Photographe de concert en 2009 et gratuité : inéluctable ?

Voici l’extrait d’un email d’un manager d’un groupe assez côté. Je me permets de le notifier ici pour 2 raisons :

  • pour construire la suite de l’article, article que j’avais envie d’écrire depuis un bail
  • parce que ce genre d’emails est devenu une sorte de lettre type copiée/collée que de plus en plus de managers, tourneurs et labels ont décidé de véhiculer tel un hoax

en général, il y a un « gentleman agreement » car les photos diffusées sur le site ou la page myspace de XXXXX (nom à remplacer en fonction de vos expériences personnelles) sont vues par des milliers et des milliers de personnes.

ça fait une exposition très large pour le photographe, et ça alimente la visibilité du groupe.

en tout cas, les photographes qui couvrent nos concerts en entier (et pas les 3 premiers morceaux d’usage) sont toujours heureux de nous remettre les photos après, et encore plus heureux quand celles-ci sont publiées sur le site ou autres usages.

Dans l’absolu, c’est vrai. Tout comme il est vrai dans l’absolu que proposer un album en téléchargement illégal sur son site ne va pas à l’encontre de la volonté de faire connaître sans frais à la masse globale Internet l’oeuvre de l’artiste. Et c’est ici que ça coince : on considère la musique comme un art à part entière (et c’est le cas), même si elle a toujours été intimement imbriquée à un modèle économique. La photo, depuis l’avènement du numérique – ou pour être précis, depuis sa propagation exponentielle dans les mains du grand public, que l’on va situer au alentours de 2005/2007 – n’est plus considérée comme telle, et se retrouve galvaudée.

Certes, parmi les 3 000 000 000 de photographes qui se prétendent en tant que tel, il y a de tout : du très bon, du très mauvais, mais quoiqu’il en soit, chacun veut véhiculer « sa » vision d’un événement, et est obligé de passer par un socle : tri des photos, retouche de ces dernières, diffusion sur le web (ce qui représente en général entre 1h et 5h de temps de travail). Cette surabondance au niveau de l’offre a permis à la demande de jouer sur les prix, en faisant chuter ces derniers de pratiquement 90% (une pleine page dans un magazine tenu par un mec qui porte tout le temps des lunettes opaques ne dépasse rarement les 100 euros ! Imaginez ce qu’il faut vendre pour en vivre).

Néanmoins, la demande dite « next gen » va beaucoup plus loin : le photographe est comme pris en otage auprès du bienfaiteur qui a daigné mettre son nom sur une liste, et doit se sentir redevable d’avoir eu l’autorisation de photographier un groupe, et il est « normal » d’offrir ces photos. La pratique s’est accentuée avec la génération dite « MySpace » où les fans offraient des clichés de piètre qualité pour alimenter les sites web officiels des groupes. Puis ces mêmes fans ont offert leurs photos dès lors que ces dernières furent à but commercial (DVD live, SongBook et toutes les goodies ayant un rapport avec un cliché live). Début d’un cercle vicieux amenant à la conclusion suivante « tout le monde donne ses photos, pourquoi certains veulent qu’on les paie ? »

Parallèlement, les conditions pour réaliser un reportage photo intéressant ont plus qu’empiré : pendant que d’un côté certains tentent de passer par les voies officielles, le reste de la salle est entrée avec son compact, son bridge et de plus en plus avec son reflex. Les règles du jeu ont changé d’un côté, mais pas du bon : le photographe qui a voulu être honnête ne sera autorisé qu’à shooter en général 3 titres, et devra sous les yeux souvent méprisants des molosses de la sécurité ranger son matériel, voire partir de la salle, pendant que les fans peuvent tranquillement filmer, déployer le flash à pleine puissance … et surtout obtenir des moments « clés », des images fortes qu’il est impossible d’obtenir durant la durée légale (pas encore de transpiration, un duo inattendu, un final avec les bras levés et la salle complètement allumée, un saut de guitariste qui ne se fait qu’à la 4ème chanson … etc). Bref, comme on peut le voir, avant de vouloir vivre de la photo de concert, et de se lancer dans l’aventure, il faut posséder avant tout un moral d’acier, et accepter d’être patient. Apprendre, et se démarquer des autres.

Photo Floue Volontaire Bokeh

Parce que la photo de concert ne se résume pas à faire « clic clac ». Certains ont une réelle démarche artistique, tentant de coller au mieux avec l’univers du groupe, en soignant ses cadrages, en faisant fi des règles élémentaires de la photographie (sous exposer ou sur exposer volontairement, flous, poses longues, explozooms …). Mais qu’importe : une photo de concert reste une photo, qu’elle soit « artistique » ou non, elle NE DOIT PAS être gratuite (sauf en ce qui me concerne pour les usages web « non commerciaux », et déjà là, rien que pour obtenir un backlink vers le HibOO, c’est limite s’il ne faut pas se transformer en Super Sayan niveau 4).

Alors je serais tenté de dire à tous ces groupes et managers, dont la plupart voient de bon oeil l’archaïque et anachronique Hadopi : il vous semble comme anormal de proposer un titre en MP3 en téléchargement sur un blog. Vous considérez ceci comme un vol. Ce qui est vrai. Pourtant, cette démarche permet une visibilité accrue du groupe. Un peu comme quand vous demandez gratuitement une photo à une personne qui tente de vivre de sa passion en lui argumentant que la visibilité prime sur la valeur. Sauf que 100 000 pages vues avec 0 crédit et 0 backlink (et quand bien même) ne servent pas à l’heure actuelle de monnaie d’échange pour payer un loyer, l’alimentation ou pour ne pas sombrer dans l’hyperbole, acheter / remplacer son matériel photo.

Pour vous, que représente la photo de concert ? Estimez-vous normal que des artistes qui se battent contre la diffusion gratuite de leur travail soient les premiers à vouloir des clichés sans contre-partie ?

Explozoom

PS : A titre personnel, je vends désormais chaque mois une dizaine de photos. Il faut donc prendre en compte que malgré la tendance actuelle, subsistent des artistes, des labels et des managers (voire des particuliers) qui préfèrent payer une image qui se démarque plutôt que se limiter à des clichés de fans certes gratuits, mais souvent sans valeur ajoutée (pour réaliser de bons clichés l’équation bon matériel+ opportunité est plus que souhaitée, même si non indispensable – je sous-entends pas là l’accès aux crashs barrières, ou sur scène, connaître le manager ou un membre du groupe … blabla).

PS2 : A titre personnel, toujours, je pense que la situation est impossible à renverser (à la différence de la musique, les erreurs proviennent de tous les côtés, que ce soit les fans ou photographes amateurs qui offrent leurs clichés, les managers qui veulent construire du commercial sans rien débourser, et les labels qui accréditent les amateurs qui vont par la suite offrir leurs clichés en guise de remerciement), et qu’il faudra soit énormément de talent, soit énormément de relationship pour continuer à avoir foi dans ce qui de toute façon n’a jamais été un métier véritablement porteur et rémunérateur (sauf pour ceux qui ont photographié Michael Jackson, éventuellement)

PS3 : A la décharge des nouveaux arrivants dans le milieu, on apprend souvent à être photographe live « sur le tas » sans connaître les règles d’usage, et sans forcément mesurer les conséquences du don de ses clichés. Même s’il semble désormais que ce soit de plus en plus fait « en toute connaissance de cause ».

PS4 : A voir également : Photographe de concert et argent : théorie, règles et exemples concrets par Juliette Robert

publié par Rod le 16.07.09

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138 commentaires

  1. Merci Rod pour cet article. Je soutiens ce que tu dis et me range à tes cotés pour dénoncer ce « phénomène ».
    Je ne compte plus les mails reçus de ce type où l’on me dit « j’aime beaucoup ce que tu fais »… « Peut on récupérer les photos…? » IL est évident que dès que je parle rémunération, soit j’ai droit à « Nous n’avons pas de budget pour acheter tes photos » ou alors plus de réponse du tout de l’expéditeur.

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  2. Il fallait le dire. Bravo Rod et merci pour cet article !

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  3. J’avoue ne jamais avoir pensé a ces evidences…
    A l’avenir je tacherai de monneyer un minimum plutot que de les donner, car meme avec mon pietre niveau certaines ont deja ete publiees et certainement au detriment de gens dont c’est le metier.
    Mea Culpa qq part.

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  4. Bien vu, bien écrit, très vrai, surtout quand tu abordes les questions de conditions de prises de vues finalement plus favorables pour les resquilleurs que ceux passés par la voie normale. Cela étant je t’arrête sur un détail : la situation n’est pas impossible à renverser, il suffit d’obtenir de la sécurité qu’elle fasse son boulot.

    On a des nouvelles de la super-pétition de l’UPC au fait ?

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  5. ça fait mal en effet, merci pour ton courage dans la publication de ces propos, Internet a ce problème de tout rendre Free …
    et vu l’avancée des sites communautaires etc … ça ne va pas aller dans le bon sens …

    Ici la photo, mais bientôt la vidéo, … le rédactionnel …
    les dangers du web et du tout gratuit commencent à se manisfester, enfin on commence à s’en rendre compte aujourd’hui … mais les « décideurs » ça fait très longtemps qu’ils ont vus les bonnes opportunités de ce …

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  6. Je suis d’accord a 100% mais est-ce bien utile de le préciser….

    Juste pour le fun: email du manager ‘worldwide’ d’un groupe qui monte qui monte qui monte chez EMI (après lui avoir montré qq photos en basse def/copyright):
    « Super, merci! Par hasard, tu ne les aurais pas en HD et sans les copyright pour qu’on puisse les utiliser en plus grand? »
    Mmmm, laisse moi réfléchir… non! mon appareil shoote direct en 72dpi par 10×15 et avec le copyright…… Lire la suite
    Qui l’a appelé pour le prévenir que j’étais blonde?!

    Marre de faire systématiquement des cours de droits de la propriété intellectuelle aux mecs des maisons de disques qui ont un bataillon d’avocats pour veiller au respect de ceux de leurs poulains….

    Et bien sur, quand j’ai dit ‘ »oui, mais show me the money », pouf pouf, disparu!

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  7. Bien écrit, hyper intéressant, nuancé et tenant compte des différentes problématiques, le tout avec une structuration narrative à l’avenant. Je pense que tu peux maintenant aussi vendre ta prose.
    Allez je RT sur Twitter !!!

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  8. Allez ! Journée POLEMIQUE dites donc !
    J’y vais de mon horrible plume :

    Sans revenir sur le probleme :
    Pro = 3 morceaux
    Versus
    Amateur tout le concert
    que je trouve autant debile que vous….

    Tant qu’il n’y a pas d’usage commercial, je ne vois pas pkoi qui que ce soit ne pourrait pas utiliser les photos (backlinkage obligatoire cependant) : Managers, artistes, mechantes maisons de disques, bloggeurs.
    - L’artiste t’autorise à exploiter son image gratuitement.
    - Le manager t’autorise à exploiter l’image de son artiste gratuitement
    - La mechante maison de disque t’a gentillement filé l’opportunité d’ecouter les morceaux et d’assister au concert pour 0 sesterce.

    Donc tant que personne ne se fait de l’argent sur ton dos. C’est ok et (je pense) normal…..

    Donc ne tapez pas continuellement sur les memes personnes….. C’est fatiguant….

    @Chris : « les dangers du web et du tout gratuit commencent à se manisfester,  » t’es un peu à la bourre.

    @Chloé : « Marre de faire systématiquement des cours de droits de la propriété intellectuelle aux mecs des maisons de disques qui ont un bataillon d’avocats pour veiller au respect de ceux de leurs poulains…. » >> Ouai, tu veux que je te sorte TOUS les mp3 postés sur les blogs avec qui je travaille où je n’ai jamais eu la moindre demande d’autorisation et je ne dis rien ???? Et tu parles de propriété intellectuelle baffouée ?

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  9. @Rod : merci pour cet article, vraiment !

    @ Michael : le problème, c’est que pour certains d’entre nous, la photo de concert ou plus globalement, musicale est un métier, je le répète, un métier. Pas juste une passion vite fait.
    Donc la gratitude qu’on devrait avoir parce qu’on a une place gratuite, c’est le monde à l’envers, on est là avant tout pour bosser. Si on le fait avec des groupes qu’on aime, tant mieux, mais combien de fois j’ai couvert des concerts d’artistes qui ne me branchaient pas particulièrement pour des mags, parce que voilà, c’est mon job, j’ai certaines compétences et je suis professionnelle.
    Je ne dis pas qu’il faut taper sur toutes les maisons de disques hein, Rod dans son article décrit juste une tendance qui fait du mal à notre métier.
    J’ai refusé il y a quelques mois de faire une affiche de concert, parce que c’était trop mal payé et pourtant, c’était vraiment un groupe que je kiffe et ça m’a fait mal de dire non. Mais voilà, je respecte mon métier et tant qu’on ne refusera pas le n’importe quoi, il continuera de crever à petit feu.

