[Art Brut] direct hit au Nouveau Casino
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Risque de surchauffe en ce lundi soir au Nouveau Casino, on en viendrait presque à se féliciter de ne pas voir la salle totalement comble, ce qui permet de respirer un peu, en attendant l’orage bienvenu …
- Date : 25.05.09
- Adresse : 109 rue Oberkampf 75011 PARIS
- Téléphone : 01.43.57.57.40
- Web : www.nouveaucasino.net
Official Secrets Act (www.myspace.com/officialsecretsact)
Bonne surprise en découvrant la première partie, puisque les affligeants américains de Blood Arm, annoncés sur le site du Nouveau Casino, sont remplacés par les Londoniens de Official Secrets Act, un quatuor « Pop / New Wave / Pop » dont le chanteur-guitariste possède un organe vocal qui peut friser l’insupportable, tandis que le claviériste est plus appréciable lorsqu’il troque ses synthés contre sa guitare… On remarque que chacun participe aux voix, sans doute pour le côté pop mélodique, mais l’essentiel tient en la musique jouée, qui oscille de la soupe mollassonne au pop-rock audible, ce qui est un moindre mal en regard de la souffrance que nous aurions pu subir, mais reste néanmoins insuffisante pour en redemander une couche : on ne va pas lapider ces jeunes Brittons, mais on se passera aisément de les revoir sur scène avant qu’ils aient acquis un goût suffisant pour nous montrer leurs progrès…
Art Brut (www.myspace.com/artbrut)
Pas vraiment de surprise à attendre en revanche des Anglais de Art Brut, puisque la formule « Indie / Pop / Punk » qui les caractérise a largement fait ses preuves par le passé, et qu’a priori les cinq membres ne sont pas décidés à en changer ! C’est donc toujours le mix improbable de Bryan Ferry et Mark e. Smith qui officie au chant, si on peut parler de chant dans le cas qui nous intéresse puisqu’il s’agit plutôt de parler qu’autre chose, le leader ayant une tendance certaine à la volubilité, quitte à se répéter avec rien (épeler l’adresse de la page myspace du groupe, par exemple) pour ne pas laisser la moindre place au silence… Cela dit, cette apparente logorrhée est toujours pleine d’humour, même si l’accent et le débit font qu’on perd une bonne partie du sens des interventions, et on imagine ce que l’on rate en observant les nombreux anglophones se bidonner sans cesse… Pour le reste, j’ai le sentiment que le son du groupe, qui était très post-punk lors des précédents concerts auxquels j’ai assisté, devient tout simplement punk, dans la version anglaise de 1978-79 à la Lurkers/Boys si on doit citer des références, cette énergie incessante étant entièrement au service du son, autant les deux guitaristes plus sobres qu’avant que la bassiste toujours aussi placide et le batteur toujours debout mais sans retenue pour marteler ses fûts… Le set est partagé entre les titres du nouvel album (produit par Black Francis, quelle drôle d’idée…), déjà bien reconnus par le public, et les titres des deux premiers albums, qui font un tabac, de nag nag nag nag à my little brother, en passant par le très réclamé emily kane, ou encore modern art (ou comment expliquer son mal de dos…) et moving to l.a., tous ces titres prenant un bon coup de speed avec le côté rentre-dedans accentué du son général… En guise de dessert/rappel, l’incontournable formed a band précède un post soothing out étonnant de vigueur, et c’est donc après 75 minutes de pur plaisir qu’il faut abandonner les lieux, en se dépêchant pour ne pas rester coincé sous l’orage… Quelle claque, une fois de plus !
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

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