Les labels indépendants VS le reste du monde (en l’occurence : Majors, Hadopi et Deezer Like)

Je viens de le recevoir, et je ne vais pas paraphraser. Autant vous donner de manière brute le message que veut véhiculer ce collectif. Dans les grandes lignes, c’est tout à fait ce qui se passe VRAIMENT. Même si l’on repassera niveau nuances. Mais nuance et colère, c’est l’obscure clarté d’Hugo : un oxymore.

Bonjour,
Alors que se profile le vote solennel concernant la Loi Hadopi, les labels indépendants ont publié ce matin dans Libération, en page Rebonds, un texte commun. Signé par désormais une centaine d’entre eux (et il en arrive tous les jours), ce texte se veut tout à la fois une interpellation quant au rôle prépondérant des labels indépendants dans la création musicale, en même temps que des pistes de travail possibles, ce afin de sortir de ce débat désormais inepte.

Pour signer ce texte, vous pouvez écrire à Christel Chapin : a href= »mailto:contact@feppia.org »>contact@feppia.org / 06 16 98 85 07 / www.feppia.org

Pour télécharger la lettre ouverte en format PDF, http://fichier.viciouscircle.org/hadopi/Lettre_ouverte_Hadopi.pdf

HADOPI : LA CRÉATION SACRIFIÉE

Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les Députés.

Alors que la Loi « Création et Internet » revient très prochainement au Parlement, nous, producteurs indépendants de musique, voulons vous interpeller en apportant un éclairage radicalement différent de celui généralement promu par les grandes compagnies du disque.

Les Producteurs Indépendants de musique (communément aussi appelé Labels Indépendants) sont aujourd’hui plus de 600 en France et cumulent plus de 3 000 productions par an. Ils sont très souvent de toutes petites structures (sarl, scoop, association) comportant de 0 à 5 salariés en moyenne. Pour paraphraser le Syndicat de l’Artisanat, ils sont aujourd’hui la plus grande maison de disques de France, produisant 90% de la création originale, soit généralement les première, seconde ou troisième œuvres d’artistes de tous horizons et de toutes esthétiques musicales. Très souvent hors des sentiers battus, ils représentent la véritable diversité culturelle que ce pays se flatte à raison de défendre. Sans eux, les Dominique A, Yann Tiersen, Ogres de Barback, High Tone… n’auraient jamais débuté (la liste pouvant être longue). Aujourd’hui, cette liberté de créer est menacée, car la majorité de ces structures indépendantes est au bord de l’asphyxie.

Les labels indépendants sont partagés quant à cette Loi. Pourquoi ? Parce qu’au fond, si elle rappelle le droit inaliénable des ayant droits à être rémunérés, elle en oublie la réalité vécue par des milliers d’artistes et de producteurs, en même temps qu’elle pose de vraies questions sur les libertés individuelles.

Pour les acteurs indépendants, les conditions de travail n’ont jamais été faciles et idéales, crise ou non. Mais la dévalorisation constante de la musique orchestrée par les majors a rendu ces conditions difficilement tenables aujourd’hui. Dès 2006, la mort annoncée (pour 2010) du CD, par une presse n’écoutant que les poids lourds de l’industrie musicale, a précipité cette chute du marché et conforté un large public dans la totale dévalorisation du support. Non seulement il n’en est rien, mais encore aujourd’hui, le physique représente près de 90% des ressources des producteurs indépendants. Mais dans un pays qui a laissé détruire son réseau traditionnel de disquaires au profit de chaînes omnipotentes, ces ressources traditionnelles chutent désormais, sans que le numérique vienne à les compenser. Et il y a, malheureusement, fort à parier qu’il n’en sera jamais ainsi.

La politique de fuite en avant des majors a très largement contribué à la dévalorisation de la musique. Par un discours inique contre le public, désigné comme voleur potentiel avant d’être amateur de musique, les majors ont radicalisé le phénomène, en développant en même temps une politique de prix cassé qui cherche à condamner le physique (moins rentable pour eux que le numérique). Après avoir bradé leur catalogue dans des offres parfois aberrantes (accès à l’ensemble d’un catalogue à volonté pour le détenteur de telle carte bancaire par exemple), les majors adoubent des sites de streaming tel Deezer.

Deezer est non seulement une escroquerie, mais surtout le dernier degré de la dévalorisation de la musique.

Deezer a fondé son succès sur la gratuité totale d’écoute de musique piratée. Il est paradoxal que les majors du disque aient depuis tant d’années vilipendé les internautes pour adouber une société commerciale qui aujourd’hui encore propose du contenu piraté.

Deezer n’est pas une radio. En effet, avec Deezer, vous choisissez d’écouter ce que vous voulez, quand vous voulez, autant de fois que vous voulez, là où vous le souhaitez. C’est une discothèque à distance écoutable depuis n’importe quel ordinateur ou téléphone mobile (type Iphone). Contrairement à une radio qui diffuse un programme choisie par ses soins.

La rémunération de Deezer aux producteurs est ridicule et inadmissible : 24 185 écoutes = 22,85 euros.

Mais surtout Deezer avalise auprès du public l’idée que la valeur de la musique est égale à 0. Et c’est peut-être cela le plus grave car rien ne le justifie. Si l’internaute grâce à Deezer peut se construire gratuitement sa propre discothèque consultable à volonté, pourquoi dès lors achèterait-il de la musique sur les sites de téléchargement légaux ?

Enfin, on propage l’idée que Deezer favorise la découverte par l’internaute de nouveaux artistes. Il n’en est rien dans la grande majorité des cas. Aujourd’hui, les producteurs indépendants vendent toujours moins de disques et ne constatent pas une augmentation du public venant voir leurs artistes en concerts. Il y a bien d’autres moyens de découvrir de la musique via par exemple les réseaux sociaux type Myspace.