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  10.  » Donc la gratitude qu’on devrait avoir parce qu’on a une place gratuite, c’est le monde à l’envers, on est là avant tout pour bosser  »
    >> c’est dangereux ce que tu viens de dire là…
    T’es la pour faire des photos et pour les vendre par la suite ! Donc la matiere premiere est gratos ? T’as deja vu ca ailleurs ? Si tu bosses pour un magazine, fais toi payer ta place par le magazine !!!!! Pourquoi ca serait à nous de le faire et pas ton employeur ? Or ON LE FAIT – parcequ’on est pas autant des rats que tu ne le crois – de filer des places et des pass photos (que nous payons – il ne faut pas l’oublier)

    Donc oui, tu devrais avoir au moins un peu de gratitude :)

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  11. @ Juliette: si t’es là pour faire ton métier ça signifie que tu es là pour faire de l’argent… il semble donc logique qu’en échange du droit à prendre des photos tu lache une poignée de photos à l’artiste concerné ou à la maison de disque qui le représente! Sinon tu fais juste du beurre sur leur dos…

    Répondre
  12. Et à titre personnel j’attends un retour d’un grand mag’ qui pensait que j’allais leur fournir gratuitement 2 photos. Je n’ai plus de nouvelles. Ils ont trouvé quelqu’un de gratuit?…

    Répondre
  13. en tant que photographes professionnels, vous êtes touchés par la dévaluation de vos métiers et oeuvres au même titre que tous les auteurs d’oeuvres « numérisables ».
    les auteurs de BD, dont on parle assez rarement, souffrent des mêmes dérives. les musiciens, itou, of course. bientôt les écrivains aussi. pour l’instant, sculpteurs, joaillers, ébénistes, etc. sont épargnés.
    oui, c’est dommage que des musiciens en viennent à cautionner (parfois inconsciemment, mais ne pas savoir, c’est ne pas se renseigner, et ne pas se renseigner, c’est cautionner) de telles pratiques à votre encontre.
    mais regardez le monde dans lequel vous vivez. c’est celui où la loi qui prime actuellement est l’oeil pour oeil et dent pour dent. celui où l’homme est un loup pour l’homme. donc ça n’a rien d’étonnant, finalement.
    le jour où les photographes professionnels sauront s’unir pour ne *jamais* accepter de céder gratuitement ou à prix dévalué leurs clichés, vous aurez peut-être un peu d’espoir… parce que le contraste avec les clichés d’amateurs sera quand même criant, quelles que soient les avancées de la technologie (un bon appareil ne fait pas un bon photographe).
    mais l’ancienne photographe de concert que je suis sait bien que le problème n’est pas nouveau, et que le courage manque souvent à l’appel de ceux qui veulent se faire un nom, fut-ce au détriment de leurs intérêts futurs et de ceux de leurs confrères…
    néanmoins, bon courage….

    Répondre
  14. Pour revenir à mon post precedent parceque vosu allez croire que je pense du mal des photographes – et ce n’est pas le cas – je ne trouve pas anormal que à usage purement promotionnel, on vous demande l’autorisation d’utiliser les photos pour les myspace etc etc….

    Répondre
  15. @ Michael:
    Le backlinkage, comme tu le dis, devrait être obligatoire mais comme il est à la discrétion de celui qui le poste (ou non), aucun moyen de contrôler ça de notre côté. Se fier à la bonne foi des gens sur ce genre de choses m’a, d’expérience, plutôt conduit à de mauvaises surprises…

    De plus, le problème qui se pose avec les différentes utilisations (commerciales vs non-commerciales) des photos est qu’une fois les fichiers numériques transmis, ils peuvent être utilisés comme bon leur semble par les personnes auxquelles ils ont été envoyés.
    Et il est difficile pour nous d’aller vérifier dans l’ensemble des médias que nos clichés n’ont finalement pas été utilisés à des fin commerciales (par ex utilisés comme matériel promo fourni à des médias pour illustrer des articles, ce qui dispensent les supports de les acheter….)

    Dans le cas que je cite, j’ai d’abord dit « ok pour les utiliser comme illustration dans des albums myspace/fb mais en basse def (de toute façon, ces sites les resizent systématiquement, la HD n’a aucun intérêt) et avec le copyright (avec le ‘clic droit-enregistrer sous, le backlink séparé ne sert à rien) ».
    Et on m’a répondu: « oui mais non, nous, on les veut en HD et sans le copyright… »

    Et ça, c’est non, bien évidemment… s’ils ont besoin/veulent ces photos en qualité top et sans watermark, il faut à ce moment là les acheter, avec les droits d’exploitation qui vont avec…

    En plus, quand on parle de petites maisons de disques, je veux bien comprendre, on peut toujours trouver des arrangements, je sais que l’argent ne coule pas à flot là-bas non plus, loin de là…
    J’ai déjà bossé de ce côté là de la barrière, je connais bien…

    Mais EMI… faut pas pousser, ils peuvent sortir quelques centaines d’euros pour quelques photos…..

    On se retrouve quand même au final à devoir prouver
    - que non, nous ne sommes pas des parasites qui prospérons sur le dos des artistes que nous photographions ou des groupies qui ne veulent qu’assister à un concert de leurs idoles gratuitement,
    - que oui, nous essayons toujours de les valoriser dans notre travail et que, par le biais de tous les medias sur lesquels nous affichons nos clichés, nous contribuons modestement, à force et vu le nombre de photographes de live, à la diffusion de leur image…

    Mais de toute façon, je suis assez d’accord avec Rod, je crois qu’il est impossible de faire machine arrière et j’avais d’ailleurs décidé depuis peu de réduire vraiment mes activités liées à la musique… Il y a bien d’autres secteurs où les gens perçoivent notre activité comme un vrai travail, et donc comme méritant salaire…

    Enfin (désolée, c’est long, mais c’est un sujet qui me tient à coeur), pour répondre à ton dernier paragraphe qui m’est directement destiné:
    Pourquoi ne dis-tu rien? ce n’est pas parce que d’autres le font que c’est tolérable…
    Et tu vois bien que ça prouve ce que j’avance: on rame tous dans la même galère, c’est pourquoi il me semble toujours étonnant de devoir rappeler les bases de la propriété intellectuelle à chaque transaction…

    Répondre
  16. Bon, dernier post, les polemiques ca va 2 sec :)

    Je suis completement d’accord avec ton dernier commentaire dans son integralité.

    Et pourquoi je ne dis rien : parceque je n’ai pas decidé de bosser dans le milieu de la musique pour faire la police et que j’apprecie bcp le travail de certains de ces « Hors La Loi ». :)

    Comme pour le backlinkage, c’est à la discretion des journalistes avec qui je travaille. Le pire c’est que lorsqu’on me demande de mettre des mp3s, je dis oui 99% des fois.

    Mais pour revenir sur le sujet : comme le « tout numerique » a foutu le bordel partout – sauf que vous vous devenez aprés nous des « creves-la-faim » :) :) :) – ca met en permanence les maisons de disques en position de bêtes-à-tuer et c’est vraiment exasperant….

    J’ai presque envie de vous dire ce qui est martelé en permanence dans notre direction : « Ouai fallait le voir venir plus tot que tout allait etre remis en question, c’est de votre faute, fallait reagir plus tot et vous organiser » :) :) :)

    Comme le disent si bien les Enfoirés : On est tous dans le meme bateau laaalalalalaaaaaaa

    Bonne soirée
    m

    Répondre
  17. christophe 16.07.09 | 19:03

    euh juste une question
    le droit à l’image de l’artiste , on en fait quoi dans votre debat ?

    Répondre
  18. @ Lara… mais attends qu’est-ce que tu racontes? L’homme est un loup pour l’homme et compagnie… Hey mais réveille toi! Tu demandes à l’artiste de te donner accès gratuitement à un concert, d’y prendre des photos, sachant qu’il n’aura pas de droit de regard dessus, et tu t’étonnes qu’en contre partie il demande simplement l’usage gracieux d’une des photos?? Mais pourquoi l’artiste ou la maison de disque devrait être une vache à lait? Il ne te demande pas d’argent, juste l’une des tofs que tu as prise! Ce qui ne t’empêche pas de vendre les autres à la presse.
    Je trouve ça plutôt « fair », et surtout le meilleur moyen de créer une relation avec l’artiste, qui s’en souviendra (peut être) et te commandera éventuellement des photos par la suite.

    @ Chloé: ta remarque sur EMI: pleine de fric? et pourquoi ils arrêtent pas de licencier et qu’ils payent leurs employer au lance-pierre? t’as entendu parler de la crise aux infos depuis quelques mois? et bien dans la musique ça fait 10 ans que c’est comme ça et que ça s’écroule.

    Répondre
  19. y’avait un peu d’ironie dans mon commentaire, bruce…

    Répondre
  20. ce qui rendra la saison 2009/10 encore plus palpitante que la précédente au niveau du nombre de photographes accrédités par concert ! non?!

    Répondre
  21. @Michael : Il est quand même étrange, je trouve, de ne pas vouloir payer un élément utilisé pour la promotion d’un artiste, autrement dit pour vendre plus de titre sur Itunes, plus de disques à la Fnac et plus de place de concert…
    Un homme politique ne demande pas à un photographe de presse de s’encarter au parti qu’il représente (et par la même de le financer) pour pouvoir faire des photos lors d’un meeting et faire avancer sa campagne alors que le photographe va vivre de la vente de ses images.

    Répondre
  22. C’est pas un article pré paléo pour pas se refaire taper dessus comme l’an dernier ça ?
    Je dis peut-être n’importe quoi..

    Répondre
  23. Je partage ton avis à 100%…

    Et pourtant parfois nous n’avons pas le choix… quand tu penses qu’un site pour lequel je travaille ne propose pas de rémunération alors qu’il regroupe une quinzaine de tourneurs… Et que chacun considère que c’est une faveur qu’il m’accorde de m’inviter sur un concert pour faire des clichés alors que je dépense entre 10 et 20 Euros pour m’y rendre et que je passe environ 3 heures à post-produire les clichés…
    Mon dernier mauvais souvenir date du concert de Java à l’Elysée Montmartre où, après deux heures de bouchons, j’ai failli faire demi-tour à maintes reprises, mais je suis venue ‘honorer mon contrat’… Crevé, j’arrive au milieu du premier morceaux, je me fais éjecter du barriérage après le troisième (normal)… Et puis pour avoir tout de même quelques photos d’ambiance je me hisse au fond de la salle vers le bar, armée de mon télé objectif… et là, la représentante du tourneur (qui m’avait accordé l’accred pour illustrer le fameux site) me tape sur l’épaule en me demandant d’arrêter… Je ne sais pas ce qui m’a retenue de l’envoyer paitre et de partir…
    Non seulement on exige de nous que nous rendions nos clichés dans les 48 heures, mais en plus on ne nous paye pas et on nous surveille même si on est au fond de la salle… Je n’avais jamais vu ça :(

    Merci à toi Rod pour cet article qui j’espère sera lu par un maximum de tourneur, producteur etc…

    Et bon courage à toi… moi je n’en ai plus beaucoup…

    Répondre
  24. bon alors jai lu en diagonale :) je suis au concert d’animal collective je réponds des que je suis au bureau :)

    Répondre
  25. Billet interessant et important et stupéfiantes réactions qui mettent bien à jour les incompréhensions actuelles qui gangrènent le métier et la pratique de la photographie.

    L’auteur du billet expose bien la situation de la photographie de concert, il insiste surtout sur le fait qu’une pratique occasionnelle devient une norme. C’est à dire l’utilisation de plus en plus courante de la photographie non rémunérée, et une considération de la photo comme quelque chose de due.

    Pour lever l’ambiguïté qu’il y a dans certains commentaires, bien sur, nous autres photographes pro nous nous opposons pas à la gratuité. Elle est parfois souhaitable/choisie (dans le cadre d’une action militante par exemple) ou parfois elle peut permettre de créer des liens, effectivement avec des artistes. Le problème aujourd’hui est que cela devient une généralité et que les acteurs du spectacle et de la musique considère que cela va de soit qu’on file ses photos et que ça nous fera de la pub ; pub qui attira les clients potentiels qui alors nous ferons bosser. Jolie miroir à alouettes : des clients potentiels il n’y en a plus ; Ils prennent les photos gratuitement.

    Je lis aussi ici ou là en commentaire que les photographes se font du beurre sur l’images des artistes et que comme ils ont le précieux sésame de l’accréditation ils doivent être tenus de passer leur photo. Finalement on devrait remercier les musiciens qui font vivre les photographes. Pour faire une analogie, on pourrait aussi remercier les malades de faire vivre les médecins. Eux aussi vivent sur le travail/malheur des autres. Avec cette comparaison on voit bien que cet argument ne tient pas la route, il est d’autant plus triste de le voir sortir ici dans la photo de concert alors que les photographes de guerres eux le subissent tout le temps (l’argument de faire de l’argent sur le malheur des autres) sur des questions beaucoup plus importantes à mon sens.

    SI aujourd’hui on gagnais des milliers d’euros avec les photos de concert, ça se serait. Or ce n’est absolument pas le cas, d’où cet article d’ailleurs.

