Indochine à l’Olympia : le grand retour !
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Un concert intimiste, rock et intense, c’est ce que nous propose Indochine pour son retour sur scène. Après trois ans d’absence, un nouvel album, et une tournée quasi-complète, le groupe de Nicola Sirkis investit l’Olympia pour un show électrique et passionné.
- Date : 26.06.09
- Adresse : 28, Boulevard des Capucines, 75009 Paris
- Téléphone : 08.92?68?33?68
- Web : www.olympiahall.com/
Ca fait un moment qu’on attendait le grand retour sur scène du groupe Indochine, histoire de voir si le nouvel album « La République des Météors » est mieux sur scène que dans les écouteurs. J’arrive devant l’Olympia aux alentours de 19h15 et la file d’attente fait déjà le tour du pâté de maison. La rumeur dit qu’une centaine de personnes ont dormi devant la salle, sous la pluie. Le public d’Indochine est comme ça : « hard core », un brin effrayant mais toujours au rendez-vous. J’entre dans la salle et assez rapidement, le groupe Asyl prend place pour ouvrir ce » Meteor Tour – Prélude ». Un exercice auquel les Rochelais sont habitués puisqu’ils ont entre autres, ouvert sur l’une des dates de Bercy en 2007. L’accueil est plutôt chaleureux, mais le public trépigne d’impatience.
Vers 21 heures, les équipes techniques installent plusieurs rideaux. Un premier au fond de la scène, sur lequel on discerne le dirigeable de la pochette de l’album, un second, noir, qui couvre le devant de la scène.
Les premières notes retentissent dans la salle et c’est le gros délire : le rideau tombe, le groupe apparaît et le show commence (étrangement) par « Electrastar » puis « Marilyn », deux chansons de l’album « Paradize ». Ca a au moins le mérite de mettre le public dans l’ambiance. Le groupe enchaîne avec des chansons du dernier album : « Républika », « Junior Song » et « Playboy » déjà adoptées et chantées en choeur par le public. J’apprécie particulièrement un certain retour à la simplicité, tant au niveau des décors que du style vestimentaire (même si j’ai trouvé la chemise de Boris, le guitariste, affreuse, et l’écharpe de Nicola Sirkis pas terrible). Passons ces détails, je suis là pour la musique et le groupe est à fond. Le concert continue mixant les chansons du dernier album et morceaux de « Paradize » (avec un coup de coeur spécial pour le retour dans la playlist du « Manoir »).
Suzanne Combo (ex-Pravda) arrive en guest sur l’une des meilleures chansons de l’album « Un ange à ma table ». Sa petite robe noire et son énergie fait son petit effet et l’enchaînement très rock avec « Alice & June » et « Popstitue » introduit le medley années 80/90/2000 comme il se doit. Et en medley, ils sont plutôt doués : de « You Spind Me Round » en passant par « Canary Bay », « Les Tzars » ou encore « Des Fleurs Pour Salinger », les fans sont déchaînés. Quelques jeux de lumières viennent ponctuer les guitares acérées jusqu’au moment où Nicola Sirkis et sa bande calment le public avec quelques morceaux en acoustique. Mis à part l’improbable « Kao Bang », j’ai toujours trouvé ces instants trop long, faisant retomber l’ambiance…
Le groupe terminera le concert par des morceaux de « La République des Météors » jusqu’à cette jolie phrase du guitariste « Encore une parce qu’on… Vous aime tant » histoire d’introduire en beauté le prochain morceau. Sur l’album, cette chanson accueille une fois encore Suzanne Combo, mais surtout Gwen B, que tout le monde espère voir sur scène pour l’occasion. Malheureusement ce n’est pas le cas et en plus c’est la fin du concert. Les gens commencent à partir quand soudain Nicola revient une dernière fois sur scène, seul, pour interpréter (laborieusement) « Tom&Jerry » petit bonus caché de l’album.
Alors que retenir de ce retour sur scène ? Le chanteur n’a pas pris une ride, comme toujours. L’esprit est rock et provocateur, comme toujours. On ressort tout de même en ayant l’impression d’avoir entendu beaucoup de vieux morceaux ; mais ce soir à l’Olympia, c’était spécial. On sent bien que le groupe s’est fait plaisir et de ce fait a fait plaisir aux fans. Que l’on aime ou que l’on aime pas, Indochine reste un groupe à voir sur scène, au moins une fois. Pourquoi ? Rien que pour voir la cohésion qu’il existe entre l’artiste et le public, pour halluciner devant les ovations des fans, pour ressentir la puissance des tubes et vibrer sur des sons vicieusement entraînants.
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fafaruban 30.06.09 | 18:06
Trop fort Indo…!!
bluesteel44 1.07.09 | 15:43
… Han … encore !!! encore !!! excellentissime le reportage !!!
bluesteel44 4.12.09 | 13:43
Rhôoooo t’as eu la chance d’y etre toi hein ????