Avec Deezer, les majors du disque abattent la valeur de la musique au profit d’une rentabilité à court terme (combien Deezer a-t’il acheté sa « légalisation » par Universal ? Quel est la rémunération de Universal et quelle en est la répartition Universal / artiste Universal ? Les majors du disque construisent leur rentabilité de groupe puissant sur le dos des producteurs indépendants que nous sommes et dont ils font peu de cas.

A cela, nous devons remarquer qu’à aucun moment il n’est fait état de la responsabilité lourde que portent les Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) dans la situation actuelle. Les FAI ont construit leurs réseaux, communiqué dans leurs campagnes publicitaires et acquis leur clientèle grâce à un contenu musical qui ne leur appartenait pas. Car à quoi bon souscrire du haut débit pour recevoir de simples courriels ? De télévision on ne parlait pas il y a encore quelques mois de cela, c’est donc bel et bien essentiellement la musique qui, avec le cinéma, a été le terreau du développement de l’internet commercial. Ces fournisseurs d’accès n’ont, à ce jour, jamais reversé le moindre centime à la musique. Au contraire, ce sont les chaînes de télévision publiques qui sont désormais en partie financées par une taxe versée par les FAI, par la grâce d’une décision politique.

Le débat doit aujourd’hui changer de nature et poser les vraies questions.

  • assigner en justice de façon systématique (et collective) les sites faisant commerce de nos contenus en toute illégalité,
  • créer une redevance prélevée sur le chiffre d’affaires des FAI destinée à la création,
  • éliminer définitivement les problèmes d’interopérabilité matérielle et donner la libre utilisation des fichiers acquis légalement, dans la limite de son cercle d’amis,
  • interpeler la sacem sur la nécessité d’adapter son système de perception et de répartition aux nouveaux modèles technologiques,
  • favoriser l’émergence de modèles économiques alternatifs aux grands conglomérats (qu’ils se définissent comme des majors ou des indépendants),
  • réintroduire et développer le réseau de diffusion du disque physique, loin d’être mort, avec les disquaires ainsi que d’autres commerces de proximité tels les libraires, salles de concerts…

lutter contre l’atrophie actuelle de l’offre physique dans les chaînes de magasins ; le disque est un objet culturel, pas un baril de lessive,
intégrer plus largement les producteurs et labels indépendants dans toutes les discussions, réflexions et prises de décisions concernant la filière musique.

Il n’existe pas une solution miracle mais un ensemble d’actions concrètes à mettre en place qui puisse tout à la fois permettre tant aux internautes, qu’aux artistes et producteurs de redonner sa véritable place à la musique et sa pleine dimension artistique. Il est grand temps de s’y mettre, en laissant de côté ces combats stériles qui, on le voit bien, ne mènent décidément à rien. Car au rythme où vont les choses, il n’y aura dans quelques années que les majors du disque pour produire la musique et quelques sites adoubés par elles pour la distribuer. Il en sera alors fini des artisans de la musique que nous sommes, défricheurs depuis toujours d’une véritable diversité dans la création. Est-ce là le but recherché ?

De part l’urgence de leur situation, les producteurs indépendants que nous représentons par nos signatures, s’organisent enfin pour faire reconnaître et entendre leurs problématiques et leur importance primordiale dans la création. Nous sommes aujourd’hui prêts à prêter notre expertise et contribuer à construire enfin une vraie politique en faveur de la création, de la rémunération juste et équitable des artistes et producteurs, et d’un dialogue renforcé et constructif avec les internautes dont la grande majorité est toujours prête à payer pour écouter de la musique.

Philippe Couderc

Président de la Feppia, fédération des Producteurs et Editeurs Indépendants d’Aquitaine (22 labels adhérents)

Eric Petrotto

Président de CD1D, fédération professionnelle de labels indépendants (100 labels adhérents)

Les premiers labels signataires :

6AM / ABS BELLISSIMA / ADONE / AILISSAM / AIMEZ-VOUS BRAHMS ? / ALBA CARMA / AMANITARECORDS / AMOR FATI / AURASKY MUSIC / AZA ID / BANZAI LAB / BEE RDS / BLACKHORSES-STUDIO / CH+ / CLAC! RECORDS / CLAPPING MUSIC / CHANCY PUBLISHING / CODA MUSIQUE / COLLECTIF CA-I / COMPOSIT MUSIC / CRASH DISQUES / CRISTAL MUSIQUE / CRYPTOHYTE / DA SKUD REKORDZ / DAQUI / DIAMOND TRAXX / DURANCE / EMOUVANCE / EXPRESSILLON / FACTO RDS / FACTOTUM RECORDS / FARGO / FREMEAUX & ASSOCIES / GRRR / HORSNORMES! / ICI D’AILLEURS / IDWET / IMAGO / INNACOR / IN SITU / IOT / IRFAN [LE LABEL] / JARRING EFFECTS / JAZZ BOND ASSOCIATION / JEAN-PAUL HERVE / JERKOV MUSIQUES / KIUI PROD / KIOSK ECLECTIC RECORDS / LA BALEINE / LA CHAUDIERE PRODUCTION / LA PLAGE SONORE / L’ASSOS’PIKANTE / LAST EXIT RECORDS / LE CHANT DU MONDE / LE PETIT LABEL / LES Z’IMBERT & MOREAU / LEOPRODUCTION / LOGISTIC RECORDS / TELEGRAPH / MARABI / MARTINGALE / MARV / MEDIATONE / MILLE MILLIARDS / MUSIVI / MUSIC PLUS / NACOPAJAZ / NOIR DESIR MUSIQUE / NEOMME / NEURONEXION / NOVA EXPRESS RECORDS / OCEANIK CREATIONS / ODETTE PRODUCTIONS / PATCHWORK / PLATINUM RDS / PRIKOSNOVENIE / ROGUEART / SAMARKAND / SEASON OF MIST / SOUNDWORKS / SENS INVERSE / SEVENTEEN RECORDS / SLACKNESS RECORDS / SO YOUZ / SORRY BUT HOME RECORDING RECORDS / SUISSAMUSIC / SYNCOPE / TALITRES / TER A TERRE / TERRA INCOGNITA / TROIS HEURES MOINS LE QUART / TROISQUATRE! / ULTRABOLIC / ULTRACK / VAÏ LA BOT / VIBRATION CLANDESTINE / VICIOUS CIRCLE / VINILKOSMO ESPERANTO-MUZIK-PROD / VOLVOX MUSIC / YOUTH WAY RECORDS / YY Ainsi que le réseau ZONE FRANCHE et les fédérations, FEPPIA, CD1D et PHONOPACA.

