Claire Denamur, dépucelage à la Maroquinerie
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La Maroquinerie
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Malgré un avis défavorable et quelque peu injustifié des hiboox mâles, je décide de me rendre à la Maroquinerie pour forger mon opinion à propos de Claire Denamur. Quelle ne fut pas ma surprise ! Ce concert m’a scotché, il fallait être Rue Boyer ce soir pour passer un excellent moment.
- Date : 04.03.09
- Adresse : 23 rue Boyer 75020 PARIS
- Téléphone : 01.40.33.35.05
- Web : www.lamaroquinerie.fr
June (web)
Dire que je me suis ennuyée serait presque exagéré, mais vraiment la première partie était peu aguichante. Deux hommes à la guitare dont le chanteur, des textes plats et prévisibles (les expressions toutes faites s’enchaînent) voici à quoi ressemble June. Le chanteur doit tâter sa gorge pour ne pas sortir de fausses notes, tandis que le visage de l’autre musicien grimace sans arrêt. Ceux qui ne connaissaient pas le groupe ne se sont pas sentis concernés par ce que proposait le duo ; en effet on avait l’impression qu’il chantait pour leurs potes dans la salle. Comment donner alors envie à un public inconnu sans s’adresser à eux?
Claire Denamur (web)
Aperçue récemment le temps d’un duo avec Saule, c’est tout d’abord la voix particulière de l’artiste qui fascine. Plutôt grave et fêlée (tout comme la jeune femme), elle charme les oreilles attentives. Dans ses chansons calmes, la voix apaise ; de même qu’elle s’adapte parfaitement pour des morceaux plus folk/rock où il faut en donner. La demoiselle n’a pas sa langue dans la poche, autant pour chambrer ses musiciens, raconter des histoires d’amour ou faire rire le public.
En guise de décontraction, et pour casser le rythme du concert, le bassiste et le batteur s’improvisent magiciens, avant de laisser place à une chanteuse quelque peu métamorphosée. On retrouve Claire dans un rôle caliente avec un sacré tempérament, pour interpréter Elio. Vraiment l’étiquette « midinette chantant ses peines de coeur » est incomplète, car elle propose bien plus que ça. Musicalement on passe d’une berceuse folk à une ambiance saloon, sans oublier un medley rock qui a enchanté toute la salle. Dès lors, la pudeur (je me sens nue) a été mise au placard.
Avec son sourire à tomber par terre, Claire Denamur a réussi à merveille une date importante, d’autant plus qu’il s’agissait d’un baptême avec ses musiciens (auparavant elle jouait seule avec sa guitare). Sur et devant la scène, on s’en va ravi. Ce soir était la preuve que sans gros nibards, on peut séduire une salle et la chauffer à bloc.
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19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

lo 8.03.09 | 22:02
un seul commentaire pour moi sur ce concert : Rrrrrr
Julien 10.04.09 | 15:51
J’adore Claire Denamur.
Au passage, un article que je lui avais consacré (qui date d’avant la maroquinerie)
http://julienpetitjean.over-blog.com