La bombe Izïa explose au Nouveau Casino
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Il faisait si chaud – température et intensité – au Nouveau Casino que la charismatique Izïa, fille de qui vous savez et qu’on s’en fiche parce qu’elle n’a besoin de personne pour épater un public constitué pour la plupart de curieux voulant voir en chair et en os ce freak surgi de nulle part, n’a pas hésité, telle une Beth Ditto hargneuse, à retirer pour le plus grand plaisir de tous son haut (exclu :) : c’est la première fois que je me fous en sous-tif, le début d’une longue série !). Il était difficile d’imaginer meilleur concert pour terminer juin en beauté. Retour sur cette performance hors norme.
- Date : 30.06.09
- Adresse : 109 rue Oberkampf 75011 PARIS
- Téléphone : 01.43.57.57.40
- Web : www.nouveaucasino.net
(oui, te rappelles-tu de cette session où Izïa interprète The Light ?)
Izïa possède sans nul doute possible le syndrôme Jeckyl Hyde. Sur Facebook, elle doute comme une ado, avant son concert, en la voyant déambuler rue Oberkampf, elle apparaît comme une gamine souriante et pétillante quasiment banale et anodine n’aimant pas trop se faire remarquer – ce qui, avouons-le, est devenu difficile, puisque son joli minois est tout simplement placardé dans toutes les stations de métro. En revanche sur scène, la post ado d’apparence douce se transforme en véritable tornade furieuse, hot et sexy, habitée et déglinguée. Et pis, il y a cette voix, cette putain de voix.
Oh elle est jeune Izïa. 18 balais à tout casser. Dès l’âge de 15 ans, elle sait qu’elle ne fera pas comme papa et comme frérot. Exit donc les chansons dans la langue de Molière à forte tendance spleen, la rebelle de la famille s’inscrit dans un rock 70’s très musclé aux frontières du hard rock. Le tout porté – et la comparaison aussi peu originale soit-elle est inéluctable – par un timbre complètement cassé et coffré qui n’est pas sans rappeler Janis Joplin. Izïa,
Alors bien sûr, on va me dire « ouais mais des nanas tarées qui font du rock, il y en a, regarde Mademoiselle K ». Certes, mais le concept Izïa se differencie par :
- une femme totalement sexy et plantureuse assumant ses rondeurs. Et croyez-moi, mec comme nana, quand elle décide de se laisser entraîner par un air disco, je ne vois pas comment on ne peut pas tomber love de cette fille (propos que j’espère non misogynes (?!))
- un niveau technique certes inférieur mais largement compensé par une folie jouissive qui peut apparaître comme théâtrale et qui n’a rien à envier aux prestations endiablées de Juliette Lewis (Juliette and the Licks). Même si musicalement, c’est aussi « simple » que monstrueusement efficace
- des rythmiques souvent basées sur des triolets qui font mouche systématiquement (my god, The Light en live, ça poutre sa race de sa mère !)
- des interludes où la tornade rock redevient une enfant heureuse d’être sur scène, avec un regard aussi pétillant que si elle recevait un cadeau d’anniversaire.
- Temps morts inexistants, ça envoie sévère du début jusqu’à la fin
Le Nouveau Casino – archi blindé pour l’occasion (même si, pour couper court tout de suite aux potentiels commentaires mégères, ce dernier ne recevait que des invités, le live proposé étant « une release party », le tout filmé avec des milliards de caméras, qui laisse sous entendre qu’un jour, vous verrez que je n’ai exagéré en rien tout ce que vous lisez actuellement) a tout simplement tremblé face à cette éruption volcanorock. Et croyez-moi, quand on voit un public d’invités – réputés pour être coincés du cul et figés telle l’armée en terre de Xian, se déhancher jusqu’à transpiration, s’égratigner les paumes suite à une overdose d’ovations (ami(e)s de l’hyperbole bonjour !) … et bien l’on sait que l’on tient là un phénomène qu’il faudra plus que surveiller : Izïa à suivre dès maintenant ! » www.myspace.com/iziamusic
Rien à voir avec la choucroute : je ne pensais pas aimer le Nouveau Casino sans ses lustres … mais force est de constater, grâce à ces bouts de couleurs rajoutées partout, ça claque à mort.
En me relisant, je me rends compte que j’occulte totalement ses musiciens. Honteux que je suis, je répare cette bévue : parce que la charmante donzelle à la crinière généreuse a su s’entourer de bêtes de haute voltige à la hauteur de l’énergie déployée par la frontgirl … ceci expliquant cela quant au poutrage live évoqué ci-dessus)
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

Xavier 1.07.09 | 16:50
> « Il faisait si chaud (…) que (…) Izïa (…) n’a pas hésité (…) à retirer (…) son haut »
pics or it didn’t happen ;)
Et puis, en ces jours d’épreuves du Brevet, d’oraux de l’agreg et de correction du Bac, une leçon venue du passe : « une idée, une phrase » ;)
Rod 1.07.09 | 16:54
enorme :) fan :)
Nomogo 2.07.09 | 10:08
On devine les yeux qui pétillent à l’écriture de cet article.
« fan » !
Eddy 2.07.09 | 15:21
La technique « inférieure », c’est pour le chant ? L’écriture ? Autre ?
Un concert qu’il ne fallait pas rater manifestement ! Y a plus qu’à attendre le Bataclan en octobre maintenant :)
Eliz 6.08.09 | 23:37
ah oui en effet ENORME!
quelle boule d’énergie!