Pour vous associer à ce texte, écrivez à : contact@feppia.org / 06 16 98 85 07 / www.feppia.org

Lu comme ça, ça ressemble un peu à la charge finale de Minas Tirith. Avec du recul, on ne peut nier que c’est grâce à ces pionniers que la diversité musicale s’est enfin IMPOSEE en France (sans les labels indés, on en serait toujours à ne pas se remettre de Téléphone, Noir Désir and co …).

En revanche, le débat « deezer like » se pose clairement, bien qu’ici, la lettre ouverte n’indique que les mauvais côtés du support (or il est plus qu’évident, et ce serait de bien mauvaise foi que de ne pas le reconnaître, que même si le support est perfectible sur bien des plans, pour faire découvrir un artiste dans son entourage, via un article de blog et autre manière de communiquer, qu’un lien deezer vaut de bien longs discours (d’autant plus qu’il s’agit de la seule plateforme où télécharger est (quasi) impossible, contrairement au système MySpace défendu par le collectif, où il suffit de se rendre sur File2hd.com pour extraire tous les MP3 visibles et invisibles … CQFD). Après oui, découvrir n’implique pas forcément acheter. Toute la différence avec « notre époque » où on n’avait pas le choix : il fallait acheter pour découvrir. Franchement tu crois que j’aurais acheté des disques de merde des années 80 si j’avais eu l’opportunité d’écouter avant ?

publié par Rod le 11.05.09

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29 commentaires

  1. Voilà qui jette une nouvelle pierre dans la mare.
    Il y a

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  2. [désolé pour la maladresse ]
    Voilà qui jette une nouvelle pierre dans la mare.
    Il y au moins deux questions que je me pose depuis le début au sujet du modèle économique de Deezer.

    D’abord, est il viable à terme ?
    En d’autres termes la hausse de l’audience suffira t’elle à permettre une rémunération équitable de tous les intervenants?

    Ensuite, l’existence d’une plate-forme telle que Deezer ne fait elle pas double emploi avec les maisons de disques ?
    Deezer se présente comme un intermédiaire entre la maison de disque et l’internaute.

    Je ne suis pas sûr qu’il soit dans l’intérêt (économique) des artistes de voir apparaitre l’intermédiaire supplémentaire que sont Deezer, Jiwa et les autres.
    Il me semble qu’à terme, si le modèle économique se révèle viable, les artistes auront intérêt à ce qu’une plate-forme unique, capable de générer suffisamment d’audience soit capable de traiter directement avec eux.

    De la à dire que les maisons de disque ont intérêt à ce que Deezer se plante pour lancer leur propre service similaire il n’y a qu’un pas…

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  3. Passer après Feufol est un exercice qui me panique toujours, mais bon.
    Passons.

    Cette lettre est intéressante pour une raison toute simple : Elle donne une autre vision des choses à propos du numérique. Et les arguments se tiennent, évidemment – Là n’est pas la question. Il est juste difficile pour le grand public d’appréhender ces problématiques « professionnelles », dans le sens « visibles surtout par les gens de la professions ».
    En d’autres termes, si moi ça m’a permis de comprendre les enjeux de la musique via les indépendants et leur opinion sur le sujet, je ne suis pas certaine que Monsieur et Madame tout le monde y comprendront quelque chose – Ou s’y intéresseront.

    Etrangement, la musique est partout, du matin au soir, même dans les supermarchés, les ascenseurs, la radio au réveil, la télé, l’ipod – Paradoxalement, le débat sur l’avenir de la création musicale n’intéresse personne. En tout cas pas les oreilles qui en sont les réceptacles…
    Désolée, je suis assez négative sur le sujet, j’ai l’impression qu’on en sortira jamais et qu’à force de complexifier un débat qui l’est déjà, on va dans le mur.

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  4. ah ah le débat rebondit de site en site ^^

    décidément je trouve ce texte bourré de trous et de courte vue, mais je vais pas me redire in extenso, on a eu cette discussion avec philippe couderc (co-auteur du texte) et d’autres ici
    http://www.arbobo.fr/la-rebellion-des-indes-combien-rapporte-une-diffusion-de-chanson/

    juste un mot quand même à feufol : en 2 paragraphes tu assimiles 2 fois le rôle de producteur et celui des radios, je vois mal comment. comparer deezer et une radio a déjà des limites mais pour trouver des points communs avec le métier de producteur, ça me laisse coi.

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  5. @ Lousia : Un compliment de toi me touche toujours avec une force particulière. Vraiment.

    @ arbobo : J’ai écrit mon commentaire un peu vite tout à l’haure, j’ai pu mal exprimer ma pensée.
    Pourtant je n’y retrouve pas le terme de producteur (j’ai volontairement parlé d’intermédiaire)

    je rejoins la lettre publiée ci-dessus sur le fait que Deezer n’est pas une radio.
    Pour faire simple, il me semble que deezer a principalement vocation à etre une bibliothèque de contenu (les radios thématique de Deezer sont une valeur ajoutée, pas le service prinipal) là où les radios sont ds médias de flux.

    J’en tire la conclusion suivante ; Deezer est un intermédiaire qui permet à l’utilisateur de consommer de la musique à la demande tout en rémunérant les artistes.

