Carmen Maria Vega (+ Fannytastic) au Café de la Danse : elle aboie, mais ne mord pas

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On aurait été fou de ne pas se rendre au Café de la Danse ce soir. Mais il fallait être un bon garde chien pour surveiller Carmen Maria Vega et sa troupe. Pas la peine d’aboyer de trop, la jeune lyonnaise a tenu ses promesses !!!

  • Date : 16.06.09
  • Adresse : 5, passage Louis-Philippe 75011 PARIS
  • Téléphone : 01.49.25.81.75
  • Web : www.cafedeladanse.com

Fannytastic

On a donc ainsi pris nos précautions avec la première partie, alias Fannytastic, et son piano virevoltant. Pendant la petite demi heure qui lui fut allouée, la jolie bretonne aura posé ses mots et ses mimiques sur des mélodies pop plutôt bien écrites. On attend avec impatience la suite et surtout que son jeu scénique s’enrichisse un peu avec, pourquoi pas, un autre musicien ?

Carmen Maria Vega

Après une première partie tout en douceur, Carmen et ses musiciens entrent sur scène. Le regard méchant, l’allure râleuse, pas de doute, on ne va pas s’ennuyer pendant 1h30. Carmen Maria Vega, impressionnante vocalement, interprète les « classiques » qui la suivent depuis le début de cette tournée. Et qui confirment son image de mécontente perpétuelle qu’elle aime se donner (« La menteuse », « Mia », « Les antidépresseurs » …).

Mais détrompez-vous, Carmen Maria Vega est bel et bien en réalité une main de fer dans un gant de velours. La jeune femme nous bouleverse sur des morceaux moins cocasses – « En attendant », « Du jaune » – et démontre son immense capacité à passer de l’humour à la tristesse. Aurait-elle donc deux faces cachées ?

Ainsi mêlant fantaisie, douceur et sincérité, ce spectacle a pour avantage majeur de vous faire passer en bon moment en compagnie d’une demoiselle qui aboie mais ne mord pas, qui fait rire et arrive à toucher à la fois. Et c’est sans compter sur ses deux compères de scène, Alain à la contrebasse et Max à la plume et la guitare, qui sont exemplaires de sarcasme vis-à-vis de la belle.

Une « castratrice » en forme de petit bout de femme qui n’a pas fini de montrer les crocs.

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