Woodpigeon – Treasury Library Canada
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Il y a des artistes tellement ébouriffants qu’on demande comment ils font. Je veux dire, Woodpigeon par exemple (ça tombe bien, c’est l’objet de cette chronique), et bien ils ont le même nombre des notes que les copains, les mêmes gammes, mineures, majeures, tout ça, alors comment font-ils pour les accrocher ces notes et en faire des mélodies sublimes, fragiles et aériennes, qui vous tiennent au corps et au cœur, hmm ? Et leurs arrangements alors ? Bon ils ont peut-être un peu plus d’instruments que la moyenne des groupes guitares/basse/batterie, n’empêche… Comment diable font-ils pour les ranger, les déranger, les superposer et les réarranger avec tant de grâce leurs guitares, violons, mandolines, pianos, cuivres, etc. alors que chez le commun des musiciens, ça s’amoncellerait en gros tas au milieu de la table de mixage ?
Ça doit être parce que Mark Hamilton, tête pensante du collectif de Calgary (Canada), n’est pas le commun des musiciens et qu’il n’a même pas l’air de se donner la peine de le prouver. Sûrement trop occupé à écrire des trésors pop comme « In the Battle of Sun VS. Curtain, Sun Loses and We Sleep Until Noon », du genre qui fait du bien partout là où ça fait mal. Même là où on savait pas que ça faisait mal. Pour la petite histoire, « Treasury Library Canada », leur deuxième album sorti enfin en France au début du mois, ne devait être qu’un album bricolé comme ça, pour faire passer le temps et distribué sur internet. Alors qu’il n’a rien à envier au meilleur de Sufjan Stevens. Plutôt l’inverse même.
Il n’y a qu’à écouter « Knock Knock » en ouverture, lancinant avec ses multiples couches de guitares et de chœurs jusqu’au refrain final, pour se faire une bonne idée du talent du garçon et de ses petits camarades. Ça et là, ils agrémentent leurs titres de trouvailles au violon, de cuivres, de claviers qui apportent une atmosphère chaleureuse et, loin de s’en tenir à une quelconque recette indie-folk, ils construisent un album plein de recoins où se nicher, les dimanche matin de printemps ou les soirs de vague à l’âme. Chaque écoute de ces envolées intemporelles révèle encore des surprises, des nuances, des redécouvertes et un nouveau titre préféré de la vie pour la journée. Ce soir, c’est « A Moment’s Peace for Mary Christa O’Keefe » et son refrain choral absolument parfait, banjo en bandoulière, demain ça sera peut-être « 7th Fret Over Andres » porté par ses harmonies de cuivres ou « I Live a Lot of Places » qui ne dépaysera pas les amateurs de Belle & Sebastian.
Et puis le lendemain, ça sera encore un autre, puisqu’il n’y a décidément rien à jeter chez ces orfèvres de la pop mélancolique et du folk ébloui qui semblent venir d’un autre monde.
NB : Et si vous êtes convaincus, ruez-vous aussi sur leur premier album « Songbook », tout aussi magique, tour à tour intimiste ou gentiment allumé, et disponible en France depuis l’automne dernier.
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charlotte 27.02.09 | 00:00
il me semble qu’ils sont passés à paris debut février. too late
Juliette 27.02.09 | 00:54
ouep, le 16. je me demande si la vie vaut toujours la peine d’être vécue, du coup ;p
garrincha 27.02.09 | 16:27
C’était pas top. N’ayez aucun regret.