Cirkus (+ Keith) à l’Elysée Montmartre
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Point de clown, trapéziste ou même dresseur de lions à l’ Elysée Montmartre, le spectateur ne s’y est pas laissé prendre en voyant CirKus placardé sur les portes de la salle. C’est malheureusement devant un public quelque peu restreint que le groupe dirigé par le couple Ford/Cherry célébrera ses titres downtempo pourtant on ne peut plus brillants, et ce dans des versions live remaniées…
- Date : 26.03.09
- Adresse : 72 boulevard de Rochechouart, 75018 PARIS
- Tél : 01.44.92.45.47
- Web : www.elyseemontmartre.com
Keith (www.myspace.com/keiththeband)
Loin des idées noires de Madchester, Keith distille une pop lumineuse quelque peu coincée entre le Fish’n’ Chips et le bloc de cité pavillonnaire toute de briques vêtues. Exit la morosité des grands frères, le quatuor anglais rêve de jours où la pluie anglaise n’existerait pas, de bains de soleil espagnol et à coups sûrs de vins français. Sans atteindre le baromètre de l’excitation magique, Keith se laisse découvrir, sereinement, invoquant une mouture kazabianesque (Up In The Clouds) : droiture de la ligne de basse, lyrisme causal… Idée pour un apéro-cahuètes ! Pour ma part, je prendrais volontiers un Martini… Et pour les insatiables, comme le leader l’a très bien présenté pendant le concert – et en français s’il vous plaît ! – son groupe officiera sur la scène de la Maroquinerie le 18 avril prochain. A bon entendeur …
Cirkus (www.myspace.com/cirkus)
Vous pensiez vous friser les rotules ? Aucun risque. CirKus a présenté à l’Elysée Montmartre la quasi intégralité de ces deux productions Laylow et Medicine dans des versions très aérées, épurée, presque disciplinées. En bref : une prestation downtempo ultra léchée. Des compositions aux facettes à trois inconnues où la résine, la blonde et le scotch semblent avoir joués un effet de tampon/éponge. Seuls des titres récents et prévisibles comme Beats Tripple 1 et Johnny iCon aux lignes de basse à la fois fières et baveuses mais jamais fiévreuses, se font la malle et osent l’échauffement prévisible d’une nuque un brin trop molle. Soit. Burt Ford invoque ainsi de sa voix suave et pincée le karma rasta. Le public est cool mais véritablement absent. Car oseriez vous penser qu’il suffit de s’appeler Neneh Cherry pour remplir une telle salle ? Oublions les 7 Seconds et autre Woman, il faut bien l’admettre : le milieu des 90’s et ses années de souffrance sont révolues … Un Elysée Montmartre loin de voir les gens s’agglutiner les uns contre les autres, faute de vente exhaustive de billets … Quoiqu’il en soit, le combo sera comme à son habitude on ne peut plus chaleureux, démonstratif et enthousiaste sur scène et l’on ne peut que recommander ce groupe qui oscille si facilement entre trip hop, downtempo et pop éclairée. Une chose est sûre, CirKus ne singe pas ses aînés.
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

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