Jay-Jay Johanson au Bataclan
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Le Bataclan
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Représentation sincère et passionnée pour Jay-Jay Johanson qui s’est emparé du Bataclan, de Paris, de la France entière même, en « lovant » la salle de ses compositions étincelantes, idylliques mais pourtant si tortueuses…
- Date : 05.04.09
- Adresse : 50, Boulevard Voltaire 75011 Paris
- Téléphone :01 43 14 00 30
- Web : www.le-bataclan.com
Quelques braises auront ainsi suffi pour enflammer le coeur de chacun, coeur pris au piège, sans échappatoire possible. Il est malheureusement trop tard, vous êtes déjà perdus… éperdus, dans le meilleur concert de ce début d’année 2009. Jubilatoire.
Alan Corbel (www.myspace.com/alansongs)
Levé de rideau orienté folk, où Alan Corbel (french power) un peu seul au monde sur la vaste scène du 50 Boulevard Voltaire s’en sortira aisément, certes sans excès, mais confortablement. Le garçon a du goût, c’est certain, car reprendre à sa sauce Eleanor Rugby, c’est en soi une valeur sûre. Sa folk est plutôt « classique » et empreinte du sillage des spectres contemporains : feu Elliott Smith, Damien Rice, Fionn Regan ou encore Rufus Wainwright…. L’idée de le voir jouer en groupe titille nos esprits, car ce soir, même si son set demeure sans fredaine, on reste quelque peu sur sa faim …
Jay-Jay Johanson (www.myspace.com/jayjayjohanson)
Crooner. Scandinave. Généreux. La France aime la Suède, les Suédoises (à vrai dire surtout les FrançaiS) mais adore Jay-Jay Johanson. La voix en impose toujours autant et donne l’impression de virevolter chaque fois sur des montagnes russes aux rails sans fin, de nuit, le tout en mode automatique. De Whiskey à Self Portrait, le songwriter aura fait un tour d’horizon de ses (meilleurs?!) titres sur la scène du Bataclan durant presque 2h15 ! D’ Ecosse, d’Islande ou des quatre coins de France, le public se sentait presque redevable devant l’artiste aux 8 albums. Mais peut être pas autant que Jay-Jay Johanson lui même. Plus rien ne semblait l’arrêter. Aucune barrière. Aucun insoumis. Juste des visages, des sourires. Radieuse, la salle fut le témoin d’une orgie de lèvres et de regards ébahis, d’une allégresse spongieuse.
Certains auraient voulu s’emmaroucher sur Milan/Madrid/Chicago/Paris, d’autres se donner presque corps et âmes sur « Far away » tant la passion etait là, palpable. Aucun faux pas, nulle hésitation. Jay-Jay Johanson était/est et restera l’homme de la situation. Un must. Le concert de l’année vous dis-je !
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

Isabelle 7.04.09 | 18:51
Que rajouter à cela ? ;)