Tellement proches
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Famille : Groupe de personnes réunies par des liens de parenté et un fort sentiment de solidarité morale et matérielle. Quand Alain a épousé Nathalie, il ne savait pas qu’il épouserait aussi sa famille. Ce samedi, comme toutes les semaines, ils sont invités à dîner chez son beau-frère, Jean-Pierre à Créteil. Mais ce soir, plus que d’habitude, Alain est à bloc, il bout comme une cocotte prête à exploser. Il en a marre, marre de se planter à chaque fois sur le chemin pour aller à Créteil, marre de se taper les petits conseils de vie de Jean-Pierre et de sa femme Catherine qui élève ses enfants comme des chevaux, marre d’attendre de dîner l’estomac vide en regardant les spectacles soporifiques de leur fille Gaëlle, marre de regarder pour la énième fois la vidéo de leur mariage, marre aussi de son autre belle-soeur Roxane, qui, affolée par son horloge biologique, a jeté son dévolu sur Bruno, jeune interne en médecine qui se demande un peu comment il a atterri à ce dîner. C’est vrai, Alain en a marre de ces dîners familiaux, mais il ne sait pas encore ce qui l’attend véritablement ce soir-là… Ni les jours qui suivent (Fiche Allociné)
Ce film était, à quelques pellicules près, un sans faute du genre, le hissant dans le top des comédies haut de gamme.
Une distribution de haute voltige, emmenée par un duo aussi surréaliste qu’improbable, constitué de l’énormissime Vincent Elbaz, habitué du genre – on se souvient de l’incroyable Ma vie en l’air, où lui et Gilles Lelouche avaient fait travailler de manière exagérée les glandes lacrymales – et du très surprenant François-Xavier Maison, cet ancien homme d’affaires qui se découvrit sur le tard une passion pour le métier de comédien (sauf que cette fois-ci, toute usurpation jadis montrée du doigt se voit totalement dissoute tant il s’agit ici de son véritable premier rôle le mettant en valeur). Des situations ahurrissantes, frôlant parfois avec la caricature, ciselées de passages tendres et émouvants. Et une peinture sociale où l’on se reconnaît inéluctablement dès les premières minutes.
Toutefois, malgré la bonne volonté des deux réalisateurs Eric Toledano et Olivier Nakache à vouloir parfumer leur film de l’odeur des vieux rouages issus des productions italiennes / espagnoles, le film n’arrive pas à tenir la distance, et finit par s’enliser. Les petites caricatures très « Un gars / Une fille » deviennent de véritables exagérations (les Pakistanais, la métamorphose juive), et les divers sentiments antagoniste – véritable moteur de toute la première moitié du long métrage – se dissolvent pour finalement sombrer comme 90% des productions actuelles dans une normalisation inéluctable (rappelant en soi le brillant Narco, et sa fin allant à l’encontre de tout ce qui avait été developpé), elle même aboutissant à un happy end incroyablement convenu, même si particulièrement émouvant.
Ce n’est donc pas le film de la semaine. Ni du mois. Ni de l’année. Dommage.
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

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