Génération Réservoir : Lili Ster + Mr Toma + Emilie Satt au Réservoir

Découvertes à l’honneur dans un lieu étonnant : EMI Music Publishing présentait ses nouvelles pousses au public parisien dans un Réservoir plutôt bien rempli. Dans le cadre des présélections du Festival Génération Réservoir, nous avons ainsi pu découvrir trois artistes dénichés par la major dans ce cadre si atypique (baroque et vintage à souhait avec lustres, velours et tout le reste…)

Lili Ster (www.myspace.com/mynameislilister)

Une petite brindille blonde qui entre sur scène avec accessoires musicaux et clochettes. Prélude au concert, l’ambiance s’installe et la jeune femme prend position derrière son piano. On apprécie la fraîcheur de sa jolie voix et de ses paroles. On reste toutefois moins convaincus des mélodies et des influences qui valdinguent d’Emily Loizeau, à Jack Johnson en passant par Mika (il y aura une reprise de « Relax ») ou Camille (et c’est peu dire pour la ressemblance avec cette dernière). La belle surprise réside dans le duo avec Emilie Satt, avec (encore) une reprise de Ben Harper installant une aura céleste dans toute l’assistance.

Pour conclure, la toute mignonne Lili Ster nous a charmés mais sans trop nous convaincre. On attend avec impatience qu’elle trouve une réelle personnalité scénique afin de pouvoir totalement éblouir la scène une prochaine fois.

Mr Toma (www.myspace.com/monsieurtoma)

Après la jolie brindille, place au grand gaillard avec ses dreadlocks attachées. Mr Toma, seul à la guitare, propose sa vie sur fond de reggae, et en n’hésitant pas à maintes reprises à faire appel au public : « Voulez-vous vraiment le troisième couplet ? ». « Oooh oui ! ».

Très vraisemblablement bercé par la musique (et de la bonne s’il vous plait), Mr Toma capte immédiatement l’auditoire grâce à sa voix puissante (que l’on pourrait facilement comparer à celle d’Anis) mais surtout grâce à sa sincérité, sa modestie et sa plume. Cela va sans dire que le jeune homme possède une écriture de qualité, contestataire, employant les mots justes pour dépeindre les réalités sociales d’hier et d’aujourd’hui. En espérant revoir ce nouveau prince de la chanson « roots » avec cette fois-ci, d’autres musiciens pour l’accompagner.

Emilie Satt (www.myspace.com/emiliesatt)

On termine donc avec une boule de douceur, alias Emilie Satt et ses musiciens. La belle, entourée de sa horde masculine, fait basculer la vapeur de son côté. Le public, littéralement subjugué par la superbe voix de l’artiste (à la fois chaude, un peu rauque et faisant largement penser à Emiliana Torrini sur certains morceaux) ne peut qu’applaudir. On n’hésitera même pas à reprendre tous en chœur Highway to Hell (que l’on ne présente plus tant il a été repris par tout le monde).

Avec des ballades mélangeant folk, pop et country, Emilie Satt convainc et a tout pour plaire ; vocalement et rythmiquement en place (ce qui est loin d’être le cas de beaucoup d’artistes dites « découvertes »), on ne peut ainsi que saluer la performance, le professionnalisme et la générosité de ce jeune groupe sur scène. Le seul bémol résidera dans le côté un peu « plat » de certains morceaux qui, une fois écoutés, passent rapidement à la trappe aux oubliettes. Mais on est sur que très bientôt, le groupe saura trouver sa marche à suivre.

La soirée fut donc en demi-teinte avec ces 3 jeunes artistes/groupes qui ne demandent qu’à s’émanciper un peu plus que ce soit sur scène ou musicalement. Certains tiendront leurs promesses, d’autres non mais il n’en reste pas moins que l’initiative d’EMI Music Publishing et du Réservoir d’organiser ce genre de tremplins reste attrayante et pleine d’avenir.

Et pour les intéressés, ça continue jusqu’à fin juillet et l’entrée est libre …

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Un commentaire

  1. C’est clair que les génération réservoir, c’est bien. Des gens comme A24-13 et Zaz (elle a gagné d’ailleurs) y sont passés l’année dernière. Eddy la Gooyatsh (je sais jamais comment s’écrit son nom) a remporter la cession 2007 (la seconde). Cette année sera la 4ème édition de ce chouette tremplin (c’est plus un tremplin qu’un festival même si Marie de Vivo n’aime pas dire que c’en est un ;) ). Pour les même raison qui m’ont fait apprécier le Clak! festival (tremplin aussi, sur le même schéma), j’ai apprécié le festival « Génération Réservoir ».

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