Glasvegas (+ Andromakers) au Divan du Monde
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L’ Ecosse a (en)chanté et porté haut et fort ses couleurs ce 15 mai au Divan du Monde en y ajoutant sa large dose de côté sombre et s’est révélé un peu plus chaud qu’un glaçon sous les traits de Glasvegas. Les filles ont ainsi pu admirer et fantasmer sur les bras bien bâtis du leader James Allan largement dévoilés par un tee-shirt old fashioned hors du temps. Nul besoin pour ces messieurs de laisser la jalousie les envahir car le duo féminin ouvrant le bal et formé par les délicieuses Andromakers avait de quoi faire plaisir aux mirettes de ces gentlemen ainsi qu’à leurs oreilles en distillant une pop indé et aérée.
- Date : 20.09.08
- Adresse : 75 rue des Martyrs 75018 PARIS
- Téléphone : 01 40 05 06 99
- Internet : www.divandumonde.com
Andromakers (www.myspace.com/andromakers)
Cachées derrière leurs synthétiseurs – pourtant Micron – xylophone et autre computer cuvée 2007, on pense immédiatement au trio Au Revoir Simone en voyant Andromakers entamer son set. Mais la comparaison peut s’arrêter là car les deux françaises évoluent dans un registre différent, plus spacieux mais tout aussi chevaleresque, aidé par la voix planante et gracieuse de Lucille, à mi-chemin entre une Björk décontractée, une Sinead O’Connor pétillante ou une Natasha Khan moins portée sur les acides. Andromakers nous invite à prendre son train en marche, léger, à son rythme, doux comme un nuage. C’est parfois bon de ne pas se laisser bercer uniquement par des six cordes, et ces deux demoiselles l’ont bien compris. A découvrir.
Glasvegas (www.myspace.com/glasvegas)
Un Divan du Monde affichant complet pour les très attendus Glasvegas, révélés par Alan McGee, découvreur de bêtes sauvages. Prestation strokesienne – comprendre 57’11’’ de live contrôlé – à l’acoustique au deçà de nos attentes car Glasvegas compressé sur disque, c’est un minimum d’efficacité noisy sonique qui s’est malheureusement quelque peu fait attendre au 75, rue des Martyrs. Bien dommage car la prestation était quant à elle bien rodée : un frontman au charisme Ray Banesque et à la voix terrassante – même s’il manquait une bonne couche de reverb’ ténébreuse – une poignée de tubes racés (Geraldine, Flowers & Football Tops, Polmont On My Mind, Daddy’s Gone…), un tiercé rythmique gagnant à la vue d’une batteuse, jouant debout, et Ô surprise, sans grosse caisse (!!!) d’où un côté moins pêchu et assommant que l’auditeur était en droit d’attendre. Ajouté à cela un fan base équilibré et participatif, merci aux anglais et écossais présents dans la salle, toujours prêts une pression à la main, et la voix débitant les «lyrics» et autres choeurs efficaces, qui ont fait de cette soirée une réelle réussite, et nul doute que le meilleur reste à venir pour ces Ecossais à qui le noir va si bien.
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
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Agnès D 16.05.09 | 23:36
C’est pourtant vrai qu’il a les bras bien battis James!
Bravo pour ce compte rendu ! J’ai envie d’y retourner!!!!