Noisettes (+ The Rodeo) à la Boule Noire : meeooooww to grraaooow
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Chacun cherchait son chat ce jeudi 23 avril à la Boule Noire, et ce n’est ni The Rodeo ni les Noisettes qui vous diront le contraire. Entre Dorothée et ses ronrons de chatons et Miss Shingai Shoniwa la panthère noire il n’y a qu’un pas, un miaulement, une caresse, un rugissement. Mais que fait le roi lion ?!
- Date : 23.04.09
- Adresse : 118 Boulevard Rochechouart 75018 PARIS
- Téléphone : 01.49.25.81.75
- Web : www.laboule-noire.fr
The Rodeo (www.myspace.com/iamtherodeo)
La folk aérée de The Rodeo ne vous fera peut être pas mordre la poussière mais vous piétinera aisément l’artère jugulaire. Ici pas de cheval fougueux à maîtriser, mais Dorothée, toujours prête à vous désarçonner. Forcément la chute est inévitable. Forcément votre nuque se brise. On a beau écouter les conseils de Buffalo Rod, à savoir : serrer les cuisses, arrondir le dos ou tordre les poignets, les reins se crampent et le corps élastique fini par lâcher l’étrier. Le duo s’en sort une fois de plus avec les honneurs. Jean reste remarquable en troubadour éveillé et séducteur qui ne cessera de flirter tour à tour avec sa batterie, son synthé, xylophone, tube en pétrole fondu, accordéon ou bien encore ukulele. Et Dorothée … Dorothée !!! Si comme moi la tenue de cowboy ne vous colle pas à la peau, il vous reste encore celle du Sioux rêveur …
Noisettes (www.myspace.com/noisettesuk
Il y a quelques mois de cela, Grace Jones tentait un retour sur scène quelque peu mitigé, avouons-le. La grande tigresse noire des 80’s ne semble aujourd’hui plus faire frémir quiconque, si ce n’est les putes à frange du milieu de la Mode. Qu’à cela ne tienne, la nouvelle génération a sa propre panthère (noire, donc), véritable féline scénique, véritable bombe incontrôlable, véritable femme à l’attrait sexuel inépuisable, la chanteuse / bassiste / meneuse des Noisettes explose, s’expose et sex-pose. L’audience compacte restera ainsi sur le cul devant les frasques incontrôlables de la jeune femme. Mais le grand tort serait de réduire Noisettes à sa reine électrique. En effet, derrière Shingai Shoniwa se fonde une rythmique explosive – au sens propre comme au figuré, car en voyant le roadie s’atteler à plusieurs reprises aux fûts du Môsieur, on comprend mieux alors pourquoi… – un guitariste on ne peut plus vif, un bassiste intérimaire mais très efficace et deux choristes radieuses. Vous vous pensiez sages, l’oeil brillant et les jambes solides ? Vous voilà giflés de plein fouet, orné d’une ecchymose périorbitaire mais surtout cul-de-jatte …
Tantôt punk, funk ou groovy, le combo en impose et c’est en clôturant son set sur une reprise ultra léchée de « Children of the Revolution » de qui vous savez , que Shingai Shoniwa remballe ses Noisettes hors de scène. Jubilatoire !
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

Rod 24.04.09 | 07:08
Je mets la critique de Matttbrrr ici :) je ne pensais pas que Seb ecrirait avant Matt (et comme matt m’avait pas dit qu’il allait voir noisettes … :))
Il y a beaucoup de monde ce soir à la Boule Noire, un public très mixte, assez peu excentrique, assez posé, ce qui nous promet assez peu de pogos (on n’en verra pas !) mais pas mal d’attention, donc peu de bavardages intempestifs du côté du bar, c’est toujours ça de gagné… A noter également l’absence totale de merchandising, ce qui est tout de même très curieux, non ?
The Rodeo
Un duo arrive tranquillement sur la scène, un batteur et une chanteuse-guitariste, dont on finira par comprendre qu’ils sont (qu’elle est ?) The Rodeo, l’anagramme du prénom (cherchez du côté de Récré A2…) de la chanteuse… En un mot, on est dans un domaine folk, ou « Folk / Indie / Chansons populaires mélodramatiques » si on veut faire confiance à l’appellation officielle, avec une chanteuse à la voix légèrement éraillée plutôt intéressante, un batteur à la voix monocorde, et des chansons en anglais qui ont très vite tendance à se relayer sans se distinguer les unes des autres… Bien sûr, les rythmes évoluent quelque peu, allant jusqu’à inspirer quelques mouvements de popotin chez certains, mais dans l’ensemble il est un peu difficile de réellement se concentrer sur le set, chacun attendant avec impatience la tête d’affiche, ce qui nous donne une première partie de 35 minutes pas totalement désagréable, mais qui ne sort pas le moins du monde de l’ordinaire, et donc risque de ne guère marquer les esprits !
Noisettes
Fin 2007, la prestation des Noisettes à la Cigale avait créé l’événement, tant le trio mettait d’énergie dans sa prestation, et il est certain que l’attente est énorme chez les fans ce soir… Entamé dans un genre cabaret par le guitariste et le batteur, rejoints sur scène par la oh combien charismatique chanteuse/bassiste alternative, on constate que le trio (qui se muera au fil des titres en quatuor, avec un bassiste, voire en sextet avec l’apport de deux choristes) a conservé un savoir-faire indéniable, changeant délibérément de style au fur et à mesure, ce qui permettra d’évoquer pour le meilleur, des groupes aussi divers que Blondie, Kid Créole ou encore les Who, voire des inspirations beaucoup plus funky, mais également d’autres choses légèrement plus gênantes… En effet, on pourra constater qu’à chaque fois qu’un titre du nouvel album est joué, il est bien plus mainstream, accessible (voire même soupe !), et d’autant moins intéressant… Le batteur fait ce qu’il peut, réussissant à la perfection la transcription humaine de Animal du Muppet Show, le guitariste, même s’il en fait parfois trop dans les solos, assure ses parties à merveille (on n’en dira pas autant de ses qualités vocales…), et la voix de la chanteuse, entre petits cris stridents et voix rauque, réussit à présenter une palette assez impressionnante… mais on a l’impression que l’inspiration s’est quelque peu perdue en chemin, et si le jeu de scène (accrochage aux barres du plafond, traversée de la foule pour venir chanter debout sur la console lumières…) est très travaillé, on peut se demander s’il ne cache pas l’absence d’inventivité musicale… Après 55 minutes, le groupe sort de scène, revient pour deux morceaux en rappel dont la reprise finale du children of the revolution de T-Rex, et les lumières se rallument donc après à peine plus d’une heure d’un set inégal musicalement, même si techniquement il n’y a rien à en redire… Un concert qui laissera donc une impression mitigée, et qui n’incitera en tout cas pas trop à se pencher avec bienveillance sur le cas du nouvel album !
JS 24.04.09 | 09:37
Yeah, funky session, hâte de les voir ce soir à Bourges !
I love moon 24.04.09 | 19:50
Intéressant de lire la divergeance d’opinion des deux critiques.
Je ne connaissais pas Noisettes et c’est pas mal du tout. Pas habituée à voir une basse ainsi et j’ai bien aimé la presta drums.