Incognito
Tweet
Festival La Cassine (Vendresse) - 27 mai
Château (Fontenay-les-Briis) - 2 juin
Incognito
Le Trianon (Paris) - 5 juin
Grand Rex
The Cranberries (20 juin)
Tom Petty and The Heartbreakers (27 juin)
Lucas est devenu une superstar en s’étant approprié les chansons d’un ami qu’il croyait disparu. Soudainement, cet ami réapparait. Lucas, pour lui cacher sa fortune et sa célébrité, commet l’erreur de demander à Francis, un comédien raté, de prendre sa place. (Fiche Allociné)
On y va à reculons (et pour cause : Dubosc étant devenu un anti-bankable avec son incapacité à changer de personnage quel que soit le film, Benabar subitement devenu acteur ?), et finalement, à défaut d’être la comédie de l’année, on se retrouve devant une histoire touchante, parfois drôle, mais surtout, très bien menée – même si caricaturale.
La surprise vient évidemment de Benabar, absolument convaincant (OK, jouer le rôle d’un chanteur n’est pas vraiment de l’ordre de la composition), qui porte à bout de bras du début jusqu’à la fin l’histoire. Histoire permettant, quelque part, une auto-critique du milieu musical, et parfois du succès que connaît un artiste (Benabar étant totalement impliqué dans le projet, puisque compositeur, co-scénariste et co-dialoguiste, un film fait sur mesure, en quelque sorte). Tous les autres protagonistes, Franck Dubosc en tête, gravitent autour de ce personnage attachant, et permettent, ensemble, de rire sur des scènes particulièrement cocasses (cf. la cuite avec le patron de bar, ou encore les nombreuses autodérisions, dont celles de Palmade).

La réalisation est quant à elle sans faille. Il y avait pourtant de quoi avoir peur. En effet, étant le géniteur de l’infâme Poltergay, Eric Lavaine se rachète ici une conduite qu’il avait perdue depuis la série H. Pour une comédie « basique », ce dernier s’est permis pas mal de plans léchés – même si sporadiques – et le montage signé Vincent Zuffranieri fait passer le tout comme une lettre à la poste. Aucun temps mort, aucun ralentissement … mais également aucune surprise ; tout est cousu de fil blanc, et quelque part, l’on s’en fiche. Incognito c’est frais, divertissant et attachant – et un peu beaucoup démago et lissé. En d’autres termes, à aller voir un samedi soir, vers 22h, pour dormir paisiblement ensuite.
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

charlotte 6.05.09 | 13:05
tu n’as pas remaqué You&You et Michael Garçon dans le film?!