    Et de là un semblant d’analyse : dans la configuration actuelle où les artites sont promus et rémunérés par leur maison de disque il ne me semble pas que les uns et les autres aient interet à voir débarquer un intermédiaire supplémentaire.

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  6. Débat aussi passionnant que complexe.

    Je ne savais pas que Deezer rémunérait aussi mal…

    Mais c’est vrai ça, pourquoi ne pas faire racker un peu les FAI ? Après tout, je ne suis jamais malade mais cotise pour la sécu…

    Cela dit, contrairement à ce qui est suggéré dans le texte, les spectacles vivants (concerts, festivals) pètent la forme en ce moment. Grâce au p2P+deezer+blog ? Pas impossible… Faut-il réinventer l’industrie du disque, c’est sûr, mais le disque va-t-il devenir un simple gouffre à fric servant simplement à monter des tournées rémunératrices ? C’est extrême mais on se dirige un peu vers ça…

    PS. Freezer permet de télécharger ce que Deezer diffuse en streaming…

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    • aie aie, non les concerts ne se portent pas bien, les chiffres sont masqués par johnny halliday, et juste avant polnareff, mais chez les indés ca reste assez chaotique, encore plus pour trouver des dates…

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  7. tu joues sur les mots, c’était par rapport à « Deezer ne fait elle pas double emploi avec les maisons de disques », il ne manque que le mot :-)

    pas une radio, certes, encore moins une maison de disque disons, qui ne fait pas le même boulot.
    Pour ce qui est des maisons de disques qui rémunèrent les artistes, je ne suis pas d’accord non plus parce que la stratégie de grosses avances sur album ne concerne que peu d’artistes, quelques énormes groupes à la U2 ou depeche mode, la plupart des artistes font sans, pour ce qui est des tournées les cas de figure sont assez partagés, le label n’est pas toujours impliqué (parfois oui, cf la tournée annulée de Cat power en 2007 qui a coûté 100′000$ à matador, mais ce n’est pas le cas standard), les gros tourneurs sont de plus en plus puissants… Rembourser le coût de la production du disque est déjà un défi considérable pour les maisons de disque, très peu d’albums atteignent le point mort.

    en ce moment une des stratégies mises en avant est le « 360° », multiplier les sources de revenus, les sites d’écoute jouent un rôle important là-dedans, mais un site de major attirera moins de pub qu’un site transversal, ce que sont deezer, spotify, jiwa, lastfm…
    or plus ces sites génèrent de la pub, et plus ça rapport aux maisons de disques et aux artistes, puisqu’ils perçoivent un pourcentage des rentrées publicitaires. Pour le dire clairement : les maisons de disque sont les premières à vouloir actuellement multiplier les sources de revenu plutôt que les concentrer sur un ou deux lieux/médias, etc. Mais on ne sait pas encore si c’est une stratégie gagnante, on ne sait pas encore grand chose d’ailleurs sur ce qui va marcher ou non.

    ce qui fait rager les « petits » producteurs, c’est que malgré l’accès facile à des sites d’écoute, ils ne sont finalement pas plus visibles qu’avant, faute de visibilité, de prescripteurs efficaces (même si les webzines comme les notres jouent ce rôle, apparemment l’impact reste encore limité sur les recettes de la musique indé). Concrètement ils sont exclus ou presque des radios, et quand ils y sont diffusés (sauf gros tubes comme yael naim chez Tôt ou tard) ça ne leur rapporte rien parce que les radios ne déclarent pas tous leurs titres diffusés.
    internet et les deezer-like ne sont pas l’aubaine annoncée pour les indés, car là-aussi, comme à la radio comme sur itunes, comme sur mtv, ce sont les stars qui trustent l’essentiel de l’argent généré.

    reste qu’à tout prendre deezer propose une rémunération plus équitable (et plus élevée, rapportée au nombre d’auditeurs) qu’une radio, c’est pourtant sur le premier que ce texte tape, plutôt que sur les dernières .
    C’est bien ce qui m’inquiète dans ce texte, sa logique simpliste : ça allait mieux avant, et avant c’était disque + radio, maintenant qu’il y a aussi internet et que ça va plus mal, comme deezer est un site internet c’est le problème.

    le problème c’est qu’avec moins de fric en poche les gens… dépensent moins. tout court.
    le problème c’est aussi que le budget loisir il est trusté soit par l’équipement (ipod cher, appareil photo numérique cher, lecteur dvd longtmeps cher et maintenant lecteur blue-ray cher, écran plasma cher, console de jeu chère) ou le consommable. L’économie du jeu vidéo se porte relativement bien, et un jeu coûte le prix de 3 ou 4 albums,
    Le prix des places de concerts continue d’augmenter alors qu’il a largement dépassé le raisonnable, le livre se vend moins mais ce qui se vend le mieux ce sont les bd qui coûtent le prix de 2 à 3 livres de poche…
    les loisirs se sont diversifiés, et la plupart sont chers, en tout cas dès qu’on les multiplie ou qu’on en consomme un en grande quantité.

    ce sont des évidences, que chacun de nous expérimente constamment. le secteur du disque semble malheureusement hermétique à ces faits simples.

    pfiou, c’était trop long, je l’referai plus :o/

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  8. PS : payer sur mon abonnement (c’est pas déjà le cas, je croyais?), ça ne me dérange pas,
    mais je rappelle qu’on paie déjà sur pas mal de choses,
    il y a une part sur tout support vierge, cd, dvd, carte mémoire, clé usb,
    sur tout disque dur, tout ordinateur, tout balladeur.
    si je suis sourd, que je déteste la musique, une part de l’achat de mon ordi, de ma clé usb, part à la sacem et aux producteurs.

    allez, je je la ferme ^^

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  9. @arbobo !:
    Mais si, refais-le ! Ton analyse est très interessante :)
    Je passe sur le débat sémantique.
    Le terme « producteur » est proteiforme, tu le sais bien.

