Clip : EELS ‘Fresh Blood’
TweetPour les idiots fans de Placebo, pour les chauves sans dents dingues de Franz Ferdinand, pour les pétasses sans classe flirtant sur du Jason Mraz : Eels n’évoque rien. Mais pour les gentils crétins qui ne saignent que du vin, Eels c’est LE rock indé vaporeux et inspiré tout droit extirpé de L.A. Oui, Eels est de retour.
E – digne leader/penseur du groupe – revient avec comme bagages un premier single tapageur : Fresh Blood, suivi d’un nouvel album qui s’annonce excellent sous le code d’ Hombre Lobo, armé de verres fumés directement sortis des pages d’un roman de Philip K. Dick et d’une barbe que jalouseraient volontiers des Talibans goguenards. Les doigts se tordent, le corps se contracte et l’on convulse à l’idée d’attendre le nouveau petit bijou du groupe. Hombre Lobo se voudra disponible à partir du 2 juin et l’on trépigne à l’idée d’accueillir et découvrir ce nouvel opus. En attendant, on nous laisse baver devant ce Fresh Blood dans les rues de L.A. suivant la trace d’une jolie bailarina sexy tout en donnant une raclée à des catcheurs chicanos. La ville est vide et E lance ses hurlements de bête maligne entre goudron tendre et entrepôts déserts. Ni putes ni guero, encore moins de stups manchots, E trimballe la barbe d’un dieu – ou peut être celle d’un marginal… irritée par le Gin Fizz et les bretzels salés sur fond de rythmique peinarde qui vous force le respect par tant de simplicité. La voix de Mark Oliver Everett semble ainsi pénétrer par le moindre pore libre de votre épiderme. Eels ne livre pas la grippe A H1N1 mais c’est tout comme. Votre moelle épinière sautille sous ce rythme frais, ces guitares nerveuses et cette basse bedonnante. Si la fièvre perle sur votre front, c’est sans doute que vous vous êtes laissés ensorceler par la bailarina, celle-la même avec qui vous aimeriez partager quelques brasses ou plus si affinités près du bord de la piscine… maillot ou pas, minuit ou pas, le bain s’impose. Hombre Lobo – 12 Songs of Desire : le titre à le mérite de ne pas mentir, et ce n’est pas le trailer Tremendous Dynamite, extrait donc du making of de l’album qui prétendra le contraire. Uh !
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions




steven 6.05.09 | 12:35
« Votre moelle épinière sautille sous ce rythme frais » : carrément. ça mérite pas autant d’éloges selon moi (pour l’instant !). l’ambiance créée est sympa, mais niveau zic, il a fait nettement mieux.
Marc 6.05.09 | 13:09
et là j’ai envie de crier WHOOOOh !
Je reste nostalgique des premiers albums mais celui-ci s’annonce plutôt bien.
LoOo 6.05.09 | 13:45
Ah j’avais beaucoup apprécié Beautiful Freak et plus ou moins suivi les suivants sans les acheter, j’aime bien ces musiciens qui font parler d’eux à un moment mais continuent leur évolution à l’abri des projecteurs (un peu comme un Beck qui a quand meme eu une carrière plus expo)
Elo 6.05.09 | 14:44
EELS = 90’s
Today = 00’s
salut
madame chapine 7.05.09 | 17:02
Vraiment trop de bêtises à lire…
Rod 7.05.09 | 17:03
bah si tu click sur play, pas besoin de lire, en meme temps :)
Valoche 1.06.09 | 12:05
Le E de Eels rules! Fou, génie ou faiseur de tubes? C’est un peu réducteur mais je pense qu’il est les trois à la fois. Et ce n’est pas le dernier album qui prouvera le contraire.