Ghinzu (+ The Black Box Revelation) au Bataclan … encore en rôdage
Tweet
Le Nouveau Casino (Paris) - 12 avril
Festival des Artefacts (Strasbourg) - 14 avril
Le Bataclan
Dilated Peoples (12 février)
Behemoth (13 février)
On a beau dire, les concerts qu’on attend des mois durant sont rarement à la hauteur de l’espérance générale.
Surtout après la demi-heure dingue que livrent The Black Box Revelation, duo flamand ne totalisant pas 40 ans et se posant déjà en digne réponse braillante de la Belgique aux White Stripes.
Loin d’être mauvais pour autant, les Bruxellois de Ghinzu sont juste bons face à un Bataclan surexcité par l’événement. Ils mettent même le temps à démarrer en alignant nouvelles compos de leur tout frais Mirror Mirror et morceaux calmes du premier deuxième album, Blow, vieux de déjà cinq ans. Puisque le groupe reste statique sur scène, tous les yeux se tournent vers un John Stargasm à l’œil goguenard bien planqué derrière les lunettes noires qui lui bouffent le visage. Il faudra attendre la moitié du show pour que l’ambiance se retourne d’un coup, à l’entame de The Dragster-Wave, complètement allumé, et Do You Read Me ? aussi démentiel que si Nirvana venait de monter sur scène pour lâcher Smell Like Teen Spirit en pâture à la foule. L’espace d’un quart d’heure et deux morceaux, Ghinzu redevient, complètement transfiguré devant une salle enfin aux anges, puis laisse aussitôt retomber son soufflé au fromage en servant Je t’attendrai, l’anecdotique bafouille en français de Mirror Mirror, et Kill the Surfer, encore trop jeune pour exciter les foules.
Mirror Mirror n’est sorti que cette semaine et on le sent : personne ne le maîtrise vraiment en live, que ce soit sur ou face à la scène. Dans un tel contexte, refaire en rappel Mine dans une version dance réussie mais pas à la hauteur de l’incendie sonique de l’original est loin d’être une bonne idée. Blow en guise de deuxième rappel remonte largement le niveau, à un point tel que Ghinzu reviendra une troisième fois avec une reprise ― hasardeuse, chaotique et plus braillée que chantée ― d’I Wanna Be Your Dog ponctuée par un violent slam de Stargasm dans la fosse. Tout finit bien, oui.
Mais malgré tout, quand les lumières se rallument sur le Bataclan, l’arrière-goût est fadasse : Ghinzu dépote en live, c’est toujours vrai, mais trahit un flagrant besoin de rôder son nouvel album sur scène et de se dérouiller un coup pour revenir à son niveau de 2005, celui-là même qui a fait leur réputation. D’un côté ça tombe bien, on a tout notre temps et un bel album à réécouter en attendant.
» www.myspace.com/ghinzu
» www.myspace.com/theblackboxrevelation
» www.le-bataclan.com
» www.radical-production.fr
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

Rod 5.04.09 | 14:00
si l’expression « 1 de perdu, 10 de retrouvé » est surfait, en revanche dans ton cas, c’est plutot « 10 de perdus, 1 très gros morceau trouvé » : welcome au HibOO :)
griffoooo 5.04.09 | 14:48
Juste comme ça, Blow était leur deuxime album, leur premier, étant Electronic Jacuzzi.
Mag.B 5.04.09 | 15:17
J’ai attendu ce concert des mois durant et il était largement à la hauteur de mes espérances. J’irais même jusqu’à dire qu’il aurait été parfait s’il n’y avait pas eu cette putain de chanson en français. Faut dire que je ne l’ai pas sur ma version de l’album, et que la découvrir m’a fait mal tellement la version anglaise est énorme. Du coup ça m’a surprit, déçue, et cassée dans mon élan alors que j’étais vraiment à fond… Néanmoins, tu as raison et je suis certaine que ce sera mieux encore lorsqu’ils auront davantage rôder cet album. J’attend les festivals et le Zénith avec grande impatiente.
TomTet 5.04.09 | 16:04
J’attendais ce concert impatiemment depuis leur passage au Plan en 2005 et la révélation qu’avait été pour moi leur prestation.
Personnellement je n’ai pas été déçu, ayant énormément écouté Mirror Mirror entre sa sortie le lundi matin et le concert je suis vite rentré dans l’ambiance. Excitation est clairement monté d’un cran lors de l’enchainement Dragster Wave et Do You Read Me, qui ont certainement représenté le pic du concert. J’ai en revanche perdu un de concentration sur Je t’attendrai, Kill the surffers et Mine (dont je n’ai jamais été fan, et encore moins de cette version). Mais ce passage à vide a vite été balayé par Blow. Le troisième rappel à l’arrache était à mon gout un jolie clin d’œil !
En Bref un bonne soirée, j’ai hâte d’être au Zénith pour une prestation plus rodée mais malheureusement dans une salle moins intimiste….
TomTet 5.04.09 | 16:26
Il faut aussi préciser que Kris Dane manquait cruellement au jeu scénique….