Anaïs loves l’Olympia
Tweet
Big Band Café (Hérouville-Saint-Clair) - 28 mars
L'Observatoire (Cergy) - 30 mars
L'Olympia
Les Cowboys Fringants (13 février)
Patrick Fiori (14 février)
Une journée sans sourire est une journée perdue. Ce soir, même les plus ronchons ont rattrapé le temps perdu. Grâce à Anaïs, l’Olympia se la jouait relax entre détente et rock.
- Date : 02.03.09
- Adresse : 28 boulevard des Capucines 75009 PARIS
- Web : www.olympiahall.com
Manu Larrouy (web)
Dans un premier temps on découvre Manu Larrouy (il a de la chance, son nom n’a pas été écorché comme celui la première partie de demain sur le fronton lumineux rouge). S’il ne fallait qu’un mot pour résumer ce jeune homme, on ne se tromperait pas en disant
Cool ; comme par magie c’est le titre de son album à paraître (fin mars). En effet, le mec – beau gosse aux faux airs de Guillaume Canet (rien que ça) – arrive la banane aux lèvres. Il emmanche sa guitare, son pote violoncelliste l’accompagne et c’est parti. De la simplicité, autant dans les accords qu’au niveau des rimes, et le public est embarqué; parfois quelques réverbes pour sa voix sans tomber dans le surnaturel-organique. De suite on éprouve de la sympathie pour ce gars, qui sans se poser de questions, fait découvrir son univers. Un chanteur qui arrive avec et pour le beau temps, reste à savoir s’il passera l’hiver…
Anaïs (web)
A l’heure prévue, arrive sur scène la chanteuse québécoise la plus attendue. Mais non, c’est ce qu’Anaïs (coiffée d’une perruque) veut nous faire gober; quelle blagueuse! Voilà que le ton du concert est donné. L’artiste n’hésite pas à bouger son corps selon la musique (allant de la sensualité à des mouvements pas féminin du tout), à se jeter à terre, à montrer sa culotte (rien que pour cela, allez la voir!) et surtout à faire rire. On se demande si l’on est venu voir un one-woman show ou pour écouter une chanteuse. Les deux mon capitaine! C’est ce fameux mélange qui fait toute son originalité.
La mise en scène mêle le cheap et l’expensive. Ceux qui ont découvert Anaïs avec son premier album, sont heureux de la retrouver seule avec ses boucles et ses intermèdes (dont un inédit hilarant sur le R’n'B). Les nouveaux apprécient le côté rock bien ficelé qui fait qu’on ne reste pas en place. Pour donner dans le show, sans être too much, un écran géant laisse défiler des vidéo pour illustrer les titres (la palme revient à J’sais pas ). Les musiciens (et l’ingé son) participent activement à ce jeu scénique, l’un se déguisant en Christina (cette pute d’infirmière), l’autre remuant son cul pour séduire (Elle sort qu’avec des black). Un léger bémol (rien n’est parfait) concernant ces mini sketch qui parfois sont à la limite du grotesque, attention à ne pas vouloir faire rire à tout prix; pour ce soir nous dirons que cet excès est dû au bonheur de se retrouver devant son public (lui aussi heureux d’être là).
Que ce soit dans notre langue ou celle de Shakespeare, en chantant ou en dansant Anaïs donne à voir un vrai spectacle. Aussi bien ses « vieilles » chansons réarrangées que les reprises (Billy Idol, The Blood Arm) lui collent à la peau, et font d’elle une réelle artiste.
Rover – Late Night Love (extrait du court-métrage de Mr Chut)
Clip : Ornette ‘Crazy’
19 ans plus tard, Adieu les Black Sessions

Pour afficher un avatar
/ votre photo avec votre
commentaire,
inscrivez-vous sur
www.gravatar.com