    D’autant que tu dis un truc important; dont j’ignore tout et qui semble en totale contradiction avec la lettre qui est au coeur du débat.
    « reste qu’à tout prendre deezer propose une rémunération plus équitable (et plus élevée, rapportée au nombre d’auditeurs) qu’une radio »
    La lettre laissait plutot entendre que Deezer rémunère très mal…
    Mais je crois qu’elle basait sa comparaison sur les ventes de disque…

    Je te rejoins également sur la logique « 360″, les maisons de disque tablentactuellemetn sur Deezer comme complément de revenu, au meme titre que les radios.
    Le « hic » c’est que les sites de streaming se posent bien plus en remplacant du CD que de la radio.
    Les usages de plus en plus nomades d’internet vont d’aillerus probablement accentuer cette tendance.

    Or le Cd représentait des marges nettement plus haute que les diffusions radios…

    Reste la scène bien sùr.
    Mais y a t’il suffisamment de salles et de public pour que tout le monde puisse vivre ?

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  10. je n’ai fait les calculs (cf le lien) de revenus publicitaires que « ramené au nombre d’auditeurs », nuance à prendre en compte,
    surtout que comme tu dis ça dépend à quoi on compare, radio, disques, itunes…

    en même temps les artistes s’en sortent mieux avec la radio ou deezer (ils perçoivent autant que les maisons de disques) que sur CD (les majors touchent le triple des artistes) ou sur itunes (dans les 5-6 fois plus, de mémoire)

    sur d’autres sites Couderc, co-signataire, avance différents arguments. au moins on peut lire une parole de label, c’est important aussi.

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  11. il y a plus de scenes et d’artistes qu’avant. dans les annees 80/90, la culture a beaucoup souffert des hégémonies. A cette période, des groupes comme Moriarty ou the Do n’auraient PAS EU LE DROIT d’exister, car on nous bassinait sans cesse « un artiste francais doit chanter francais ». C’est bien grace aux labels indés que ce genre de mentalité a pu se briser.

    sauf que voila, les labels indés, bah ils fonctionnent malgré tout à l’ancienne, parce que c’est tenu par des gens qui doivent avoir a peu pres mon age, et qui oublient LE point essentiel (comme tous ceux qui ne comprennent pas les jeunes d’aujourd’hui) : NOUS AVONS EU ET CONNU la notion d’objet. Pas les jeunes.

    Leur vision de la culture est bien plus dématérialisée que la notre. Quand tout le monde restant possédant cette culture de l’objet « du passé » aura disparu, le coté impalpable de la culture sera une évidence. Tout comme il est évident aujourd’hui que les téléphones fixes ont quasiment disparu au detriment des portables.

    Ils ont beau etre demeurés les gamins d’aujourd’hui, on ne peut pas leur reprocher de payer au PRIX FORT des concerts (a l’epoque, voir Pink Floyd en 1994 à Strasbourg coutait, transport compris, 250 francs … à ce prix la, on a à peine une Cigale d’un artiste « connu mais sans plus » de nos jours) … les lives n’ont jamais été aussi blindés que maintenant, meme en periode de crise. Juste qu’un gamin prefere connaitre un groupe et tout faire pour devenir son pote (on pourrait aussi débattre à ce sujet : le changement de rapport entre le fan et l’artiste … la notion de distance et de coté mythologique a disparu au profit d’une cyber copinerie communautaire) et aller au concert du dit artiste que d’acheter un CD.

    Quelqu’un de haut placé chez Universal me disait que les ventes sur Itunes ne representaient RIEN (et j’ose meme pas dire les chiffres tellement je crois encore au moment d’ecrire ces lignes que c’est une blague) … mais voila, je pense qu’il viendra un moment ou les labels vont disparaitre, car si le coté physique disparait au profit de remplissage de lives, leur role n’a plus lieu d’etre. Les groupes seront gérés financierement par les tourneurs/producteurs … à l’instar de Live Nation (Clear Channel) qui gere de A a Z, du ticket a la poupee marchandising, l’ensemble de la chaine.

    En gros, le label fait partie, selon moi, des intermediaires qui ne sont plus indispensables pour permettre à un artiste d’emerger. Surtout quand on sait que les moyens pour soutenir le dit artiste deviennent de plus en plus faibles. Au contraire de producteurs qui jouent de gros coups de poker pouvant permettre ainsi l’essor d’autres artistes.

    Bref, faudrait que j’ecrive un article la dessus, un jour. Mais je crois que la mutation surprend parce qu’elle est terriblement rapide. N’oublions pas que l’Internet Grand Public tel que vous le connaissez n’existe que depuis 2002/2003 à tout casser …

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  12. Hello all,

    Mon premier commentaire sur lehiboo. Je me mouille pour un sujet qui me tient à cœur.

    @Rod, @Arbobo, je suis assez plutôt très d’accord avec vos analyses respectives.

    Je voulais juste ajouter ma pierre à l’édifice.

    Voici des faits qui n’engagent que mon opinion suite à une discussion avec de nombreux acteurs de la musique (artistes, directeurs de labels indés, stratèges de majors, amis h4ck3rs, fondateurs de Deezer, Jiwa, MusicMe…Bref, clients, collègues ou amis).