    Comme l’auteur, je suis assez sceptique sur l’évolution à venir. La photo en générale est touché par le même problème mais la photo de concert subit d’avantage le phénomène car la musique est un art très populaire et que nombre de photographes amateurs se tournent vers la photo de concert en premier lieu et plus que les autres, ils ont envis de se voir publier, d’être proche des groupes qu’ils photographient. Dès lors consciement ou souvent inconsciemment (c’est là qu’il faut être pédagogique) ils cassent petit à petit toute la profession.
    Qui plus est, la photographie de concert est aussi victime de l’odieuse politique d’accréditation, de droit d’images, d’exclusivité à des seules fins financières. L’artistique c’est bien loin.

    Je ne vois pas réellement de solution d’un point de vue individuelle si ce n’est valoriser son regard et surtout montrer sa capacité à saisir d’autres instants, des coulisses et tout ça. Pour ça il faut un réseau, pour ça il faut être à plein temps, c’est aussi un métier. Les photographes pro de concerts sont aussi plus à même de répondre à une commande car ils ont le temps, les moyens. Pour réaliser des pochettes d’albums par exemple, les producteurs font toujours globalement appels à des photographes pros.

    Pour finir, je crois que comme quelqu’un l’a dit, l’important est aussi de se mobiliser, de s’engager et de défendre collectivement les droits des photographes. Il ne s’agit pas de rester sur l’image du métier comme il se pratiquait il y a encore quelques années en arrière. Il s’agit juste de réfléchir collectivement à l’évolution de notre profession et éviter qu’elle se fasse littéralement « baisé » par des acteurs financiers qui profitent aussi bien des amateurs que des pros. Car au final, même si le marché évolue, y a toujours de l’argent, c’est juste qu’il va encore plus dans les poches des mêmes personnes.

    C’est le sens d’association comme l’UPC ou Freelens (pour les photojournalistes) qui se battent pour la photographie. Adhérez et militez donc !

    @dpc On a des nouvelles de la super-pétition de l’UPC au fait ?
    Oui, y a eu une action à Arles : http://www.upc.fr/actualites.php?actualite=137

    Répondre
  26. Excellent billet sauf une petite erreur : il ne s’agit pas de vol mais de contrefaçon lorsqu’une photo ou un morceau de musique est utilisé illégalement (oeuvres de l’esprit).

    Michael quelques questions :
    - est-ce que les techniciens son, lumière… payent leur billet ?

    - si l’utilisation d’une photo pour la promo d’un artiste doit être gratuite, comment fait un photographe de concert pour vivre, ce sont les artistes et les labels leurs seuls clients :)

    - supposons que j’utilise dans une vidéo de promo pour mon site web des morceaux de musique de ton label, tu n’y vois pas d’inconvénient ? Moi si, ça s’appelle le droit d’auteur.

    Enfin, moi je veux bien payer un droit d’entrée pour faire des photos dans un concert mais alors que les règles soient les mêmes pour tous, que le public ne puisse pas prendre de photos, que les amateurs ne soient pas accrédités….

    Répondre
  27. Ca me rappelle une anecdote. Cette année à la Japan expo, je fais des photos de concerts (avec certains membre d’ici ^^). Il y avait ce fameux groupe d’adolescentes japonaises, durant leurs séances de dédicaces je fais encore des images. Puis je vais voir le photographe officiel du groupe, pour lui donner l’adresse de mon site pour qu’il jette un coup d’œil, je me dis qu’avoir l’avis d’un pro pourquoi pas, et sur un mal entendu il aura peut-être envie (enfin plutôt l’équipe de management) d’acheter une photo pour l’utiliser. Donc je discute avec lui 5/10 min, on parle de tout et de rien, et d’un coup la manager/traducteur française arrive. Donc je lui reexplique le truc, et elle me dit « ah c’est super de nous donner les photos, merci ».
    Je la regarde en lui disant « Non je ne donne pas je propose à regarder, et à acheter ».
    Elle me répond « Non nous sommes pas intéressées, en plus vous aviez pas l’autorisation »
    Je suis un peu surpris (surtout que le photographe officiel était plutôt cool lui).
    Du coup j’avais pas envie de surenchérir, donc j’ai conclus juste avec « un tant pis, bonne journée ».

    Tu donnes, tu es le mec le plus cool du monde, tu fais comprendre que c’est ton métier (enfin pour moi non, mais j’aimerais bien) tu es une sorte d’égoiste illégal. J’adore.

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  28. je suis au bureau, donc :)

    1. le droit de l’image des artistes : j’espere sincerement Christophe qu’il s’agit d’un argument de mauvaise foi.

    Tape au pif n’importe quel artiste Pias passé recemment à Paris dans YouTube, DailyMotion ou dans le cas qui concorde avec cet article, FlickR … tu ne peux pas d’un coté « limiter les droits » de ceux qui veulent faire les choses dans les regles de l’art, et d’un coté laisser en freestyle des photos immondes qui desservent totalement l’artiste. C’est la ou plus personne n’est d’accord en fait.

    Je rappelle que les « 3 premieres chansons sans flash » ont été instaurées durant la période Led Zep and co … et qu’en 2009, à l’heure ou TOUT LE MONDE rentre avec du materiel pour filmer / enregistrer du son / photographier (du portable au reflex amateur-pro), tu ne peux pas sortir « et le droit à l’image » à ceux qui ont fait la demarche de venir vers le label pour avoir un pass photo. Ou alors dans ce cas la, finissons en avec les pass photo, et tout le monde rentre avec son matos et welcome to the jungle : plus de limitations de 3 chansons, possibilité de shooter de partout … et on n’en parle plus :)

    Mais j’attends que tu developpes, parce qu’apres, des lors que l’on photographie un evenement, les regles concernant « le droit à l’image » ne sont pas les memes que si je te shootais en train d’embrasser ta maitresse dans son appart avec un 800mm …

    Quant aux autres commentaires …

    Ugo : c’est limite hors sujet ton anecdote, je ne releverai donc pas.

    Alain : merci koopin d’avoir précisé le truc, j’ai écrit à l’arrache sans me renseigner / structurer le contenu, juste par rapport à mon experience perso.

    A noter que cet article etait surtout un etat des lieux, rien de plus. Juste pour que ceux qui tombent dessus et qui se sentent concernés par une bribe de phrase puissent apporter leur point de vue. Parce que de mon coté je ne me fais pas d’illusion (et je peux vous garantir qu’en vidéo, la mentalité n’est pas du tout la meme en fait : y compris les labels, qui y voient encore une plus value. Je pense qu’en fait la sur-profusion des photographes de live ont tout simplement blasé les acteurs principaux, mais ca serait bien qu’ils regardent de temps en temps les clichés des accrédités – si deja ils les montrent ce qui n’est pas le cas de 50% des cas – afin de faire le tri. Encore faut il prendre le temps de regarder le travail effectué)

    En tout cas, merci de debattre avec de l’argument, sans insultes … sur un truc photo, ca aurait déjà trollé severe.

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  29. Tout ça pour dire qu’en période de crise, dès qu’il est question de fric, tout le monde commence à se mettre sur la figure, ce qui est, vous l’aurez remarqué, un peu con…

    Enfin heureusement ce n’est pas le propre des concerts. Lorsqu’un client vient me voir pour une charte ou du design, c’est très rare qu’il comprenne (et accepte…) que les photos soient un supplément quasi obligatoire… Alors, il y a deux types de réactions : ceux qui prennent leur propre appareil photo et finissent pas reconnaître qu’il faut que je fasse quelques photos et ceux qui acceptent contrains et forcés et qui finissent par ne pas regretter la dépense.

    La photo est un travail qui prend beaucoup de temps et qui est largement moins bien payé que le graphisme. Pourquoi les artistes, sous prétexte qu’ils offrent des places gratuites, ne devraient-ils pas payer pour un travail de qualité ?

    Pour finir, il faut dissocier des photographes pros, les photographiques amateurs et experts qui en plus du travail photographique apportent comme Rod par exemple, un support presse web le plus souvent gratuitement (la comparaison avec Rod s’arrête là ;) bien sûr)…

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  30. Je me posais juste la question, tant mieux si c’est hors sujet.

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  31. Du grand n’importe quoi ! Surtout ne jamais accepter.

    Le groupe Jane’s Addiction vient de carrément demander à des photographes anglais un transfer complet de « copyright »:

    “I hereby acknowledge that you shall own all rights in the Photos, including the copyrights therein and thereto, and accordingly, I hereby grant, transfer, convey and assign to you all right, title and interest throughout the universe in perpetuity, including, without limitation, the copyright (and all renewals and extensions thereof), in and to the Photos”
    Le PDF complet: http://www.davidbrabyn.com/JA-Photo-Release.pdf

    La seule réponse possible : un boycott solidaire de la part des photographes. Et ça marche à tous les coups. Aucun promoteur ne peux se passer de couverture presse.

    La lutte continue…

    David

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  32. finalement toute cette histoire me fait bien rire.

    non je ne suis pas méchant mais il y a ici comme un gout de (juste?) retour de bâton.

    juste cette prise de conscience soudaine de la part d’une profession (bloger/photographe/journaliste/etc) qui depuis des mois, des années nous rabâche que « la crise du disque finalement c’est pas très grave, les artistes peuvent se débrouiller tout seul, c’est juste ces salauds de maisons de disques qui s’en mettent moins dans les poches ».

    j’ai envie de dire: alors? on a un soucis?
    arrêtez vos conneries la crise du disque c’est pas très grave vous ne vendez plus vos photos mais finalement l’artiste, lui, il se débrouille sans vous.

    la réalité est LA.
    crise du disque > les maisons de disques morflent en premier > puis forcément les artistes puisque moins d’argent à investir > puis les médias spécialisés car baisse des budgets publicitaire > et ainsi de suite sur TOUS les maillons de cette industrie.

    donc, au lieu de se monter les uns contre les autres, alors que nous sommes finalement tous dans le même bateau, pourquoi ne pas réfléchir ENSEMBLE.

    est ce trop demandé?

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  33. Lois. Je ne crois pas que la moindre reflexion puisse changer quoi que ce soit. Mais il faut que tu saches que ce n’est pas les doigts d’un aigri qui a ecrit l’article, mais bel et bien un mec qui pose une VRAIE question, avec TOUS les acteurs concernés (par exemple, je ne mets pas plus en porte a faux un label que le gamin qui veut offrir ses photos « pour la gloire »).

    Pour etre franc, je pense que la photo de concert – pour ne prendre que ce cas tres precis – va etre un terrain de jeu à la Highlander. Comme le dit Lara, ce n’est pas l’appareil qui fait la photo, et certains se demarqueront quoiqu’il arrive des autres. Sauf qu’avant, il fallait juste se demarquer aupres de 10 autres collegues. Now c’est juste 500, voire plus (je ne parle que de Paris).

    J’ai déjà eu beaucoup de discussions avec Alain a ce sujet, et on n’est tres peu d’accord sur ce dernier :) mais disons qu’aujourd’hui, le seul moyen pour un photographe de survivre est de « taper dans l’oeil » de l’artiste direct. Et la … oui y a moyen de faire des choses.

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  34. Et ce qui est malheureusement vrai en photo l’est aussi en vidéo… Merci pour le coup de gueule, ça fait du bien ! :-)

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  35. ok Rod.

    mais ce que tu dis là c’est que finalement rien ne sert de réfléchir, on va tous mourir. désolé mais c’est bien trop pessimiste à mon gout.

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  36. d’apres la loi Highlander « il ne peut en rester qu’un » … donc je dirais plutot qu’on assiste à une sorte de … meme si c’est assez injuste, mais la métaphore me semble assez pertinente, à un équivalent de théorie darwinienne : seuls « les plus forts » survivront. Ce ne sera pas forcement les meilleurs, mais ceux qui egalement auront reussi à se construire un reseau (le copinage sur Paris prévaut sur le travail effectué, meme si lorsque l’on se revele pugnace, on finit par ne plus ignorer ce que vous faites), et ceux qui auront eu aussi un facteur chance certain.

    On ne va pas tous mourir … mais c’est tout simplement le remake de l’histoire de la part de gateau : tu te goinfres lorsque tu n’es que 3 … tu leches les miettes si ton gateau est partagé en 20 :)

    Ceci dit, dans le style « reflexion », je n’ai jamais compris pourquoi les labels n’avaient pas un pool de photographes « à eux ». Peut etre que Christophe ou Michael m’eclaireront sur le sujet.

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  37. Rod tu as raison ici.

    la crise a, et va encore, virer du milieu tt un tas de parasites attirés par le « showbiz », l’argent, etc. mais totalement dénués d’intérêt artistique. « l’assainissement » d’un milieu qui dans les années 80 généré beaucoup (trop?) d’argent.

    c’est là une très bonne chose.

    bien sur dans le lot il y aussi des bons qui partent mais c’est ce qu’on appel les dommages collatéraux.

    donc oui c’est cruel, comme la vraie vie quoi.

