Coeur de Pirate à la Boule Noire
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Le boulevard musical du XVIIIème était animé ce soir : un concert revival rock à la Cigale, The Rakes à l’Elysée Montmartre et Coeur de Pirate à la Boule Noire. Seul ce dernier affichait complet, et on va vous dire pourquoi.
- Date : 13.05.09
- Adresse : 118 Boulevard Rochechouart 75018 PARIS
- Téléphone : 01.49.25.81.75
- Web : www.laboule-noire.fr
Mélanie Pain (www.myspace.com/melaniepain)
C’est avec plaisir que le public découvre Mélanie Pain. Se promenant d’une ambiance saloon à une plus douce et pop, la jeune femme séduit par son timbre de voix et son naturel. Que ce soit en anglais ou en français, ses textes légers sont des perles pour nos ouies. L’accompagnement « normal » du clavier et de la guitare de Guillaume est ponctué par le son croqué d’un tourne-disque, le chevauchement de bracelets ou le battement des pieds du public ; autant d’originalité qui fait qu’à coup sûr on reparlera d’elle prochainement.
Coeur de Pirate (www.myspace.com/coeurdepirate)
Pour la mini-résidence de Coeur de Pirate la salle s’est accommodée de son univers et nous propose une configuration assise – sur des chaises en plastique (on a connu mieux niveau confort. Impatiente, l’artiste arrive sur scène accompagnée seulement par Manu à la guitare et au violon. En effet, après avoir ouvert les concerts d’Arthur H et Julien Doré à l’Olympia, la Canadienne a enfin le plaisir de jouer en tête d’affiche. La France qu’elle connaît depuis peu l’a déjà marqué puisqu’elle nous offre une inédite que lui inspira la Place de la République. Sa musique a tout de suite enchanté les français, et ce n’est pas étonnant. La demoiselle nous est familière puisqu’elle chante dans la langue de Molière, de même qu’elle nous apporte de l’exotisme par son accent. Alors que ses compères (ne les citons pas !) perdent leur prononciation en chantant, Béatrice (car c’est ainsi qu’elle se nomme) en fait sa singularité. Très à l’aise devant son public, elle explique avec humour et maladresse ses chansons, créant un équilibre avec la tonalité grave du piano. Elle manie avec une souplesse envoûtante l’instrument (magnifique sur Corbeau), mais le troque volontiers le temps d’une chanson contre un glockenspiel et autre instrument jamais vu auparavant.
Le temps du set est court, très court, tellement court qu’à peine le public lancé dans l’ambiance, il faut déjà taper des mains pour le rappel. Ni une ni deux, revoici l’artiste avec en poche des reprises honteuses qu’elle a su se réapproprier (I kissed a girl & Umbrella). La nuit n’est pas encore tombée lorsqu’on quitte la Boule Noire, on aurait aimé y rester plus longtemps, mais ce qui est pris n’est à prendre. Rendez-vous pour la Cigale en octobre, en espérant que ce soit plus long.
NB: je suggère à tout pianiste passant par ici, afin de palier au désagrément visuel lié à son instrument, d’installer une caméra au bout de celui-ci afin que chaque spectateur puisse profiter de son jeu.
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

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