Berry à l’Olympia : magique, what else ?

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Daniel Darc
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Berry
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  L'Européen (Paris) - 12 juin
L'Olympia
  Norah Jones (25 mai)
  Frank Michael (26 mai)

Il était une fois une jeune femme qui écrivait de jolis textes. Ces derniers plurent à une grande maison de disque qui se chargea de faire connaître Mademoiselle au public. L’histoire musicale de Berry semble trop belle pour qu’on puisse y croire ; cependant c’est bien elle qui se tenait sur la mythique scène parisienne.

  • Date : 12.05.09
  • Adresse : 28 Boulevard des Capucines 75009 PARIS
  • Téléphone : 08.92.68.33.68
  • Web : www.olympiahall.com

Benoît Dorémus (www.myspace.com/benoitdoremus)

Le jeune homme arrivé à nos oreilles grâce au coup de pouce de Renaud termine sa tournée avec classe, en faisant ce soir la première première-partie de Berry. On peut se demander l’intérêt de ce choix. Néanmoins c’est l’occasion pour le jeune chanteur de tester deux nouvelles chansons. S’accompagnant à la guitare, il donne l’impression d’enfoncer l’Olympia dans une certaine lourdeur ; ses titres sont plats mélodiquement, quant aux paroles elles sentent trop l’inspiration Renaud. Applaudit par politesse, il laisse sa place à celui qui s’est fait connaître en tant que leader de Kaolin.

Guillaume Cantillon (www.myspace.com/guillaumecantillon)

Ayant laissé son groupe le temps d’un album solo signé chez Cinq 7, Guillaume Cantillon fait office ce soir de seconde première-partie. Il séduit l’audience en un court moment, notamment en reprenant son « tube » Partons vite. Avec ses intonations à la Cabrel, le chanteur nous propose des mélodies ordinaires mais bien écrites, son acolyte au banjo et percussions créee une légère ambiance brute ; juste ce qu’il nous fallait pour patienter.

Berry (www.myspace.com/casadeberry)

Un an seulement après ses débuts scéniques, l’artiste se retrouve ce soir à l’Olympia ; les plus septiques crieront au scandale commercial, tandis que les autres se laisseront bercer par la douceur de son phrasé singulier. Malgré un manque d’aisance à se mouvoir (bien que soient notables d’énormes progrès sur ce plan) lié à une timidité certaine, les charmes exquis de Berry font mouche. C’est sa voix chaleureuse et éraillée qui résonne de douceur dans ce mythique établissement. On reste subjugué par son timbre particulier, pourtant émis par un corps si fluet.

Entourée de nombreux musiciens, elle fascine la salle ; trop peut-être. Les gens, pendus à ses lèvres, se trouvent dans une léthargie déconcertante. Le duo avec Daniel Darc nécessite un temps de répit, tant la beauté de l’interprétation nous laisse sans voix. On ressent la tendre admiration qui lie ces deux artistes. Le silence reste contemplatif lorsque Berry chante Plus loin, avec élégance et pudeur. Le quatuor de cordes présent pour l’occasion apporte un raffinement au concert, qui est plongé dans un monde de tendresse. Les jeux de lumières quant à eux, doux et féériques rappellent avec simplicité la grâce des chansons.

Bien que non dénué de failles, ce concert marque un pas important dans la carrière de cette artiste, qui confirme ici, s’il fallait encore le prouver, sa capacité à interpréter de simples titres avec une rare sensibilité.

publié par zecharlie le 13.05.09

myspace.com/charli3adrienn3

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