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  38. @Bruce:
    Pas la peine de me prendre de haut, oui, je suis les infos, et oui, je suis tout aussi touchée par la crise que tout le reste de l’industrie artistique…
    Il n’en reste pas moins que je serai toujours plus conciliante et prête à dépanner des petites structures qui rament et dont je me sens plus proche que pour des boites comme EMI qui continuent à brasser beaucoup de pognon (oui, je maintiens, même si c’est pas autant qu’il y a qq années, ce qui fait dire à tout le monde que ça s’écroule…) et qui en plus essayent d’abuser de la crédulité des novices (en faisant miroiter que le simple fait d’apparaitre qqpart avec un joli crédit photo suffira).
    Parce que là, je ne parle pas de budgets astronomiques, je parle de l’achat d’une ou deux photos, soit qq centaines d’euros à tout casser… Le prix d’un déjeuner d’affaire, et encore, je suis sympa…

    De plus, personne ne force les labels etc à acheter les photos après, on propose et ils disposent… s’ils n’en veulent pas, personne ne dira rien…

    J’ai déjà réalisé des photos promo pour des petits groupes, des petits labels et ils m’ont le plus souvent payée rubis sur l’ongle… Bien sûr, j’ai aussi adapté mes tarifs en fonction de leur niveau…. ben oui, c’est un peu comme les impôts sur le principe, les moins riches paient moins…

    Mais si des gens donnent gratuitement leurs photos libres de droit aux majors, alors oui, c’est sûr, ça tuera ce segment de marché pour nous, et à moins de s’appeler Anton Corbijn, on ne bossera plus avec l’industrie musicale…

    Une dernière remarque, cf le dernier commentaire de Michael: bien sûr, nous subissons les mêmes conséquences des mêmes causes (l’explosion du marché numérique où la gratuité fait loi) et je pense aussi qu’il va nous falloir trouver de nouvelles solutions ensemble pour quand même parvenir à subsister :)

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  39. @michael : je rejoins Pierre là-dessus : on reproche peut-être aux journalistes de faire leur beurre sur l’actu ??! C’est hallucinant ça, et le rédacteur qui va interviewer les groupes et leur apporter un peu de visibilité, c’est son job. On lui reproche peut-être d’exploiter les pauv’ zartistes ?! Et puis on lui demande de filer son interview et tiens, d’en faire une bio pour la promo du groupe gratuitement aussi ?

    Je sais très bien que c’est le label qui paie les invits et les pass photos, et d’ailleurs, ça me paraitrait assez logique que ça soit le mag qui paie, mais ça ne justifie pas certaines demandes hallucinantes de labels qui veulent le beurre, pis l’argent du beurre, pis la crémière en prime aussi tant qu’à faire, et de la photo gratos pour la promo en veux-tu en voilà, sous pretexte qu’on devrait être super reconnaissants et remplis d’une incommensurable gratitude.
    Je n’ai rien contre autoriser quelques groupes à en mettre sur leur myspace, seulement pour le reste, le droit d’auteur ça existe, et ça devrait être la règle et non l’exception, comme c’est en train de le devenir.

    Seulement voilà, on s’imagine que la photo, c’est appuyer sur un bouton alors forcément, on s’en fout que le photographe travaille quand il est à un concert et que parfois, il galère grave pour ramener une bonne image, et que son savoir faire, ben il lui est pas tombé tout cuit dans le bec le jour où il s’est acheté un appareil numérique, pour une photo réussie, il y en a des centaines de ratées.

    Quand les photographes pros spécialisés en musique ne pourront plus en vivre, faudra pas se plaindre qu’il ne reste que de la photo d’amateurs sur le marché (quoiqu’il y ait de très bons amateurs, mais c’est pas forcément tout à fait la même chose, il y a quand même l’expérience, le professionnalisme, la disponibilité, le matos etc. et ça, ça a un prix.)

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  40. Salut,
    je précise juste que je ne suis pas photographe, et je ne connais pas du tout votre travail, donc je demande un peu d’indulgence si je dit des grosses bêtises.

    Est ce que quelqu’un peut m’expliquer cette règle des 3 morceaux ? J’avais remarqué que les photographes officiels ne restaient pas jusqu’à la fin, mais je ne sais pas vraiment pourquoi. C’est pour que le groupe soit plus « tranquille » dans la suite de son concert ?

    Sinon la situation qui est décrite ne me semble pas inhabituelle. On retrouve souvent ce schéma où un métier qui était au départ réservé à un petit nombre très spécialisés se démocratise, et voit arriver de nouveaux acteurs qui cassent la concurrence avec des tarifs qui étaient inimaginables avant (ici c’est même gratuit). Le seul moyen de se défendre contre ça, c’est l’union. Passer des accords, définir une conduite globale pour empêcher la concurrence abusive.
    C’est ce qui s’est passé avec les opérateurs téléphoniques orange, bouygues et sfr qui se sont mis d’accord sur les tarifs, et font tout pour empêcher free de venir tout foutre en l’air. (Oui je sais bien, free ne va pas proposer des abonnements gratuits comme les photographes amateurs, mais l’idée reste la même)
    Au final, ce que je veux dire, c’est qu’on ne peut pas en vouloir à ces managers et autres qui font jouer la concurrence et essayent d’avoir des photos gratuitement, même avec de mauvais arguments. C’est fair play de la part de tout consommateur de chercher à obtenir le plus petit prix.
    Pour lutter contre ça, il faut que tous les professionnels concernés se réunissent et fixent ensemble les règles du jeu, se mettent d’accord sur des tarifs qui seront respectés, etc … (Professionnels = producteurs et consommateurs, et non pas juste les producteurs comme dans mon exemple des opérateurs téléphoniques).
    Il me semble que c’est ce qui est suggéré par l’auteur de l’article, que je félicite donc :)

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  41. @Chloe: je crains ma chère que « suivre les infos » ne soit pas suffisant pour connaitre la crise que traverse les producteurs de disques actuellement. du plus petit indé, à la major.

    ne le prend pas mal mais tu m’as l’air trop extérieure à tout ça pour juger. pour ma part je cotoie des producteurs tous les jours indés comme majors et je peux te dire la moindre dépense est aujourd’hui mise en cause pour juger de sa réelle valeure ajoutée.

    alors, encore une fois ne le prends pas mal, mais peut être qu’aujourd’hui une photo de « Chloe » pour un gros artiste ne vaut pas la dépense mais est un moyen plutôt abordable pour un jeune artiste. voila pourquoi la petite structure sera plus à même de te l’acheter.

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  42. @loi « la moindre dépense est aujourd’hui mise en cause » : pour avoir vécu quelques scènes avec des gens de majors, les dépenses sont juste hallucinantes, aucune boite dans l’industrie ou dans les services ne permettrait des dépenses (inutiles) de la sorte. Ils ont peu être beaucoup moins d’argent qu’avant mais toujours plus que dans la plupart des secteurs.

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  43. @AlainG:
    tu travail au marketing en major? non? alors s’il te plait…

    Je respecte ton point de vue de photographe mais le problème ici c’est qu’une fois de plus tu es finalement trop extérieur pour avancer une telle chose.

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  44. :) tu sais quoi de moi loi ? rien, alors s’il te plait :)

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  45. Je sentais que ca allait troller, c’est parti :)

    Merci de rester dane le sujet autant que possible.

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  46. Ouais en fait la baisse du CA ne signifie pas grand chose pour une boite. L’important c’est évident l’impact sur la marge et sur le le résultat d’exploitation. La baisse du CA peut largement être enrayé par une modification du mix marketing (ce que les majors ont fait) et par une meilleurs gestion des coûts fixes et des coûts variables unitaire. A ce sujet un bouquin comme « Le levier prix » de Emmanuel Zilberberg tendrait à démontrer que la baisse de CA des majors aurait presque pu être un choix délibéré. Je pense que pour alimenter et clore ce débat, il nous faut des éléments factuels. Personne n’a les liasses CERFA des majors sur les trois derniers années ? Ça doit se trouver mais j’ai la flemme de chercher.

    Au final @loi et @AlainG ont raison tous les deux. En 1, les majors surveillent la moindre dépense liée aux coûts fixes et aux coûts variables unitaire, puis en 2 dépensent leurs bénéfices n’importe comment. La question de fond est donc : La photo est-elle un coût variable unitaire ? Et là j’ai bien peur que oui.

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  47. Bon je voulais juste dire avec ce dernier commentaire que la majorité d’entre nous n’était effectivement pas en position pour juger comment ça se passe dans les majors et quelles sont les problématiques économiques à l’échelle d’une stratégie globale. Et puis sinon, j’étais ironique, je déconnais pour faire réagir un peu les gens, la photo est évidemment un coût fixe qui doit être imputé aux coûts marketing ou aux coûts de commutation, soit à mon avis une dépense assez faible dans l’ensemble du budget de com de promotion d’un album. Mais encore une fois, sans avoir les chiffres concrets sous les yeux, difficile de s’avancer… @loi tu peux pas nous sortir un peu d’infos chiffrées là ? Ça clôturerait surement en partie la discussion.

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  48. une photo de pochette peut aller jusqu’à 10 000 euros, mais ça tourne plutôt autour de 5 000 quand la photo est achetée à un photographe considéré comme amateur (voire moins…)
    un set de photos de presse en DR, disons 4, 5 photos, ça tourne autour de 4 000 euros, en ce moment.
    enfin, voilà les infos que j’ai, et que je donne au cas où lois ne réponde pas à l’appel de benjamin f.
    et bien sûr ces tarifs ne s’appliquent pas aux Mondino, Dumas, et consorts du « haut du panier ».

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  49. ah bah super … donc je peux fierement dire que je me fais entuber depuis le debut :) mais mais mais … ce que je comprends pas, c’est qu’une photo presse à 300/500 euros, ils disent qu’ils ont pas le budget, et la tu parles de 4/5 photos à 4000 euros … X-Files.

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  50. Merci pour la véracité de cet article !
    je traville comme bénévole (Musiczine) et rémunéré pour un grand journal que je préfère ne pas citer…
    pour couvrir le festival de Dour sur le site web de ce grand gtroupe de presse (4 jours – min. 100 photos pas jour car beaucoup du public), ils m’ont proposé max. 100€ pour les 4 jours !
    J’ai refusé mais rencontré par la suite le jeuneot (et sa famille) qui avait accepté !

    Mais où va-t-on ? comment stopper cette spirale vers le bas ??

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  51. @ Romain: le fond du problème c’est que certains photographes veulent se faire payer les places de concert pour ensuite pouvoir vendre les photos. Qui se fait le plus de bénef à ton avis? Sais tu que les maisons de disques doivent acheter les invitations pour les filer aux photographes? comme toi tu paye ton billet de concert.
    S’ils s’achètent leurs places, on est d’accord ils n’ont pas spécialement de raison de filer de photo. Mais s’ils se la font offrir, je trouve ça logique qu’ils jouent le jeu.

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  52. Te plains pas tu etais payé …

    2 ans qu’on fait le Paleo, 2 ans qu’on a déboursé de notre poche 1000 euros (transport + logement + nourriture) pour gagner au final 60 euros max niveau ventes de photos :)

    C’est pas une spirale vers le bas, c’est un trou noir :) De toute facon, les gamins qui aujourd’hui donnent les photos sont deja ceux qui preferent telecharger la musique ou les films … donc c’est tout une generation qui, sur un plan moral, n’a pas recu les bonnes bases : il n’y a donc rien à espérer, si ce n’est d’attendre de toucher le fond pour remonter à la surface à un moment ou un autre (ceci dit, je suis persuadé que le « fond » est loin d’etre atteint).

    Pas de pessimisme en vue hein : au contraire, c’est plutot lucide.

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  53. Un des moyens de stopper cela est de communiquer sur les tarifs, ce qu’il y a peu était tabou dans le milieu des photographes, informer les gens et refuser les arnaques de ce type (ça fait mal de refuser des ventes quand on en a vraiment besoin….)
    Maintenant l’upc donne publiquement leur grille de tarifs, c’est un début.

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  54. Rod, tu confonds une session photo commandée et des photos prises à un concert.

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  55. Si on veut continuer avec les chiffres, voilà le barême de l’UPC pour des photos pour dossier de presse :
    1 photo -> 628 €
    4 photos de la même session -> 468 €/photo
    x2 si la diffusion est mondiale.
    et ce sont juste les droits d’auteurs, ça ne comprend pas le coût de la mise en oeuvre, réalisation, frais techniques etc., qui peuvent être très variables.

    Les barêmes sont téléchargeables depuis cette année : http://www.upc.fr/presentation.php?section=publications

    Pour finir, je voulais préciser que mes posts n’étaient pas des coups de gueule contre « léméchantslabels », j’ai des très bonnes relations avec tous ceux à avec qui j’ai bossé, mais je crois que c’est une bonne chose de pointer quelques dérives qui n’englobent heureusement pas tout le monde. Et globalement, je rejoins assez l’avis de Chloé.

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  56. Super article !

    Je pense que dans certains cas on peut autoriser les groupes à utiliser les photos en petit format pour le web (je donne rarement les originales) mais si c’est pour diffusion à plus grand échelle, où le grand format est nécessaire et pire si c’est à la commercialisation, je négocie toujours…

    Je sais aussi que les droits photos ne sont pas assez connus du grand public et pas assez respecté. J’essaye de militer au plus dans ce sens… Je pense vraiment que le droit photo et leur achat est fondamental. Les gens ne réalisent pas assez que sans l’image sur quelque support que ca soit et donc sans les créateurs d’images, tout serait fade. On sous estime le pouvoir de l’image.

