodes précédents de façon plus poussée et de ce fait plus intéressante, en tête la mémorable scène de bal dan La coupe de feu. Draco Malfoy permettra le passage des Death Eaters dans le château, mais tout suspens est avalé dès les premières minutes du film puisqu’on nous le montre entrain de monter son coup. Draco apparaît toujours seul alors que ce personnage est campé comme un chef de meute poltron toujours entouré de ses fidèles serviteurs. Les Death Eaters n’effraient même plus tant ils nous sont montrés comme des guignols s’amusant à mettre le feu à des baraques. Seule Helena Bonham Carter est crédible puisqu’elle a Burton dans a peau et qu’elle incarne un personnage un peu fantasque…. Et on pourrait ainsi énumérer bon nombre de fautes de goût et de construction flagrantes et fatigantes. Si l’on pouvait reprocher aux opus précédents de parfois manquer de fluidité, certains raccords se faisant un peu trop sentir, on a ici le problème inverse : le film nous coule entre les doigts, pas d’intrigues, pas de rythme …
Un épisode qui n’augure rien de bon pour la suite lorsqu’on sait que Yates a décidé de le faire en deux épisodes. Le véritable problème de Yates est de ne pas savoir sur quel pied danser (ou de ne pas savoir les coordonner) : la noirceur d’une époque et de personnages directement inspirés de l’époque Nazie ou le fantaisiste et la beauté de monde féériques ? Confiés à Tim Burton, les épisodes auraient certainement eu plus de panache …
Cette chronique a été écrite pour Le Hiboo par Mauve de The Violette Roll
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Benjamin F 24.07.09 | 12:39
C’est marrant, bien que j’ai un avis complètement opposé et que j’ai particulièrement apprécié ce nouvel Harry (cf ma chronique : http://tinyurl.com/lnbv5a ), je suis relativement d’accord avec l’ensemble de tes arguments. « le Prince de Sang-Mêlé » est bourré de défauts mais je sais pas, c’est comme quand je matte « Lost », je vois les failles, les fautes de goûts, les erreurs de casting, mais cela ne m’empêche pas de trouver le tout jubilatoire.
En tout cas, ça fait super plaisir de te voir sur Le Hiboo (vraiment plaisir !!!)