    Alors qu’on sait que…
    On a jamais aussi peu payé la musique : Deezer, emule, limewire, bittorrent, direct downloads en tout genre, passage de MP3 sur clés USB…
    La génération 15 / 25 d’aujourd’hui n’a jamais payé pour de la musique. Elle n’a pas la culture de l’objet, du leaflet. Dur (impossible ?) de revenir en arrière sur un usage aussi ancré.
    Les grandes chaînes ont effectivement tué les petits distributeurs, et s’apprêtent à leur tour à fermer leur rayons disque.
    Oui les marché du concert, du digital, des deezer-like grimpent, mais pas aussi vite que celui de vente physique chute .
    Oui Deezer rapporte moins que la Fnac, mais beaucoup plus que la radio tradi, comme le démontre Philippe Astor (rédac Chef de Musique Info Hebdo, le mag des professionnels de l’industrie du disque ici : http://www.zdnet.fr/blogs/2009/01/21/carnets-du-midem-2-le-cas-deezer/ )

    Et que pourtant…
    On a jamais autant consommé la musique qu’aujourd’hui, comme le souligne @Louisa. Plus de radios, plus sur le web, plus en pub, plus partout
    Il n’y a jamais eu autant de création musicale qu’aujourd’hui : Garage Band (et assimilés) comme Myspace y contribuent grandement.
    Le niveau de qualité de la création musicale a n’a jamais été aussi haut : avant pour se dire influencé par Hendrix ou Bob Dylan, fallait acheter l’album, se le faire prêter ou payer son concert. Ce qui limitait la culture musicale de chaque musicien. Aujourd’hui, pour avoir une culture musicale (je ne parle pas de singles en radio) il suffit de retenir 2 mots : myspace et deezer.
    Les marques n’ont jamais autant voulu se maquer avec la musique, bien au delà des synchros de publicité. Je peux vous en parler, c’est mon boulot :)

    J’en arrive à penser que :
    On ne reviendra jamais à un réseau physique. Le consommateur de demain n’en veut pas. Nous ne sommes pas dans un monde ou l’offre drive la demande, le P2P l’a bien prouvé.
    Internet, le P2P et Deezer ne tueront jamais la création musicale. C’est une passion pour beaucoup. Etre diffusé, se produire ou vendre, c’est génial. Créer, jouer ça reste l’ESSENTIEL.
    Les majors mourront avant les indés :
    - On a besoin des artistes.
    - On a besoin des labels (Directeurs Artistiques, studios) pour coacher les artistes, pour aider à la création, à la réalisation d’une ambition d’artiste, souvent bridée par manque de moyens techniques et de cadre.
    - On a besoin des diffuseurs : radios, sites comme deezer ou myspace, salles de concert, annonceurs ou producteur de films, pour faire partager la musique.
    Et de rien d’autre, finalement.

    Je finis par me dire que la vision de cette lettre est un héritage de lourds paradigmes, et manque un tout petit peu de perspective et d’objectivité, et pourtant je suis contre HADOPI.

    My 2 cents.

    Mathieu

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  13. Faire payer les FAI : c’est exactement comme la taxe sur les supports vierges, c’est scandaleux de faire payer les particuliers (et pro) pour rien. Je n’utilise pas mes supports physique pour stocker de la musique, je n’utilise internet que très partiellement pour écouter de la musique. C’est une méconnaissance totale des techniques qui amènent à ces conclusions stupides alors qu’il y a des moyens pour payer les ayants droits a leur juste valeur.

    Deezer : je ne comprends pas le problème, si les majors/labels donnent leur musique gratuitement à qui le reprocher ?
    Rod : il est simplissime de télécharger les morceaux de Deezer, mais franchement quel intérêt à part les stocker sur des supports physiques sur lesquels nous payont une taxe :)
    Je rejoins arbobo, avant on achetait un lecteur CD pour 150€ qui pouvait durer 10 ans et c’était le seul équipement utile pour écouter de la musique. Aujourd’hui personne ou presque n’hésites à acheter un ipod à 300€ + un téléphone portable et un tas de conneries super chers…

    Le vrai scandale est le fric monstrueux que ce font (faisait ?) les majors sur le dos des artistes et sur les consommateurs sans apporter grand chose à la « création musicale ».
    Je prédis qu’aucune loi, hadopi ou autre, ne résoudra le problème, internet et le numérique ne reviendront pas en arrière, les supports physiques c’est fini alors pourquoi s’accrocher à cela alors qu’il serait temps d’inventer des supports web intelligents (parce-que les ventes en ligne c’est une « belle » invention inutilisable, c’est plus rapide et plus pratique de télécharger un album en P2P ou l’écouter sur Deezer…)

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    • Taxer les FAI na pas pour but de faire payer l’utilisateur final, les FAI se mettent bcp plus d’argent dans les poches que les majors et ont batti aussi leur marché sur toujours plus de vitesse pour télécharger, la structure des dépenses à changer, la part qui été consacré à la musique a été bouffé par les téléphones portables et les forfaits internet, ce sont des millions qu’ils brassent, je ne critique pas ce modele c’est un constat, le probleme est que la creation est en perte de vitesse et c’est un gros probleme, si la musique devient de plus en plus gratuite elle a toujours un cout, donc qui doit payer?
      Concernant la taxe sur les supports vierge ne crois pas que c’est ca qui finance la création je bosse dans un label et c’est vraiment peanuts

      Bcp parlent de la licence globale mais certains retorquent « pourquoi je payerai 5€ de plus mon abonnement internet je n’ecoute pas de zic? »

      Deezer est un véritable desastre car les promesses qui ont été faites nont pas été tenu sur les revenus publicitaires qui devaient etre reversé et on habitue encore plus a la gratuité

      Hadopi ca ne marchera pas, donc il ny a meme pas débat la dessus.

      On veut la musique gratuite dans un monde marchand c’est un gros paradoxe…
      on a une image du 1% des artistes qui gagnent enormement dargent, quun artiste « on ne va pas le plaindre il fait de la zic ce nest pas un metier, en plus il boit gratos le soir des concerts! »

      Concernant les majors, si on les critique en tant quentreprise ayant gagné bcp dargent, alors on doit critiquer les FAI dont les couts se sont enormement réduits. Il y a 5 ans il existait 2000 petits disquaires aujourdhui moins de 200, les majors ont licencié plus de 30% de leur personnel! elles gagnaient bcp mais nourrissaient plein de métiers connexe comme dans l’automobile: prod de clips, studio (50% des studios ont fermé), graphiste, photographe, etc etc.