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  57. @ bruce : les maisons de disques achètent aussi les places qu’elles « offrent » à leurs attachés de presse, commerciaux, chefs de projet… qui sont déjà payés par les mêmes maisons de disques.
    si tu suivais ta logique jusqu’au bout, tu devrais aussi payer ta propre place… non ?

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  58. bon … dans ce cas la, ce qui serait bien desormais, c’est que je fasse un billet avec la grille des tarifs :) Juliette et/ou Lara, vu que vous semblez super calées sur le sujet, ca vous dit de l’ecrire ? Alain a sur ce plan raison : quand tu vois un photographe, et que tu lui parles de fric, la seule reponse est « j’ai ete payé le prix que ca valait » … super :)

    a partir du moment ou circuleront pour de vrai les tarifs … ca permetttra au moins à tout le monde de savoir en tout etat de cause le type de bizness possible.

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  59. Rod, là je suis pas d’accord, un festival ne peut pas inviter tous les médias et couvrir tous leurs transports, logement etc. ça se fait pour certains festivals et certains mags, mais on ne peut franchement pas leur jeter la pierre de ne pas inviter tous les journalistes et photographes tous frais payés. Normalement, ça devrait être le média qui devrait couvrir tous ces frais pour ses journalistes et photographes.
    Après, si un festival veut que tu sois photographe officiel, là c’est différent…

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  60. Rod, tu n’es tout de même pas en train de demander à une ex-journaliste qui n’a jamais écrit qu’à la condition d’être payée, de le faire gratuitement, si ? Tu vois, paf, tu deviens comme ceux que tu dénonces… ;-) (je mets un smiley, mais dans le fond, toujours est-il que..)

    Juliette est mille fois plus légitime que moi pour écrire sur ce sujet : elle connaît les pratiques en photographie de concert, certes, mais aussi en photojournalisme, en portraits, diffusion presse ou utilisation par les labels, etc., etc.

    Maintenant, si besoin d’infos que je détiens, pas de souci. Mais je ne suis pas légitime pour traiter d’un tel sujet dans un article de fond, je le crains.

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  61. Juliette : je n’ai jamais rien dit de tel. Je veux dire que pour moi la photo me coute plus qu’elle ne me rapporte. D’ou l’improbabilité de la gratuité :) Relis bien …

    Dans pas tres longtemps … mon génie de codeur Rémi va mettre à jour Wordpress au niveau des comms pour qu’on ait des reponses structurées : et ca evitera à Juliette de m’allumer :) (ouais t’es hors sujet sur ce que je voulais dire :))

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  62. haha, non mais je disais pas ça pour t’allumer hein ;) j’avais juste mal saisi ce que tu voulais dire on dirait bien. En fait, je voulais juste dire qu’on a des questions et demandes légitimes et qu’il ne faut pas pour autant exiger des trucs qui ne le sont pas…

    Sinon, toutes les infos peuvent être trouvées sur le site de l’UPC, le site de l’agessa (www.agessa.org) pour tout ce qui est droits d’auteur, et je ne peux que recommander le bouquin de Delamarre sur le sujet : http://www.amazon.fr/Profession-photographe-ind%C3%A9pendant-Delamarre-Eric/dp/2212673086

    Tout ce qui est dit sur ces sites ou dans le bouquin est exprimé de manière bien plus complète et éclairée que je ne ferais.
    Et comme l’a déjà dit Pierre, c’est bien d’adhérer à l’UPC, Freelens (pour les photojournalistes) et à la SAIF, pour réfléchir et défendre nos droits collectivement.

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    • (utilise la fonction REPONDRE quand tu veux repondre à un message particulier :))

      Pour les tarifs « de base », un article me semble plus « facile d’acces » que d’acheter un livre en fait :) je vais donc m’y atteler.

      Répondre
      • vi vi, le bouquin ne donne pas de tarifs d’ailleurs, il explique juste tout ce qu’il faut savoir sur le métier de photographe indé, comment faire une cession de droits, ce qui est légal ou pas, comment déclarer ses impôts, les pièges à éviter.

        Pour les tarifs proprement dits, ben… il y a les barêmes de l’UPC à titre indicatif et après il y a les arrangements avec les clients, au cas par cas.
        L’important c’est vraiment de dire que 1 utilisation = 1 cession. Et qu’une cession a des critères stricts, justement pour faire valoir les droits des photographes et ne pas accepter de clauses illégales.
        D’un autre côté, ça protège aussi les clients contre les photographes qui exigent n’importe quoi, j’imagine qu’il doit y en avoir…

        Répondre
  63. Un simple constat.
    Le marché de la photo de concert/musique est un marché régit par la loi de l’offre et la demande (joyeuse société de consommation).
    Alors, quelques problèmes se posent :
    – D’un coté vous avez peu d’acheteurs (maison de disque, presse) fortement touchés par des crises structurelles et conjoncturelles alors que de l’autre coté, vous avez une multitude de fournisseurs (photographes pro ou amateur) prêt a tout pour travailler. De coup, l’acheteur se retrouve en position de force ayant le choix de ses fournisseurs.
    – Comme dans tous marchés, si un fournisseur tire les prix vers le bas pour se faire sa place (ou pour la gloire), le marché suis. Donc en tant qu’acheteur, pourquoi payer plus quand on peut avoir le produit moins cher, voir gratuitement.
    – De plus, l’offre est quasiment la même : sur trois morceaux, dans les mêmes conditions, avec un matériel quasiment identique, la plus part des photographes se retrouvent avec les mêmes clichés à proposer aux mêmes clients. Il n’y a donc pas de différenciation du produit (ou très peu) donc pas de plus value apportée par le photographe, donc pas de possibilité de valorisé ses clichés par rapport aux autres.

    Du coup pour vendre ses cliches, deux solutions :
    – Le copinage et les bonnes relations entre acheteurs et fournisseurs favorisent les relations commerciales (ie : si tu bosses depuis 10 ans avec telle agence, celle-ci te vendra plus facilement tes clichés que ceux d’un nouveau venu ou si on te voit à tous les concerts, on est sur de pouvoir que tu vas pouvoir proposer un large chois de photos à acheter, je pense ici à Robert)
    – Reste les exceptions… ceux qui font des clichés plus travaillés, plus originaux (je pense que c’est ton cas Rod) … Il est alors plus facile de mettre en avant la démarche artistique, plus évident de plaire aux manageurs et aux groupes… donc possible de vendre son travail. Mais comme dans tous marchés, les exceptions ne font pas la règle.

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    • juste comme ça, pas spécialement d’accord sur le « comment faire la différence en 3 chansons ». OK, je suis personne niveau photo de concert, on va pas se leurrer. N’empeche, 2 exemple très simple (et obéissant à la « 3 songs rule »). Bénabar y’a 2 semaines. Je suis quasi certain que je suis le seul à avoir ce saut (http://bit.ly/UTjkg), a la limite en mm temps peu importe le lien. mais voilà. Tout le monde shoote avec du 70-200 2.8, moi je suis avec mon ptit 50 1.4 et il est déjà limite ds le cadre, et j’étais pas tt devant, conclusin eux.. ben nada . 2eme, lilly allen, regard caméra (mais photo raté, n’empeche…) parce que j’étais en train de chantonner danser ds le photo pit.. et suis pas certain que bcp aient eût des regards caméra ce jour là…
      apres je confirme, les artistes avec qui je n’ai eût que des contacts pro, dès qu’on parle money, personne, dc pas de photos… (ptetre que c’est différent pour moi, étant à Bruxelles je ne sais pas…)

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  64. A mon avis, on ne peut pas lutter contre la gratuité des photos de concert avec les moyens actuels.
    On pourrait espérer que le gratuit soit synonyme de moindre qualité, et donc qu’à un moment donné les majors et les magazines se réveillent et disent : « mais purée, c’est de la daube ces photos, faut qu’on se mette à la qualité, quitte à payer ». Mais certains amateurs sont bien meilleurs que certains pros, ça ce n’est pas nouveau. D’ailleurs, on ne peut pas cracher sur les amateurs, on est tous soit amateurs, soit passés par là.
    Donc avoir une photo de concert de qualité et gratuite, ça sera de plus en plus facile.

    Que faire alors ?

    Se liguer, créer une charte de bonne conduite, un label, un logo disant « ici on ne donne pas ses photos » à patcher sur tous les sites de photographes de concert qui aiment leur travail et estiment qu’il a de la valeur. Car il faut faire passer le message aux photographes : ne donnez pas vos photos nomdediou !

    Et aussi, apporter un service supplémentaire !

    Les acheteurs sont intéressés par la gratuité, mais aussi par la facilité de trouver une photo. Actuellement, si un mag veut une photo de concert, il a deux possibilités : passer par une agence ou par internet. Côté agence, la photo de concert n’est pas très gâtée. Côté internet, quitte à passer du temps à chercher une photo, autant en trouver une gratuite.
    Donc un exemple d’action et service possible (réflexion issue de divers échanges entre photographes) serait d’avoir un site en ligne, sorte de Getty Image avec des tarifs réglos, où chaque membre gérerait ses photos. Et les mags gagneraient du temps sur la recherche de photos, et comme chacun sait, le temps c’est de l’argent…

    Voilà c’est une idée, qui vaut ce qu’elle veut, peut être rien du tout, juste pour dire qu’il faut chercher de nouvelles voies.

    Car ce genre d’idée, c’est un peu OuiOui chez les photographes : il faut encore que tout le monde s’entende sur une conduite et participe à un projet commun… ;) :D

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    • C’est p’t'être OuiOui, mais je trouve ton propos tout à fait cohérent et intéressant…
      Peut-être que ce genre de choses pourrait être chapeauté par l’UPC, enfin disons par un organisme ayant déjà pignon sur rue et ayant les intérêts des photographes de tous poils à coeur…

      En tous cas, constructif, merci!

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    • Ca s’appellait photocomptoir et ça a fermé parce que ça marche pas. Sinon, cote agence spécialisé, il y en a …

      (je suis un peu à la bourre cote réponse ou bien ?)

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  65. Mail constructif de Monsieur Arno Paul avec des idées intéressantes.

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  66. Bon, faisant partie des « amateurs » à qui l’ouverture des crashzone et l’apparition de site comme le Hiboo a profité, je dois avouer (même si je n’ai jamais donné de photo gratuitement et même si je n’en vivrai hélas jamais) que sans cette « ouverture » je n’aurai probablement pas pu faire de photos de concert.

    Moi je n’ai rien du tout contre le « il ne faut pas donner ses photos » au contraire.
    ça me parait logique.
    Mais il faut reconnaitre aussi comme cela a été dit que quand tu débutes et que perdu tu demandes aux collègues « comment on fait pour ne pas vendre sa photo que 10 euros et se faire entuber, quel prix je demande?, comment ne pas se griller auprès des prods, labels etc, quel statut je prends pour facturer, comment je fais, et j’en passe, et bien souvent t’es confronté à une espèce de mur du silence.
    Et puis si ma photo a été utilisée sans mon accord qu’est-ce que je fais?

    Il faut bien dire que la profession de photographe est une des moins solidaire ou corporatiste qu’il m’ait été donné de rencontrer (sans doute dû au coté freelance, je me démerde tout seul fans mon coin du coup je garde mes bons tuyaux pour moi).

    Mais je pense que les photographes de concert, mais aussi tous les autres vont pâtir dans un futur très proche de ce manque d’union.
    Car pour un qui peut rentrer dans une salle tranquille avec son bridge ou son reflex, y en a tout autant qui font poser des minettes et se prennent pour des pro de la photo de mode ou de pub ou de packshot et font des prix qui vous feraient pleurer.
    Par contre les agences de pub et de comm sont très très contentes…

    Donc voilà, communiquer, parler s’unir un peu je pense que c’est avant tout ce qui manque même si je crains qu’en fait il soit trop tard pour enrayer le processus en marche.

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  67. C ‘est succin, certes, parceque ne peut pas détailler toutes les pratiques plus ou moins indécentes pratiquées (cf. l’action entre justice contre Cavalera, les demandes de Bellevue Music etc.) mais ça résume plutôt pas mal un milieu ou l’on fait miroiter qu’avec son nom sur un MySpace ca donne de la visibilité, donc de la notoriété donc du travail… Déjà une couv’, tout le monde se fout du photographe alors une photo sur un MySpace…

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  68. petite question comme ça :
    vous avez le temps vous d’apprécier le concert lorsque vous y aller pour faire des photos ?
    perso moi non car je suis concentré sur mes photos.

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    • pour ma part oui. Mais je sais aussi que j’entends beaucoup de photographes en live sortir « moi j’en ai rien à foutre je n’ecoute pas » et j’avoue que ca me laisse dubitatif … mais chacun sa methodologie. Mais photographier un live sans être pris dans un minimum de groove, ca doit etre chiant.

