Mareva Galanter + Mustang + Wilfried à la Flèche d’Or

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Après une journée grisounette, et la reprise du boulot pour les parisiens, rien de mieux que de se rendre à la Flèche d’or pour décompresser. Autant profiter aussi des derniers jours de cette salle qui aura été un tremplin pour beaucoup d’artistes. Au programme ce soir des balades, du rock’n'roll et de la pop rock.

  • Date : 27.04.09
  • Adresse : 102 bis rue de Bagnolet 75020 PARIS
  • Téléphone : 01.44.64.01.02
  • Web : www.flechedor.fr

Wilfried* (web)

On démarre en douceur avec Wilfried* et ses acolytes (guitare électrique et synthé). Alternant chansons en français et anglais, l’artiste barbu se crée un univers hypnotique et doux. Sa faible voix ne peut aller que dans ce sens, allant parfois jusqu’à sonner faux. Ses textes quant à eux sont inégaux, tantôt il s’agit de répétitions lassantes qu’une fillette de six ans serait capable d’écrire (Embrasse), tantôt une magie se glisse dans sa bouche et sa poésie fait mouche (Amour secret). On peut croiser quelques fois des constructions à la Gainsbourg, lors de la chanson Annie, ou encore des paroles qui font écho à la musique (Yoyo). Malgré ses remarques positives, le set manque d’air et de légèreté pour toucher le public.

Mustang (web)

L’ancienne gare continue de se remplir progressivement, tandis que le groupe clermontois (tiens tiens !) fait une entrée du tonnerre. Malgré une formation simple (guitare/voix-basse-batterie) ils envoient une énergie sans égal, faisant revivre le temps de leur prestation le King et autre monstre du genre. Il est rare aujourd’hui d’entendre ces sonorités (démodées ?), on tend plus à aller vers l’électro ; heureusement Mustang est là pour nous rappeler la vraie musique, celle qui fait swinguer. Ceux qui voudraient les montrer du doigt auraient tort, certes le chanteur emprunte beaucoup à Elvis (posture, coiffure) mais pour ce qui est du doigté guitaristique, il ne peut pas tricher. De plus il arrive à poser des textes en français sur ses mélodies sans que cela ne tombe dans le ridicule. Le trio offre un très beau moment rétro, à surveiller !

Mareva Galanter (web)

Pour un lundi la salle est fortement remplie, il faut dire que la belle Tahitienne était attendue dans la capitale. L’écran – qui d’habitude n’est pas utilisé – trouve ce soir une utilité, en effet dessus est projeté une courte vidéo N&B montrant l’artiste dans les rues parisiennes ; et par magie elle apparaît sur scène, masquée. Tenue noire et très très sexy, elle concurrence à elle seule ses charmants musiciens cravatés. La boîte à rythme a disparu depuis la dernière fois afin de laisser place à Raphaël Séguinier, et cela fait plaisir à voir. Les chansons sont vraiment rock maintenant, et la reprise d’Emiliana Torrini (Jungle Drum) porte désormais bien son nom. Agréable surprise, Sacha (des Second Sex) et son harmonica accompagneront pour quelques titres le groupe, ce qui rendra les morceaux plus folk et entraînant. Ceux qui avaient découvert la jeune femme dès son premier album redécouvre On roule à 160, réarrangé selon le ton du nouvel album. Cédric (guitare) pousse la chansonnette avec la féline Mareva le temps d’une reprise de Donovan, ça groove! Sur scène on sent les bonnes ondes, comment résister à tant de bonne humeur? En cédant bien sûr. Ce soir aurait pu être parfait, cependant beaucoup était là pour voir l’ex-Miss devenue chanteuse (il suffisait de voir le groupe de photographes people qui shootait au flash); on espère alors que la prochaine fois les gens se déplaceront pour sa musique, féminine et dynamique.

publié par zecharlie le 28.04.09

myspace.com/charli3adrienn3

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