      Tout ceci a conduit à la star ac, la meilleur facon de vendre c’est l’exposition médiatique (comme sarko), pas de bonne ou de mauvaise pub seule la visibilité compte, on met un chanteur 2 mois à la télé, on sort un disque (et seulement un) on en vend 300 000 et on a quasiment rien investi en marketing car ce sont les SMS qui ont tous financé

      Derniere chose que jai sur le coeur, le secteur des jeux vidéo est en plein boom, un jeux compte 65€ contre un disque 15€, un iphone coute 99€, un lecteur mp3 une 100 aine d’euros etc etc. arretons de dire que la musique est trop chère (si on suit l’évolution des prix en déduisant l’inflation, le prix a historiquement baissé) un album pour un indé sans promo coute minimum 15 000€ (divise par les 0,0001€ que deezer verse par ecoute pour voir combien un artiste en dévelopement doit générer pour espérer gagner un smic par mois)

      Mymajorcompany, extraordianire dékà ils annoncent la couleur avec le mot MAJOR, le principe de la majorité, si une majorité de personne donne de largent a un artiste on peut payer le studio un marketing agressif (exposition télé le + efficace) et on en vend bcp. Et le petit artiste qui a 3000 donateurs, totalement insufisant pour sortir un disque bah aux oubliettes, et pourtant il pourrait faire deja plaisir à 3000personne…

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  14. Il était temps que les indés entrent dans la danse concernant Hadopi !!

    Si je suis d’accord avec le constat et sur le rôle fondamental des producteurs indépendants je ne partage pas l’analyse du rôle du web et l’acharnement a ne pas vouloir « lacher » le contenu.

    Certains l’ont d’ailleurs déjà très bien compris si on offre le contenu aux internautes on a un coup d’avance sur le piratage. C’est un excellent moyen d’évangéliser, de se faire connaître puis ensuite de vendre du support, car non, cela n’est pas mort.

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  15. Je ne prétend pas apporter ma pierre à l’édifice, j’ai appris plus grâce à tous ces commentaires qu’en deux ans de recherches personnelles sur les raisons des comportements actuels.
    Mais la disparition du CD me déprime. Je dois être un des derniers de la génération 84/85 à avoir acheté autant de CDs, et force est de constater qu’effectivement, la dématérialisation gagne du terrain.

    Dans ce cas il se peut fort que la musique connaisse une mutation aussi importante que la photo, de par même sa nature populaire. Si la photo n’est plus – pour certains – considérée comme un art noble, c’est qu’elle envahit notre vie. La majorité des applications tourne autour de la publicité et de la communication, et non plus d’une volonté de toucher, réellement. (Vous m’avez compris).

    C’est la même chose avec la musique. Ce qu’on entend à la radio, et ce qui fait encore les meilleures ventes, ce sont ces musiques qu’on a entendus dans une pub. The End Has No End, « tiens, j’ai déjà entendu ça quelque part ». Et associer la création artistique à une marque me déprime totalement – cette association du marketing et de l’Art me déprime.

    Autant je suis on ne peut plus d’accord sur l’accès à la culture – je suis ravi qu’on puisse aujourd’hui découvrir de nouveaux artistes aussi facilement – autant je crains que tout ça n’amène une vulgarisation de la musique. Qu’on oublie le temps ou un CD s’écoutait d’une traite, quinze fois, cent fois, ne serait-ce que pour déceler toutes les subtilités dans les notes ou la production.

    Et pour en revenir à la lettre, j’avoue ne pas avoir vu le cas Deezer sous cet angle (moi qui aime écouter les albums avant de les commander physiquement). C’est une lame à double tranchant, et je ne fais pas confiance aux producteurs/diffuseurs/intermédiaires pour l’utiliser à bon escient.

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  16. « si les majors/labels donnent leur musique gratuitement à qui le reprocher ? »

    certainement pas gratuitement, de toute façon, les indés disent que c’est trop bas, pas qu’ils ne reveservent rien.
    Et le droit d’entrée se nogocie : Universal a fait payer plus de 200 millions d’euros à Deezer pour avoir le droit de mettre en ligne son catalogue.

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  17. Deezer a un business model qui me parait difficilement tenable, les couts de structure, les droits d’auteur, bref tout en l’état actuel ils vont droit dans un mur (un peu comme youtube mais derriere Google peut assurer les pertes). Ceci explique forcément les rémunérations minables. Bref Deezer pourrait n’etre qu’un épiphénomène.
    Par contre il met en évidence le fait que chacun veut sa part du gateau du bizness et que personne n’a encore le modèle parfait qui satisfera tout le monde (si tant est que satisfaire tout le monde soit la préoccupation principale d’une major ou de Deezer).
    L’internet a fait exploser toutes les barrières et l’accès à la musique est devenu plus facile pour tout le monde. Partant du principe que le support physique permettait aux majors de contrôler la diffusion des artistes ils se sont fait pas mal d’argent et ont grossi en conséquence pour devenir les ogres que l’on connait (Geist remember YANQUI U.X.O.).
    Ils sont un peu des dinosaures, gérant un monopole mais avec des couts structurels colossaux, des monstres dévoreurs d’espace publicitaire a coups de millions. Bref des dinosaures (qui n’en demeurent pas moins puissants) dans ce monde ouvert de l’internet.
    Un peu comme le pétrole qui va tarir et forcer les géants tels que Total a se recycler il faudra forcément passer par une révolution et je doute que l’HADOPI aide en quoi que ce soit.
    On sent par contre que la liberté du Net a trés vite fait peur à tous les médias qui ont vu là un danger pour leur business, la musique n’échappe pas à la règle.
    Maintenant que faire à l’avenir, doit on centraliser la gestion des droits d’auteurs comme cela est le cas actuellement?
    Pourrait on imaginer un système de paiement direct des artistes selon un montant libre mais minimal par album?
    Des sites comme MyMajorCompany sont ils le futur?
    Les stars de demain seront elles celles qui sortiront le plus gros chèque « pub »?
    Je ne sais pas si on trouvera un jour la réponse et si tout ne va pas évoluer lentement mais darwinement, en tout cas je suis persuadé que demain ne ressemblera surement pas à aujourd’hui et je serais ravi de cette alt ernative.