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  69. J’ai lu en vrac les commentaires et au risque de me faire taper dessus, je voudrais apporter « ma petite pierre ».
    Je suis ce que vous appellez la photographe amateur qui arrive dans la salle avec son bridge et reste tout au long du concert… Personnellement je ne fait pas de photos pour l’argent et d’ailleurs je pense ne pas avoir le talent suffisant pour qu’on m’annonce un prix…
    Ca m’emm**** d’etre mise dans le meme sac que ceux qui offrent leurs clichés basse résolution à je-ne-sais-qui. Certains dans la salle sont là pour avoir un souvenir, sisi je vous jure que cette race existe! C’est tout à fait normal que les pros monnayent leurs clichés, c’est du boulot, de la qualité et il mérite d’etre rémunéré. Mais je ne comprends pas pourquoi vous cracher tant sur l’amateurisme, à croire que vous etes devenus pros du jour au lendemain. Vous battailler contre des amateurs certes, mais surtout contre des cons.

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    • Akilene, tu n’aurais pas du lire en vrac :) ce qui est regrettable ce n’est pas que tout le monde puisse shooter ou non. Ce qui est regrettable c’est qu’un professionnel est désormais lésé quant au fait d’etre le seul – a etre souvent obligé de – à remballer son matériel pendant que tout le reste de l’auditoire filme et photographie. Nuance de taille.

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      • Mea culpa dans ce cas! C’est vrai que j’ai trouvé ça bizarre la première fois que j’ai vu les pros partir au bout de quelques minutes. Je comprends votre colère, d’autant plus que vous (les professionnels) etes gages de qualité et ca m’étonne de voir qu’on vous « maltraite »
        J’espère sincèrement que cette situation s’arrangera.

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  70. Un article qui déchaine les commentaires ! preuve que t’as mis le point sur un sujet qui le mérite. J’ai appris beaucoup de choses en lisant les commentaires.
    Mais je pense moi aussi que pour qu’une réaction efficace fasse son apparition, il faudra toucher le fond et, comme on est en France, racler les caillasses d’abord.

    @arno paul > j’avais un projet de ce style, un truc pour uniformiser l’affaire, un site qui met les choses au point pour tout le monde, dans la mentalité « si tu ne trouves pas l’organisme que tu cherches, créé le ». J’ai laissé tomber, faute de temps, et d’informations fiables. Peut-être qu’il y’a un truc à lancer, là.

    J’avais aussi réfléchi à un site de revente aux tarifs fixes car je n’en trouvais pas. Pareil, faute de temps et d’informations. Et il y a déjà Alamy.com qui a des tarifs déjà établis et différents selon l’utilisation et qui est très intéressant pour le photographe. Ce site correspond exactement à ce que tu décris, mais il est trop peu connu et à mon avis un peu cher pour intéresser des majors en pleine crise. Il y a un autre site où tu peux fixer toi même le prix de vente, mais là j’ai oublié.

    Il est vrai que dans la photo / en france, l’argent c’est taboo (dans beaucoup d’autres domaines aussi) et sans trop de raisons. J’aurai bien aimé vendre des photos au prix du marché, mais j’ai mis plusieurs mois avant d’entendre un vrai prix, avec des vrais chiffres dedans. J’ai même été voir au siège de l’UPC, mais la réponse bateau qui revient est « ça dépend comment est exploitée la photo. » et point. Après, à l’époque, à force d’insister, on m’a assuré que les tarifs étaient en ligne depuis longtemps (ils le sont vraiment depuis 3 semaines). Donc l’UPC, pour moi, ils m’ont donné une impression (fausse, j’espère) d’une petite association d’amateurs qui dénonçait les abus, qui brassait du vent, qui fait tout pour te convaincre d’adhérer, mais je n’ai toujours pas à ce jour compris à quoi elle sert.
    Et son action-pétition… si les pétitions servaient à quelque chose, ça se saurait.

    Quant à l’Agessa et les impôts… leurs démarches sont claires pour un juriste (ou si t’as lu le bouquin de Delamarre :). Je ne dis pas qu’on doit tout te servir sur un plateau, mais mets-toi à la place du jeune nextgen (version paypal, facebook, adsl 20mo) qui fait ses premières photos et voudrait les vendre ET s’aligner sur le marché : ça le gonfle. Tout ça fait que hop, tu te dis : « c’est trop relou tout ça, allez la photo je te la file, on en parle plus ». Et c’est foutu, la spirale est lancée.

    Tout à repenser, quoi.

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  71. Mais la technologie va venir au secours des photographes. Google, mais bien d’autres également, développe des technologies de reconnaissance automatique d’image, et même de partie d’images versus une image complète.

    Restera au photographe de mettre en ligne sa production sur un site certifiant, pour qu’il puisse être retrouvé facilement, et que l’on puisse attribuer la paternité à la bonne personne.

    Afin que personne ne puisse dire « Oups, je savais pas ».

    ::

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  72. J’adore voir des collègues photographes me snober parce que je photographie les festivals avec mon iPhone ces derniers temps. Ca me rappelle quand je le faisais avec mon premier appareil numérique. Je ris encore plus quand ils se rendent compte que je n’ai pas qu’un iPhone, et qu’à défaut d’être équipé d’un objectif à 2000 Euros, j’en ai quand même un à prix peu « grand public ». Et pour moi, photographe « amateur » dans le bon sens du terme, dans la musique, le partage a toujours été une valeur que j’ai défendue… au contraire d’une grande partie de la « profession »… qui ne permet même pas aux artistes qu’ils photographient d’en obtenir les clichés. J’apporte plus avec mon iPhone aux artistes et festivals que je couvre que n’importe lequel de ces professionnels prêts à venir vous faire la leçon

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  73. c’est grandcrew qui va etre content quand tu bosseras gratos pour eux :) enfin du coup, ca m’interesse aussi puisque visiblement, tu consideres qu’un Iphone fait de meilleures photos qu’un reflex (et au vu de ton blog, tu choisis cette option uniquement pour un souci de transfert en temps reel plutot que de reel choix).

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  74. Yes, je suis volontairement provocateur dans mon commentaire, mais c’est parce que je ne comprends pas les gens qui disent que c’est normal que la musique soit copiable et copiée, mais pas le reste. Ici pour les photos, chez Presse-Citron pour les blogs… C’est malheureusement le lot du numérique, et encore, je pense qu’on est assez épargné en France sur le sujet par rapport à d’autres.

    C’est effectivement pour le temps réel que j’ai choisi l’iPhone , et pour publication dans une appli iPhone (je ne sais pas où tu lis que je les considères comme meilleures que celles d’un reflex… je parle de portée et d’intérêt plus que de considération artistique qui reste de toute façon elle, très subjective)… la qualité de l’optique iPhone est adaptée à une diffusion pour iPhone, donc ça me semble opportun. Que les reflex intègrent dans les prochaines années des emplacements pour des cartes SIM/Wifi/Wimax ne me semblerait pas une évolution incongrue, et là tout le monde dans le milieu trouvera ça normal (dans 5 ans disons)

    Après j’sais pas si t’auras remarqué, mais j’interviens ici souvent quand on joue les snobs sur le ton du « on le fait pour vous merde » :p Comme je l’ai dit dans ma précédente participation ici, l’image n’est pas l’essence de la musique, donc se poser en catalyseur de découverte par l’image (surtout quand elle n’est pas associé au son) Depuis plus de 10 ans que je fais de la photo, et pour en avoir fait la première fois cette année dans un festival « populaire » (les Eurockéennes), et avoir croisé des gens qui pour la plupart ne connaissaient pas les artistes sauf s’ils en avaient entendu parlé à la TV…. je me dis que les gens qui font de l’image POUR les artistes qu’ils connaissent à peine, sans leur filer les photos et en les vendant en tant que salarié pour la PQR ou freelance pour des magazines ou blogs hype, peu importe, sont quand même culottés.

    Je pense que dans la musique on ne peut plus vendre uniquement du fichier. Je pense que de même dans la musique on ne pourra plus vendre que du cliché (et pourtant Fotolia le fait avec succès à très bas prix)

    … et j’ai causé à GC pour leur vendre ET un encodeur pour le streaming nouvelle génération (iPhone et web) pour mon premier emploi et une application iPhone dans mon « second taf » pour le plaisir, donc tu vois, je n’exclus pas la portée économique. Je vendais du fichier MP3 avec NeoMusicStore il y a quelques années, je réfléchis aujourd’hui à comment vendre de la musique. Le mobile, la licence à la remix.me sont des pistes… pas forcément réplicables dans le mobile, mais la question de penser à se réinventer plutôt que de regarder dans le rétro est la même.

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  75. (pas forcément réplicables dans la photo)

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    • Le fait est Sylvain, que oui le numérique bouleverse la donne dans bien des domaines. Le fait est qu’il n’a jamais été aussi simple de dupliquer un contenu, quel qu’il soit. Simplement, je pense qu’il n’est pas vraiment question de ça ici. De mon point de vue, cet article pointe du doigt des pratiques qui ont tendances à se généraliser. Celles qui consistent à dénigrer le travail du photographe professionnel. La question est : « Pourquoi les photos de Rod seraient-elles un dû dans la mesure où il a un laissez-passer pour pouvoir les prendre ?

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  76. « Parce que tout le monde est remplaçable » ? Dans les faits, c’est ça la réponse… et à juste titre, quelle que soit la qualité du travail. Si des photographes peuvent se permettre le luxe de se faire payer, qu’ils le fassent après tout. Rien ni personne n’oblige un artiste à travailler avec un photographe donné, et inversement. Sur le volet promotionnel, quand un photographe « utilise » le nom d’un artiste, je ne suis pas sûr que ce soit le photographe qui fasse la promo de l’artiste

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  77. @alainG tu as la vanité de croire que la plupart des gens qui tombent sur tes photos le font en cherchant ton nom plutôt que ceux de l’artiste par exemple sur Flickr ?

    Je veux bien croire que cela n’est pas bon pour l’ego, mais c’est ainsi.

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  78. @Sylvain Personnellement, je vais plus souvent sur le Hiboo ou sur Soul Kitchen pour voir les photos de Rod et de Alain que pour un artiste en particulier…

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    • Normal, t’es comme moi un lecteur du blog. Mais le quidam lui, non. Même moi, je me souviens avoir cherché une fois des photos des Popopopops aux Transmusicales en réfléchissant à un projet d’appli promotionnelle… et on est tombé SUR FLICKR sur les photos d’Alain… et je me souviens qu’on ait pesté en pensant qu’on aurait du mal à récupérer quelques-unes des photos :D

      Après une photo ne m’a pas donné envie d’écouter de la musique depuis des années moi… et je pense pas que ce soit le moyen de découverte n°1, à l’heure où les gens s’envoient des permalinks, des rapidshare, des liens Spotify comme principal moyen de faire découvrir de la zik à leur entourage (sans parler des systèmes de recommandations). Déjà que j’accorde peu de crédit aux reviews depuis quelques années…

      D’ailleurs pour élargir le débat au journalisme musical:
      http://drownedinsound.com/lists/ismusicjournalismdead

      C’est un sujet qui a été abordé aux Etes TIC, je n’y ai croisé aucun photographe, dommage.

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      • dans l’absolu je suis OK avec toi : la photo de concert ne « donne pas envie » d’ecouter. Et je crois de plus en plus à la vidéo pour cela. Sauf que la photo, ca permet de figer des trucs de fou, des expressions particulieres, ou au contraire photographier differemment de ce que l’oeil percoit.

        Maintenant le sujet n’est pas vraiment la en fait. Le truc c’est « jusqu’ou la chaine artistique liée à la musique peut aller ». Et ca va du photographe jusqu’au distributeur, en passant par le tourneur, le label et l’artiste.

        A noter que je pense aussi qu’aucun artiste n’a besoin de photographe, désormais, si ce n’est pour le shoot promo. Surtout pour finir ensuite dans les Inrocks avec un DR :)

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  79. Laurent S 23.07.09 | 08:35

    Rod Petite remarque sur cette phrase:
     » à un équivalent de théorie darwinienne : seuls « les plus forts » survivront »
    Darwin c’est pas vraiment les plus forts mais les plus adaptés à un milieu et son changement ;)
    a méditer :)
    Trés intéressant article en tout cas, et la discussion qui a suivi est super passionnante

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  80. bon j’ai bien tout lu les deux premiers tiers, après j’ai lu en diagonal je l’avoue.
    Réfléxion peut-être conne, mais les pass photos « donnés » par le l’artiste donc PAYÉ si l’on suit Michael il me semble…
    il me semblait (enfin j’en suis sûre dans certaine salle :)) plutôt de mon côté que chaque artiste a un nombre d’invit’ mis à dispo par la salle et stipulé dans le contrat par concert selon les salles et circonstances (première partie, tête d’affiche, plateau).. dans ce cas là, ça ne coûté rien à l’artiste…
    donc l’argument du « ça nous coute de l’argent les invits et pass photos.. » vous pouvez bien nous en filer gratos des photos..
    bof, ça en coute plus à la salle.
    en tout cas, dans une salle près de Paris c’est ça et à mon avis dans les salles fédurok, après à Paris……

    deuxième réflexion inutile,hiboo – je fais des photos (car oui je ne me permet pas du tout de dire que je suis photographe, des gens comme Rod ou benjamin par exemple peuvent se le permettre de par leur statut, rendu ou travail), et franchement si on me filait pas de pass photos ça m’emmerderait mais je comprendrais.. (cf évocation du nombre de photographe).

