Banlieue 13 Ultimatum

Banlieue 13, trois ans plus tard. Le gouvernement a changé, pas le reste … Le mur d’isolement – toujours plus haut, toujours plus grand, toujours plus loin – s’est étendu autour des cités ghettos et les gangs qui y prolifèrent ont encore accru leur influence. Le trafic se répartit désormais entre cinq quartiers ethniques, chacun dirigé par un redoutable chef de gang. Plus que jamais déterminés à « régler le problème », les services secrets mettent volontairement le feu aux poudres. Damien, flic expert en arts martiaux, et Leïto, capable de se faufiler dans les moindres recoins de la banlieue, font à nouveau équipe. Leur objectif : sauver la cité du chaos. Leur programme : combats musclés et course-poursuites défiant les lois de la gravité …

A cause de mon passif peu glorieux (fan durant mon enfance de Bruce Lee, Chuck Norris, Michael Dudikoff …), j’avais tout le bagage nécessaire pour aimer le premier volet (et que j’ai aimé …). Et il faut l’avouer : à défaut d’être intellectuellement poussé, les scènes de combat et de cascades sont vraiment hallucinantes (même si Ong Bak reste à mon sens le filme le plus extraordinaire à ce niveau). Voir le deuxième opus semblait donc couler de source, tout en éprouvant un sentiment de honte : comment peut-on oser regarder ce genre de bouse. Mais que voulez-vous, les goûts et les couleurs … étonnent parfois même celui qui s’érige contre ce genre de production. Le cerveau reptilien, m’ssieur dame, ça ne se contrôle pas.

Critique Film : Banlieue 13 (Cyril Raffaelli, David Belle, Philippe Torreton, Pathé Belfort, EuropaCorp, Patrick Alessandrin,Luc Besson) - EuropaCorp - Sortie le 18 février 2009

On va résumer en 6 points (3 pro / 3 con) pourquoi il faut – ou non – aller voir Banlieue 13 Ultimatum :

On peut aimer pour :

  1. Le cul de Cyril Raffaelli (aka le chauve pour ceux qui se foutent du nom des acteurs) est d’une perfection absolue. Je vous l’assure, non seulement tous les mecs aimeraient avoir le même, mais beaucoup de nanas aussi
  2. Les scènes de combat et de « je rebondis partout contre les murs comme les tortues ninjas » dépassent de très loin les limites du premier épisode, qui s’avéraient déjà pourtant spectaculaires : on est clairement dans une ère où même dans les jeux vidéos, il n’y a pas de plans aussi fous. Fans de Tekken, vous allez être servis
  3. Elodie Yung, que l’on croyait perdue dans le styx depuis l’aventure Yamakasi (plus précisement le volet « Les Fils du Vent »), permet de baver durant les 30 dernières minutes (on voit presque ses seins quand même) : elle relance donc de manière incroyable l’intérêt de l’histoire, inexistante. Mais chut … Désolé, la tentation était trop forte

On détestera parce que …

  1. On ne peut nier que l’idée de base, bien dirigée, pourrait être digne d’un truc d’anticipation assez exceptionnel, genre Mad Max ou Waterworld (je plaisante) : mais n’est pas production française qui se prend pour un titan américain qui veut : les dialogues sont drôles, mais souvent malgré eux : on est en plein clichés, poncifs du genre, avec de pseudos messages philosophico-culturels démagos sans équivalent. Néanmoins, grâce à ces diatribes balancées avec une convicition similaire à un épisode du Miracle de l’Amour (ou Plus Belle la vie, pour les plus jeunes), on rit plus que dans les Bronzés 3 et Bienvenue chez les Ch’tis ; alors est-ce finalement un point négatif …
  2. Philippe Torreton est encore plus mauvais en président de la république française que roi maudit sur France 2 : c’est dire (son dernier bon rôle reste jusqu’à présent sa présence dans le clip de Renan Luce, Repenti … outch)
  3. La fin est de très loin le plus grand n’importe quoi filmé dans l’histoire du cinéma français. Oui oui, pire que San Antonio ou l’Américain. Imagine : pour battre le mal absolu, une sorte de tête de fouine incarnant le capitalisme sauvage, les 5 fractions de méchants, représentant quasiment l’ensemble de la planète niveau mixité sociale dans ses plus grands clichés, décident de faire une trève pour lui éclater la tête : et crois-moi, ce n’est pas tous les jours que tu verras un islamiste être d’accord avec un néo nazi … Besson a donc écrit un truc où même Arthur et les Minimoys apparaît comme réaliste, ce qui est en soi un signe de génie.

[allocine 18861010]

Banlieue 13 Ultimatum fait dans la démesure totale, pour offrir une sorte de divertissement orgasmique où la qualité de réalisation et les chorégraphies irréelles n’ont d’égal que le ridicule du scénario et sa kyrielle d’invraissemblances permettant à un épisode d’X-Files d’être 10 fois plus crédible (et je parle de ceux où l’on voit les p’tits hommes gris). Qu’importe, au moins pendant 1h38, on ne pense pas à la crise, et puis bordel … ce cul de Cyril Raffaelli !

publié par Rod le 20.02.09

archives.le-hiboo.com

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Un commentaire

  1. theboss 8.01.10 | 20:32

    c le meilleur film ke jai jamai vu pourtan jen ai vu des films

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