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  18. précision, mon utilisation du mot Dinosaure est directement inspirée d’une chanson de NoFx – Dinosaurs will die, parlant justement de la fin de règne de ses phagocytes musicaux
    http://www.plyrics.com/lyrics/nofx/dinosaurswilldie.html

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  19. @arbobo « Universal a fait payer plus de 200 millions d’euros à Deezer pour avoir le droit de mettre en ligne son catalogue. »

    Euh non… là, on est dans la stratosphere…

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  20. oops, en effet j’ai un peu ripé là ^^

    bougez pas, je vais essayer de retrouver le chiffre :-)

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  21. Oui arbobo, c’était ma connerie du jour, c’est entre 0 et 200M€ :)

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  22. note pour l’auteur : On peut télécharger facilement sur Deezer, autant que sur myspace. Le problème est donc le téléchargement suite à la découvert de l’album.

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  23. Quelle vision rétrograde voire réactionnaire ce texte tout de même, ça fait peur ! Qu’il soit signé avec tant d’évidence par un grand nombre de labels indépendants reflète un manque de réflexion évident sur le sujet et une incompréhension des enjeux et probablement une peur, un repli sur son petit pré carré, une tentative de sauver ce qui ressemble déjà à des cendres. L’emploi de l’expression ‘valeur de la musique’ est dès plus révélatrice… Il s’agit de valeur commerciale dont nous parle ce texte et non de VALEUR de la musique notion qui va bien au delà, non ?. Rod je me permet de faire une analogie aussi poncive que l’oxymore Hugolienne: La valeur d’une œuvre de Van Gogh n’a probablement pas varié dans le temps par contre sa valeur marchande, nulle de son vivant, atteint de nos jours des sommets. Je souligne l’aberration d’un éléments du texte mais l’ensemble est du même niveau (cette charge ridicule à l’encontre de deezer, certes critiquable mais pour bien d’autres raisons). Je me permet un petit lien dont l’analyse me semble des plus perspicace et dès plus objective: http://www.adverbe.com/2009/05/15/hadopi-une-horreur-juridique-une-faute-politique-et-une-erreur-economique/
    Le point de vue de Arbobo et le tieni Rod me semble tout de même bien plus intéressant.

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    • daccord d’après toi vive la gratuité! (ca fait peur ton comment quand meme)
      qui y a t’il de choquant de dire que la musique a une valeur marchande en plus d’une valeur artistique, après tout elle a bien un cout cette musique alors pourquoi un prix de vente

      que ce soit de la zic ou du papier Q, dans la société capitaliste ou nous vivons (il me semble?) ca na aucune différence, si ton papier Q est resistant et en plus il sent bon il se vendra, si ta musique a une valeur artistique qui plait a un grand nombre elle se vendra aussi

      une guitare ca permet de jouer de la zic pourtant ca coute chere une guitare??

      quand tu ecoutes deezer, tu payes de l’électricité, l’obsolescence de ton ordi et un FAI

      Alors oui on peut parler de valeur marchande

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  24. Je m’interresserai a ce que les majors, et les independants dirons quand ils parlerons du fond du probleme. La musique est elle une industrie, un produit, ou alors un art reconnu comme tel, l’état ne reconnais que la musique classique comme art ( la preuve en est, la tva est à 5,5% comme pour tout produits culturels pour la musique classique et à 19,6% pour les autres). Alors avant de se lancer dans des débats économique, sur la viabilité des majors et des indépendants, pensé d’abord à l’artiste, et a l’art en générale, à la diversité culturelle et non au profits.
    Plus il y aura de choix, plus les majors et les indépendants prendrons des risques pour défendre ceux qui les font vivres, alors seulement le « marché du disque » reprendra. J’attend depuis 10ans un nouveau Noir désir, on ne m’a proposé qu’un pseudo groupe de variété rock comme luke ou saez, arrêter la culture des masses! il y a des centaines et des centaines de groupes à qui ils ont jamais voulu donner leurs chances, meme pas écouter leurs démos ( j’ai eu de retour de maison de disque avec le cd encore cellophané, avec le message, « nous ne somme pas intéressés par ce genre de musique pour le moment » )
    Si pascal Negre veux du fric, il a qu’a vendre ses stocks options. Et qu’il arrete de pleurer a la télé qu’on le vole! C’est lui le voleurs, il nous a voler la culture. Il nous bourre le crane avec de la soupe, on a jamais voulu de star académie, de star Klennex que tout le monde oublie au bout de 6mois.

    Proposez-moi des vrais disques, je les acheterai !

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  25. Si pascal Negre veux du fric, il a qu’a vendre ses stocks options. Et qu’il arrete de pleurer a la télé qu’on le vole! C’est lui le voleurs, il nous a voler la culture. Il nous bourre le crane avec de la soupe, on a jamais voulu de star académie, de star Klennex que tout le monde oublie au bout de 6mois.

    >> Si t’es pas suffisament curieux pour laisser trainer tes oreilles autre part qu’à la Star Ac… Et bien on ne peut pas grand chose pour toi. Ouvre un peu tes oreilles et tu trouveras plein de groupes aussi bien voir bcp mieux que Noir Desir :) Et il y en a enormement sur Deezer !

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  26. NE t’inquiete pas pour mes oreilles , je sais ou les mettre, mais la part médiatique prisent par ses produits inutiles est trop importante et occulte le reste. C’est bien domage

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