    Après à partir de quand et sur quoi se base-t-on pour dire que l’on est photographe ou que l’on mérite d’avoir un pass photo ?
    et il faut bien commencé un jour non ?

    trop de photo tue la photo sans doute sa valeur marchande.
    bon article btw :)

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    • Jenny, aujourd’hui les photographes ne sont pas accrédités sur des critères de qualité ou de statut mais pour le support pour lequel ils bossent. Un complet débutant bossant pour un gros mag n’aura aucun problème pour être accrédité, à contrario un pro avec de l’expérience devra se battre de longues années (le temps de se faire un nom et un carnet d’adresses) pour couvrir un « gros » concert. Moralité, si tu bosses pas pour les Inrocks, rejoint le Hiboo :) ah, oui, c’est fait :) Ou sinon Soul Kitchen :) (troll inside)

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      • que dire à part que tu as raison ! :) (je parle pas la dernière phrase, Rod pas taper moi pas taper :))

        mais je ne suis pas allée sur le hiboo parce que je n’étais pas aux inrocks (je sais que tu plaisantais mais je tenais à le dire quand même sait-on jamais :)), mais bien pour tester la légende urbaine sur le caractère de Rod ! ou plus sérieusement l’envie donnée par des gens passionnés comme Rod/benji/toi enfin « l’esprit » que j’aime de ce site.

        mais par contre la première partie de mon comm’, je serais curieuse de savoir cette histoire « de pass photo qui coute de l’argent aux artistes, qui paient les pass photo » pour résumer grossièrement… c’est pas partout comme ça en tout cas…

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        • aux dernières nouvelles, ce sont bien les maisons de disques qui achètent les invitations aux tourneurs, donc les pass aussi. les artistes ne paient donc pas directement de leur poche hein, les labels ont des budgets promo, ça doit passer dessus j’imagine…

          sinon, pour répondre à ta question « à partir de quand on se dit photographe » : je l’ai fait quand j’ai gagné de l’argent et quand j’ai été publiée régulièrement pour des mags.
          c’est un peu comme pour être journaliste : tu te dis journaliste si tu tires la plupart de tes revenus du métier de journaliste.

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          • merci Juliette pour ces réponses :)
            surtout cette histoire d’invit’ qui m’intriguait.

        • Jenny > Dès qu’il y a une billeterie d’un groupe signé, les places attribuées aux journalistes/photographes sont tout le temps payées : soit le tourneur prend sur son quota de places qu’il ne pourra par la suite plus vendre, soit la maison de disques achètent un certains nombre de places – souvent bcp plus limitées que le nombre effectives de demandes de places par des medias –

          Tout depend de la salle, de la renommée de l’artiste, de la maison de disques….

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          • merci Michael de m’avoir répondu et donc pour l’info.
            effectivement comme tu le dis toi même, ça dépend de la salle et du reste et peut-être aussi du type de contrat (cession, co-réa, étc).. d’où le fait que je ne savais comment cela se passait ailleurs :)

            bon je crois que j’écris plus, on m’a trop vu sur cet article :)

  81. de rien ;)
    pour être plus précise, le coup des invits données par l’organisation aux groupes, j’ai vu ça oui, mais pour des groupes autoproduits ou dans des petite salles la plupart du temps.

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  82. j’arrive après la bataille, donc je ne vais pas rentrer dans les détails.
    en tout cas, heureuse initiative que ce topic.

    juste pour répondre à Mickael, et sans pour autant chercher le troll, je voudrais juste préciser que le photographe de concert n’est pas un paparazzi, ni même un voleur.
    lorsqu’on vend une photo, on produit une facture, on paye des cotisations sociales, on paye également des impôts dessus.

    et si une photo se vend, c’est parce que, généralement, elle est achetée par un périodique qui s’en sert pour illustrer l’actualité de l’artiste sujet de la photo. on fait donc partie du processus de communication autour de ce sujet, dans des limites réglementées (3 premiers morceaux par exemple).

    les photos sont réalisées dans le cadre d’une prestation publique de la part de l’artiste, pas dans le cadre de sa vie privée.

    oui, on assiste au concert gratos, mais comment faire autrement que d’être présent physiquement pour réaliser des photos de concert ?

    et surtout, le concept sur lequel je voudrais insister c’est que tout travail mérite salaire !!

    tu autorises certains blogs à diffuser des mp3 ? cool, mais c’est loin d’être le cas de tous tes collègues, et des sites comme deezer ont même été créés (en partie par les maisons de disques) pour remédier à cette demande, à travers les widgets. heureuse initiative d’ailleurs.

    Répondre
  83. J’arrive moi aussi un peu tard sur cette discussion (donc je ne peux pas tout relire) … juste une petite suggestion … peut etre que si les photographes professionnels etaient moins discrets sur leurs tarifs … ca aiderait les amateurs (ou les professionnels qui debutent) a s’aligner …

    En gros messieurs les professionnels affichez vos grilles de prix (qui j’imagine varient en fonction de la notoriete du groupe et/ou de l’usage qui sera fait de la photo) alors nous autres amateurs nous cesseront de casser les prix par ignorance

    merci d’avance,

    Pirlouiiiit

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    • Les grilles de prix sont affichées… Ca s’appelle les tarifs UPC dispo sur leur site. Mais l’ignorance n’excuse pas le don systématique mon ami.

      Répondre
      • sur « leur site » ? le site de qui ?
        « tarif UPC » ?

        je ne cherche pas d’excuse je dis simplement que les photographes professionnels sont très pudiques quand il s’agit de leur salaires … et que ça n’aide pas les autres. La preuve je n’ai toujours pas réussi à trouver les « tarifs UPC » sur « leur site » avec google …

        si les tarifs étaient « standards » comme ceux d’un disque, on (nous autres photographes « amateurs » -au sens où nous ne cherchons pas à vivre de nos photos) se ferait moins avoir et on casserait moins votre marché

        cela dit les rare fois où mes photos ont été utilisés dans la presse il s’agissait de groupes amis (et pas connus) … et si j’avais demandé à être payé par le journal ils auraient surement fait l’article sans photo … quand aux groupes auxquels je pense ils n’en ont pas les moyens … je dis ça mais comme je n’ai pas idée des prix, peut être que c’est effectivement moins cher que ce que j’imaginais.

        En conclusion si vous voulez qu’on « s’aligne » niveau tarifs, et bien aidez nous en nous donnant. Ainsi à tarifs égaux ils prendront ceux des vrais professionnels (qui sont sans doutes meilleures) ;-)

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    • nonpasraymond 10.10.09 | 20:03

      Mais il n’y a pas vraiemnt de tarif…!
      Tu parles de quoi ?!!!
      Une pochette ? Une vignette dans un livret ? Une foto sur un site ?
      d’un groupe en développement ? dans une major ? un label à trois sous ? !!!!
      d’un groupe hyper connu mais uniquement en Alsace Lorainne ou d’un groupe internationnal qui cartonne ? Tout ou presque est à prendre en considération…

      Répondre
  84. Bon, moi qui avait envie de prendre mon reflex pour le concert de Mass Hysteria la semaine prochaine, j’ai comme une hésitation maintenant :)
    enfin, je ne me sert de mon reflex seulement pour mon plaisir dans le cas d’un concert, je suis dans la masse des photographes amateurs ;) …
    Mais je comprends vraiment pas cette limite de 3 chansons ? Même si on exclu la masse du public pouvant continuer a se servir de ses outils. Pourquoi 3 chansons max ? Quel peut être la justification des tourneurs ?

    Répondre
  85. @ Pierre :
    « Mais je comprends vraiment pas cette limite de 3 chansons ? [...] Quel peut être la justification des tourneurs ? »

    je pense que c’est dans le but, à l’origine, de « protéger » artistes sur scène et public dans la salle, histoire de ne pas avoir des photographes qui mitraillent et/ou qui déambulent au pied de la scène pendant 2 heures…
    également, c’est aussi histoire de donner une image « propre » des artistes, avant qu’ils ne dégoulinent de sueur…
    enfin, ce n’est que mon avis…

    Répondre
    • oui donc c’est désuet hein :) parce que la sueur, les yeux révulsés et les flashs a cramer un visage, c’est désormais toute une salle qui s’en charge :)

      Répondre
      • C’était le sens de ma question en fait :)
        Pourquoi aujourd’hui 3 chansons alors que vous avez du super matos ? (contrairement au public dans la salle)
        Mais je pense comprendre un peu même si je pense qu’une photo de concert doit pouvoir être prise n’importe quand, lorsque l’instant, l’ambiance s’y prête.

        Répondre
  86. bullette99 8.10.09 | 10:46

    Bon article, merci.
    La photo de concert maintenant c’est du grand n’importe quoi, dernièrement festival de Bourges, on est plusieurs photographes pro dans la fosse avec des mecs et leur petit numérique soit le pote de machin ou le webziner de tel site. Les mecs te pousse, te foute leur mini appareil devant ton objectif et toi t’as trois chansons pour faire tes images, j’ai hallu !

    La der fois je demande un pass on me dit ok ! et si je pouvais filer des photos, je me dis bon 2/3 photos a but non commercial pour le web ou dossier de presse, bon ca me plait vraiment pas mais je dis oui. Je reçois un 2ème mail : ok ! pour les photos mais il faut couvrir tout le festival… (la journée).
    J’hallu et je dis ok ! si vous avez le besoin d’un photographe je peux vous transmettre mes tarifs… Je n’ai plus recu de news.

    Sinon le fait de ne pas payer une place est normal, on travaille, on a un gros sac, on se concentre sur l’image on est pas la pour sauter et chanter.

    J’ai pas de soluce au problème a part refuser de donner ses photos (à part certaine condition, web basse def / échange de bon procédé…) et refuser d’être sous payer. De même pour les amateurs, mais comment ils se font payer ? Du black ? Tsssss ! pas bien !

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  87. nonpasraymond 10.10.09 | 19:46

    Ouh là, là…je n’ai pas réussi à tout lire car ça commençait à tourner en rond…
    Bon, récapitulons: «  »" »La photo de concert, c’est dur…ça ne rapporte rien et en plus y a plein de jeunes fous qui refilent gratos leurs photos… »" »" »
    Sans vouloir jouer au vieux, je me permettrai de vous signaler que ça a toujours été ainsi…! Enfin, depuis que je connais « la chose », à savoir depuis plus de vingt ans…
    Donc, voilà, tous ces trucs là… »" »" »ouais, c’est lamentable ça ne paye pas, etc etc… »" »" »"mais merde, si vous n’êtes pas accrédités par un canard ou autres qui ne vous passera pas de parution, Ne le faites pas alors…restez chez vous…ou estimez vous heureux de faire ce que vous faites !
    C’est du fun, merde, si vous n’êtes pas pro ! ( Pro pour moi, veut dire en vivre…c’est votre metier, quoi)…si vous n’êtes pas envoyé « en commande »…estimez vous heureux de profitez des shows gratos et en plus, des qqs sous que vous glanerez ici ou là…
    Bref, je ne comprend pas tous ce cirque…Ce qu’il faut désapprouver aujourd’hui, c’est le fait que l’on parque 50 fotografs devant une scène, dont les 2/3 ne sont là QUE pour le fun…Mais croyez moi, la plupart des pochettes de disques sont pré-commandées ( les 3/4 au moins en tout cas…), on paie un mec pour ça. Quand aux reventes, bah retrouvez vous tous chez Dalle, comme tout le monde, et empochez vos 40 € par mois…
    Dites vous que sur les 30 ou 40 guguss devant cette scène du zénith, il y en a 4/5 qui sont là pour le plaisir et la chance, d’être en commande, c’est tout….
    Concernant, les plans EMI qui demandent des fotos gratos pour des pochettes ou dossier de presse, franchement…je n’y crois pas une seconde. Ou alors, donnez moi la preuve !

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    • « Concernant, les plans EMI qui demandent des fotos gratos pour des pochettes ou dossier de presse, franchement…je n’y crois pas une seconde. Ou alors, donnez moi la preuve ! »

      …euh, de quel droit te permettais-tu de remettre en cause notre parole ????
      ce genre de plans j’en ai vu une floppée, de la part d’EMI (pour Karenn Ann par exemple), mais également d’autres labels.
      ci-dessous le « contrat » que le management du groupe Archive a fait signer aux photographes sur une tournée récente :
      http://www.photoscenique.com/temp/contrat-archive.pdf

      Répondre
      • nonpasraymond 10.10.09 | 20:42

        1/ Ce n’est aucunement légal. C’est en Anglais.
        Si tu as l’l'habitude de ce genre de trucs, tu devrais le savoir…
        2/ Quel est le rapport avec EMI ?
        C’est le management qui te fait signer ce genre de connerie…pas la maison.
        Je susi prêt à vous croire…je ne veux aucunement vous froisser !
        Juste te dire qu’effectivement, je ne fais plus beaucoup de Live…aujourd’hui, mais j’en ai fait…enormément, crois moi !
        ;-) ET Je n’ai jamais vu ça encore !!!

