Sébastien Tellier au Trabendo
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Nous arrivons presque à l’heure dans la petite salle de la Porte de la Villette et l’hôtesse nous accueille fort courtoisement avec son texte bien appris par cÅ“ur : « la première partie c’est la violoncelliste [nom imprononçable] qui va vous jouer l’Ouverture en Sol Majeur de Bach, vous allez voir que cela va vous rappeler un grand moment de cinéma.» Pourquoi pas ?
- Photos : 12
- Date : 25.11.06
- Photographe : Maddy Julien
- Adresse : Parc de la Villette 211 Avenue Jean-Jaurès 75019 PARIS
- Téléphone : 01 49 25 89 99
- Web : www.trabendo.fr
Je n’aime pas trop le cinéma, mais Johann Sebastian Bach, ce grand compositeur qui a presque révolutionné la musique en 1722 avec son « Das Wohltemperirte Clavier » (un album encore plus fort que le Nevermind de Nirvana, c’est dire), j’adore.
La salle est bizarrement conçue mais je parviens (non sans peine) à trouver une place avec visibilité.
Et c’est une charmante jeune femme qui débarque sur scène avec son violoncelle, et qui va nous donner une jolie interprétation de l’œuvre ; cette dernière est par moment un peu nerveuse mais l’ensemble est très bien maîtrisé. Les applaudissements sont bien mérités.
Une courte pause et c’est là que débarque le phénomène Tellier, à côté de ses pompes, une cigarette allumée enfoncée dans sa narine droite. Quelque peu zigzagant, il se fixe à son micro tandis qu’un pianiste commence à jouer une mélodie à la Ray Manzarek (The Doors) sur un gros Yamaha tout-analogique. La cigarette toujours incandescente et fumante, il se met à chanter une chanson douce et agréable, ponctuée de mini-intermèdes comiques où il joue de sa clope. Une fois la balade achevée, deux musiciens au total look Blues Brothers (note de Rod : on reconnaîtra le bassiste de l’Orchestre de la Boule Noire) s’emparent de la basse et de la batterie, et Sébastien Tellier part côté Jardin jouer du gros Yamaha, pendant que le pianiste va se mettre à un rack de claviers planqué côté Cour ; et c’est parti pour un metit morceau de pop progressive très années 70.
L’ombre des années 70 planera d’ailleurs sur tout le set puisque voilà qu’arrive, selon les dires du frontman, repassé devant justement, « une chanson (encore une !) sur le joyeux peuple mexicain… très intelligent mais physiquement assez disgracieux… que voulez-vous, ils l’ont bien cherché, les pauvres ! », chanson entre pop et rock, chanté en espagnol. Tellier joue tout mollement d’une grosse guitare électrique rouge au corps rond. La chanson achevée, il se fendra d’un sympathique « merci pour eux ».
Le reste du set (nous sommes partis à la douzième ou treizième chanson d’un set qui en comptait, théoriquement, dix-huit) sera tout à fait dans la lignée de ses premières chansons : des musiciens assez pêchus qui envoient un rock très 70-80, bien teinté de pop, et un chanteur bizarre, tout mou en contradiction avec ses acolytes (un peu comme dans l’album des Queens Of The Stone Age enregistré avec Grohl), le tout entrecoupé de balades piano-voix toutes douces.
Photos du concert de Sebastien Tellier










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Jean 9.12.06 | 14:31
Bonjour,
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