Festival Dans la série des Inaperçus : Frustration + Nelson au Glaz’Art
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Avec un titre assez peu commun, le festival « dans la série des inaperçus » a le mérite de faire (re)découvrir des artistes de haute voltige, dans une très jolie salle à dimension humaine et intimiste. Malheureusement, le Glaz’Art fait partie de ces scènes excentrées qui devraient se forcer à commencer à l’heure, sous peine – comme ce fut le cas pour moi – de louper la prestation d’un groupe (en l’occurence ici Charles de Goal). Consolation néanmoins avec la 2e rencontre de Nelson, mais surtout la découverte d’une formation qui en jette un max (et dont le nom représente parfaitement le sentiment que j’ai éprouvé lors de cette soirée), à condition d’aimer le rock, l’electro, le goth et le punk : Frustation.
- Photos : 66
- Date : 08.02.07
- Photographe : Rod
- Adresse : 7 Ã 15 avenue Porte de la Villette 75019 PARIS
- Téléphone : 01 40 36 55 65
- Web : www.glazart.com
Je me la joue VIP ce soir. En effet, si l’ouverture des portes est annoncée pour 20h, il m’est possible de pouvoir me réchauffer grâce à la charmante Fanny, rencontrée lors du Festival Muzik’Elles. Pendant que cette dernière découpe avec une passion débordante des invitations pour l’aftershow du festival, le décor se met en place, les groupes ont hâte de jouer. 20h arrive à grande vitesse, le public entre …
Frustation (web)

La première mauvaise surprise sera l’heure à laquelle débutera la prestation de Frustation : 21h15 !!! Cela promet un joli décalage dans le timing, et comme le Glaz’Art est relativement coupé de la planète parisienne, le consensus qui consiste à partir avant la fin du spectacle semble inéluctable – chose qui se confirmera. Frustation est ce genre de groupe qui ne peut être catalogué. On y entend certes des références au punk, au rock garage, à l’electro indus, ou encore à ces rythmiques enivrantes entendues jadis dans une cave au milieu de gothiques. Le tout est si brillamment mélangé, si prenant et si carré qu’on en oublie à rechercher des analogies. Le public est relativement calme, sauf peut-être au fond. Là également, on ne pouvait espérer mieux comme mélange des genres : entre la jolie bouille avec une crête vert fluo digne d’un Sioux, et la rockeuse anglaise fashion attitude, toutes ces personnes, aussi différentes soient-elles, ont été subjuguées par Frustation. Qui n’hésitera pas, nonobstant le problème de timing déjà invoqué, de gratifier l’audience de 2 rappels. Quand on aime, on ne compte pas :)
Nelson (web)

Ils se la jouent anglais, et tout ce que cela peut sous-entendre : une légère prétention – voire désinvolture -, un look savamment travaillé, un son résolument moderne, une prestation scénique hors pair, et des mélodies vraiment accrocheuses. Pourtant Nelson est localisé en France. Un tout autre public est cette-fois-ci au premier rang : la rockeuse anglaise en majorité, peut-être des oreilles attentives qui avaient aimé le show donné à l’Elysée Montmartre, lorsque le quator assurait la première partie de The Fratellis. Nelson mérite une carrière digne de ce nom. Dans la logique musicale, on comprendrait davantage que ce groupe fasse la première partie de The Servant plutôt que Rose Keren (qui malgré le succès explosif de la jolie brune, a autant de rapport musicalement avec The Servant que Chantal Goya avec Dionysos). Qu’importe, il est fort à parier qu’il ne s’agit que d’une histoire de temps : souvenez-vous de ce billet du 9 février, un certain HibOO vous aura prédit qu’un grand groupe français allait vous faire aimer le rock anglais sauce frenchie.
Charles de Goal (web)
Mais le concert de Nelson aura droit aussi à 2 rappels. Et il commence à se faire tard (plus de 23h30), et les transports en commun commencent à tourner au ralenti. Certaines salles l’an passé avaient ce syndrome de « je commence en retard », à l’instar de la Maroquinerie ou de la Flèche d’Or, qui connaissent également une situation géographique relativement défavorable. Ces 2 salles ont rectifié le tir, et non seulement les concerts commencent à l’heure, mais relativement tôt (généralement 19h30, au plus tard 20h). En espérant que le Glaz’Art, salle qui a le mérite de proposer un programme différent de la scène parisienne, puisse se faire violence concernant ce délicat problème. Car à Paris, « premier pays touristique du monde », comme l’aiment scander les médias ces derniers jours, trouver un train à 1h00 relève des 12 travaux d’Hercule.
Photos des concerts de Frustration et Nelson






























































Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

Le Jeune Extrême 10.02.07 | 10:24
Superbes photos ! Et grand souvenir, Frustration joue la déconne sur scène (il parait qu’avant, non, mais c’était la première fois que je les voyais – sûrement pas la dernière), mais ils ont ce petit truc qui fait qu’ils pourraient devenir cultes (je ne dis pas énormes, avec ce genre de musique faut pas rêver), le genre de groupe dont on se souvient des lustres après quoi. Moi j’écoute en boucle le 45 et les deux maxis, on ne s’en lasse pas.
Nelson aussi, ils ont un je-ne-sais-quoi qui pourrait les amener assez loin, je ne les ai pas trouvés prétentieux ni maniérés, ça aurait pu être bien pire, au contraire plutôt sobres pour une bande de jeunes blanc-becs !
Quant Ã