        Répondre
        • le contrat de Archive est juste pour te donner un exemple. le rapport avec EMI c’est que j’ai déjà eu à faire avec eux, et que j’ai eu droit à plusieurs reprises à ce genre de plans (je te l’ai dit dans mon précédent message, mais tu l’as « oublié »).
          mais, tu as raison, défends les, nous ne sommes qu’une bande de branleurs et de menteurs.

          Répondre
          • nonpasraymond 11.10.09 | 14:53

            C’est bon, n’t'énerves pas…je n’ai jamais vu ça et j’en suis surpris, c’est tout…ça ne m’empêche pas de ne pas renier tout le reste de mon texte…

  88. Bonsoir

    Je suis photographe profession et administratrice de http://www.pixelartese.com,

    Rod , merci pour cet article., decouvert seulement ce jour, je l’ai relayé aupres de mon facebook ainsi que sur notre forum…

    A RELAYER LARGEMENT !!

    Tu as decris parfaitement notre situation face a un marché qui a present disparu lui aussi, fautes de contrat d’exploitations non signés et remunerations envolés..
    Il est question partout du piratage, de la loi Hadopi ..
    j’achete perso des licences sur jamendo pour les fonds musicaux de nos diaporamas,
    d’un autre coté , on se voit refuser une remuneration.
    Il nous faut denoncer ces pratiques, pas seulement reservés aux concerts, mais a tous les evenements publics.
    Un phenomene ? Une catastrophe, ignorée par les pouvoirs publics et parties concernées. La photo ? oui gratuite.. le metier disparait.

    Répondre
  89. A quand un article sur les tarifs?

    Répondre
  90. j’ai pas zappé! Je suis tombée sur cet article totalement par hasard… en voyant les photos du concert de Marie Espinosa…
    http://flanepourvous.blogspot.com/2009/10/musique-marie-espinosa_02.html

    et j’ai passé plus de deux heures sur votre site à lire vos articles…
    en tout cas merci pour toutes ces infos, j’me disais que je te connaissais… et j’ai eu un déclic!!! le photographe qui comptait les photographes dans la fosse du concert de Julien Doré? je comprends mieux à présent!!!
    http://flanepourvous.blogspot.com/2009/04/photo_8213.html

    Répondre
  91. Si la gratuité est inéluctable, il va peut-être même bientôt falloir payer pour prendre des photos.

    Voici la réponse que je viens d’avoir après une demande d’accréditation photo :
    « les artistes et leurs producteurs ne sont pas là bénévolement si vous voulez exploiter leur image, la moindre des politesse serait de payer votre place »

    Je ne sais même pas quoi répondre à ça.

    Concernant les contrats qu’on nous fait signer à l’entrée des concerts, en les lisant on se rend parfois compte qu’ils n’ont aucune valeur en étant tout simplement contraire à la loi sur certains points.

    Répondre
  92. Aurélie 28.10.09 | 19:14

    Voilà deux jours que je lis tout sur le Hiboo par rapport à ces questions de droit d’auteur et rémunération. Merci, ça éclaire encore quelques points et on se sent moins seul!
    Il y a quelque chose qu’on peut aussi faire en masse, c’est écrire aux sites qui diffusent nos photos sans crédit. Certes, c’est fastidieux mais je constate que les gens répondent et corrigent les erreurs. Hélas, leur rappeler que c’est la loi nous fait passer pour des méchants et des emmerdeurs, on peut le sentir dans leurs réponses. C’est vraiment pénible d’être fustigé comme ça juste en demandant le minimum légitime… Mais si tous les photographes s’y mettent, peut-être que… Enfin je sais pas, je suis très tentée comme Rod de méler pessimisme et lucidité…

    Répondre
  93. hello les gens et merci à ROD pour ces précieuses lignes qui en disent long sur le métier de photographe.
    Pour ma part, j’aimerai vous faire part de mon expérience de novice puisque j’ai commencé la photo de concert il y a maintenant deux ans (en gros) et que je commence à présent à avoir quelques bons contacts dans le milieu sans toutefois avoir de rémunérations qui vont avec mes travaux…
    N’ayant au départ aucun positionnement dans le milieu et ayant commencé la photo de concert pour faire plaisir aux potes, puis aux potes de potes qui aimaient mes photos, ca a dérivé sur quelques bon groupes régionaux puis nationaux…
    Au départ, je ne pensais pas, de un prendre du taf au pro et de deux, que mes photos se devaient, comme tout bon travail, avoir une rémunération…Quand on sait pas , on sait pas et je n’ai jamais eu le reflex (pas numérique hein!) de chercher le combien du comment coute une photo et surtout comment négocier ses prestations photo.
    Du coup, je suis un peu comme vous à présent, dans une spirale ou on te propose des accréditations fort sympathique mais pas de tune derrière…la satisfaction est bien sur un facteur quand on peut rencontrer des groupes et artistes qu’on apprécie et passer une soirée avec eux mais comme on dit , ca nourrit pas son homme…
    Et la, je me retrouve entre deux eaux puisque mon travail à pris sérieusement du grade, je commence a tafer avec des labels et plusieurs groupes mais on arrive toujours au nerf de la guerre et je pense qu’il est chaud de pouvoir être juste photographe de concert de nos jours ou avoir un putain de carnet d’adresse…
    La polyvalence doit être aussi de rigueur dans ce métier et même si je comprend les anciens a qui on retire pas mal depuis cette crise numérique avec toutes cette jeunesse qui s’en branle des droits et des rémunérations, c’est encore un secteur en plus en crise qui se de muter pour évoluer…
    De toute facon , on va tous crever et 2012 nous attend au coin de la rue pour nous niquer la gueule…
    Si ca c’est pas de la poésie pour un mega happy end.

    Mais pour finir je dirais, fuck les majors car c’est eux en grande partie qui sont responsable de toute la merde qu’il y a dans l’industrie du disque et du coup, des indépendances avec les gens des divers secteurs qui sont rallier à cette industrie et qui galèrent à présent de cette situation.Merci à eux

    Répondre
  94. Bonjour
    Dans le cadre de mon blog « Droit & Photographie », (http://droit-et-photographie.over-blog.com/ ) je prépare un article complet sur les photos de concert
    Je cherche des photographes qui auraient eu des tracas avec les artistes ou leurs producteurs (mises en demeure, procédure etc…) et qui voudraient m’apporter leurs témoignages
    Si certains parmi vous sont concernés, et qu’ils acceptent de me fournir leur témoignage, merci de prendre contact avec moi par mail :
    Excellente journée à tous

    Répondre
  95. Bonjour,

    Je suis photographe de concert au Canada (Ottawa) et je confirme que la situation est la meme ici. Pas contre, pour les concerts, j’offre toujours une dizaine de photos aux artistes (pas aux maison de disques et autres managers) au format web 72dpi pour leur site. Pour l’utilisation des images pour la promotion, je leur offre un tarif qui depends de leur projet. Attention, je suis toujours claire quand on me demande de venir photographier un concert ou bien je viens pour moi. Je dis toujours que je n’offre pas les photos en HD. Juste 10 en versions web pour les artistes…

    N’hesitez pas a me contacter si vous voulez plus d’information sur etre photographe au Canada. Je suis d’origine francaise mais vit au Canada depuis plus de 7 ans et j’adore mon metier.

    Amitie,
    Frederic

    Répondre
  96. Mouais…. Je reviens sur cette article parce que je ne sais pas où mettre ce message (qui résulte d’une nouvelle grande déception).

    Après un concert je me mets systématiquement à la recherche des photos de concert même si je trouve qu’elles se ressemblent toutes un peu depuis quelques années (la faute aux numériques sans doute).

    Une nouvelle fois je viens de me faire rembarrer parce que je demandais une copie d’une tof où je suis visible (et que la photo en question est plutôt format timbre poste).

    Je sais bien que c’est dans le droit du photographe et qu’il n’est aucunement obligé de le faire, mais vraiment je trouve ça un peu dommage alors même que je ne compte ni la vendre, ni l’envoyer sur le web avec mon nom en dessous (sans compter que c’est pas vraiment la photo la plus chouette du lot).

    Oui, vous avez le droit de crier au con qui veut détruire le droit d’auteur, mais bon, je voulais exprimer la déception profonde et en profiter pour savoir ce que vous vous faîtes lors de demandes similaires.

    Répondre
    • ce genre de demande m’est déjà arrivé, et dans ce cas, je donne bien évidemment la photo à la personne. sache que tu as un droit à l’image (dans certaines conditions bien précises) quand une image où tu figures est publiée sur le web ou autre.

      Répondre
      • Oui mais là je suis dans la foule (je ne suis pas le sujet de la photo) et puis je n’ai pas envie d’être relou et de faire chier non plus :-)

        Merci pour ta réponse dans tous les cas.

        Il faut savoir que c’est la troisième fois que je demande une photo où je suis et que l’on me la refuse… J’ai pas de bol ou alors ces photographes sont vraiment moins sympas que toi :)

        Répondre
        • Allo,

          Je fais la meme chose que Didier, j’offre l’image en bas resolution a la personne qui me la demande avec un usage restrictif personnel.

          De plus, c’est stupide car si l’image est en ligne qu’est ce qui t’empeche de la recuperer sans rien demander a personne? Moi je trouve super que tu demandes la permission, c’est tellement rare de nos jours…

          Fred

          Répondre
          • Elle est justement en TROP basse résolution… C’est limite imprimable (j’essayerais même pas) !

            L’idée était juste d’avoir un tirage de la photo comme souvenir. Ca n’empêche pas le fait que j’aurais de toute manière contacté l’auteur du cliché ne serait-ce que pour lui faire part de mon bonheur de me retrouver ainsi sur l’image en question ;)

        • oui, je parlais bien de sujets dans la foule :))

          Répondre
  97. Une recente mesaventure qui est arrive aux « petits photographes independants » et que je tenais a partager avec le plus grand nombre en attendant de reagir officiellement aupres du festival (le temps de voir qui veut reagir parmi les photographes signataires ou non, et une eventuelle reponse de l’UPP) :

    http://www.concertandco.com/artiste/al-jarreau/palais-longchamp-marseille-1er/critique-concert-1-20359-35337.htm.

    Répondre
  98. Après avoir lu, on va dire 70% des commentaires, je me fais les réflexions suivantes :
    - Photographe, qu’il soit de concert ou autre est un métier individualiste qui face à une collectivité (labels, prod, etc…) sera dans la grande majorité des cas désavantagé.
    - Faire une photo est à la portée de n’importe quel crétin (vu la technologie de certains appareils et pour peu qu’on daigne se renseigner sur la technique). Faire une photo artistique (qu’elle soit de concert ou autre) c’est nettement plus difficile et a une reélle valeur ajoutée pour l’artiste qui dans ce cas n’hésitera pas à la rémunérer.
    - La loi de l’offre et de la demande, la concurrence sauvage qui existe dans ce milieu (dont certains profites, pcq on ne vit pas dans un monde de midinettes hein) se fera forcément au détriment de quelques-uns et par forcément ceux qui sont les moins expérimentés.
    - Au delà d’être photographe, le milieu de la musique d’aujourd’hui impose d’être un excellent négociateur et un super commercial, et dans ce cas le problème de la gratuité n’en est plus un.
    - Le vrai point de friction ce sont les tarifs des photographes, pour être à la fois des 2 cotés de la barrière il est évident que si les tarifs étaient publics et standards et surtout appliqués par tous depuis très longtemps ce post n’existerait pas.
    - A titre tout à fait personnel, je suis amateur et je tiens à la rester. J’apprends sur le tas, je m’achète du materiel plus important pcq c’est une passion mais je ne souhaite pas en vivre, vu le bordel ambiant qui règne dans ce milieu.
    - Il y a des « divas » parmi les photographes qui font que certaines personnes n’ont franchement pas envie de faire un effort … C’est en partie pour cela que je me suis mise à faire des photos et des vidéos.
    - Je suis d’accord sur ce constat fait par Rod et certains comme Juliette, je le suis moins sur les solutions que vous proposez. Mais l’idée est là, l’union fait la force, la rareté fait la qualité, donc le jour où chacun ne restera plus dans son coin à pleurer sur son sort, un grand pas aura été fait.

    Répondre
    • « photographe un métier individualiste qui » … risque de le rester longtemps quand j’analyse ce qui s’est passé avec le festival Jazz des Cinq Continents et encore plus parlant les réactions à mon précédent post …
      « l’idée est là, l’union fait la force » … c’est pas gagné …

      je pense que les « collectivités (labels, prod, etc…) » n’ont aucune crainte à avoir malheureusement quant à notre capacité à nous unir / fédérer …

      je reposterai surement un message ici pour ceux que ça interese si une action concertée (toujours vis à vis de cette convention jazz des cinq continents) se précise. Toujours pas de nouvelles de l’UPP …

      Répondre
  99. Bravo pour cet article

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